Le sparring

Le but ultime du sparring est évident. Il offre aux combattants (qui sont bien couverts d’équipements de protection) la chance de vivre une simulation de ce que représente un vrai combat dans un ring. Les schémas tactiques complets des mouvements et des comportements, dont le boxeur s’efforce d’acquérir, peuvent être idéalement pratiqué avec une intensité aussi relevée qu’un vrai combat, sans en être un « officiel ».

 

Ces séances de sparring inclus des séquences de coups et des enchaînements de pas précis désignés pour accroître globalement le rendement du boxeur ou bien pour que le pugiliste soit en mesure de perfectionner spécifiquement les stratégies appropriées pour son prochain combat. Les deux membres impliqués dans les duels de sparring peuvent donc autant en tirer profits, car ces séances servent d’instruments pour la formation et la préparation des combattants.

Le sparring se fait généralement entre deux boxeurs compétitifs, qui d’un mutuel agrément, parviennent à tirer profits d’une nouvelle expérience ; aspect que les boxeurs privilégient, particulièrement lors de leur préparation en vue de leur combat à venir. Alors nul boxeur ne doute que les simulations possèdent généralement un caractère particulier.

 

Mais parfois, il y a un combattant principal aux habiletés supérieurs et un partenaire d’entraînement qui lui est assigné. En général, la tâche du boxeur le plus polyvalent consiste à percer la défensive de son opposant. Le boxeur qui retire l’attention doit cependant soigneusement prendre les mesures à sa disposition pour préparer ses attaques.

 

Mais règle générale, tous les boxeurs impliqués ne doivent ni être inoffensifs, ni être trop dangereux, afin qu’ils n’aient pas l’effet malencontreux d’intimider ou de duper le boxeur sur lequel se repose les fondements des séances de sparring. Le partenaire typique de sparring contribue à l’ajout de notions supplémentaires que le boxeur principal doit maîtriser. L’accent n’est pas mis sur la performance du boxeur en question, mais sur son homologue. Les services de ce dernier sont retenus afin qu’il adopte d’une manière similaire le style du boxeur qui confrontera le boxeur principal.

 

Cette armée de soi-disant médiocres professionnels du ring, qui eux, sont enclins à vivre une carrière de « journeyman » se résignent donc bienveillamment à assumer un rôle complémentaire. Les autres, qui habituellement sont d’ambitieux et jeunes boxeurs prometteurs prennent, à leur mieux, avantage de séances de sparring en y voyant là, une opportunité idéale d’approfondir leurs apprentissages.

Le jeune Larry Holmes a acquis tellement d’expérience, lors de ses séances avec Muhammad Ali et George Foreman, qu’il est devenu lui-même un champion, quelques années plus tard et il n’a laissé à Ali aucune lueur d’espoir, lors de leur confrontation avec un titre en jeu. Alors qu’il n’était qu’un adolescent, Alexis Arguello avait sparré avec le champion du monde Ruben Oliveras pendant les dernières sessions d’entraînements à Managua. Arguello avait alors reçu une sévère leçon de boxe, mais il était tout de même parvenu à placer quelques bons coups. Et à peine quelques années plus tard, il détrôna ce même Oliveras. L’ainé des deux combattants mentionna qu’il avait pressenti l’arrivé d’un tel scénario, mais il n’en avait jamais fait part à Arguello, pour ne pas rehausser sa confiance.

 

Le sparring indique dans une large mesure le vrai potentiel pour l’œil exercé. Lorsque le boxeur montre assez d’ambitions et que l’opportunité de pouvoir l’évaluer se présente, les aptitudes physiques du boxeur seront donc méticuleusement soumis à des tests spécialement conçus pour lui, sous le regard attentif des entraîneurs et managers. C’est en procédant ainsi qu’Oliver McCall a rapidement obtenu le statut d’aspirant obligatoire, après avoir supposément occasionner une chute au tapis à Mike Tyson. Mais, dans la majorité des cas, il est impossible d’établir l’authenticité des faits étant donné que les partenaires d’entraînement ont toujours reçu l’ordre de garder le silence.

 

Les impressionnants triomphes dans les sparring peuvent occasionner de dramatiques changements dans la hiérarchie du Gym. Ceci explique pourquoi, des duels apparemment anodins se transforment graduellement en cinglant combat de rue. Ainsi, bien que les soi-disant guerres dans le ring force les opposants à hausser leur niveau d’un cran ; certains d’entre eux en payeront le prix en voyant progressivement leur endurance aux multiples coups s’effriter. Parmi ceux-là qui gaspillent leurs munitions dans ces échauffourées, rares parmi eux seront ceux qui seront aptes à livrer de vrais guerres.