Jean Pascal

Biographie

Jean Pascal Bio

Jean-Thénistor Pascal (né le 28 Octobre 1982 à Port-au-Prince, en Haïti) est un boxeur extrêmement reconnu sur la scène Québécoise. En 2009, il fit la conquête du titre mondial WBC des mi-lourds. En 2010, on lui décerna aussi le statut prestigieux de champion The Ring.

 

C’est à l’âge de 4 ans que Pascal et sa famille quittèrent l’Haïti pour s’implanter à l’intérieur de la province de Québec, dans la ville de Laval, en vue d’obtenir une qualité de vie plus adéquate de même qu’une saine éducation. Mais son père, un politicien hautement estimé, resta dans son pays d’origine. Durant sa jeunesse, Pascal s’initia d’abord au hockey et au soccer. Pendant ce temps, en 1996, son frère aîné, Nicholson Poulard remporta déjà un titre de championnat québécois. À 13 ans, Pascal se senti donc lui-même poussé à découvrir de l’art de la boxe. Rapidement il fit sa marque au Club de Boxe Champion, en y œuvrant là, d’une à deux fois par semaine. Son premier entraîneur Sylvain Gagnon, vit instantanément en Pascal, un boxeur ultra talentueux et prometteur. Pascal allait être éventuellement désigné boxeur amateur de l’année au Canada en 2000, 2001 et 2003.

 

Subséquemment, Pascal représenta le Canada en 2004 chez les poids moyens aux Jeux Olympiques d’Athènes. Or, dès le premier tour, les juges rendirent une décision controversée contre le Lavallois, qui aurait tant aimé prolonger son parcours Olympique.

 

En Janvier 2005, Pascal tourna professionnel, lorsqu’il signa un contrat avec le Groupe Yvon Michel (GYM) de même que son ami de longue date, l’ex-boxeur mi-moyens Antonin Décarie.


Son parcours professionnel

 

Pascal (0-0-0) entama sa carrière professionnelle le 3 février 2005, infligeant une défaite par knockout sur l’inconnu Justin Hahn (1-0-0) au 2e round.

 

Affichant toujours un parcours sans failles, Pascal (9-0-0, 8 KOs) boxa pour le titre National Canadien des super moyens, contre le durable pugiliste québécois Martin Desjardins (5-5-1).

  • En pleine ascension, il octroya à son compatriote un KO au 7e assaut.

 

Après deux combats routiniers, Pascal (12-0-0, 11 KOs) ajouta à sa collection le titre vacant TBA (Trans America Boxing) des super moyens face à l’imprévisible et dur à cuire, Darnell Boone (10-5-2).

  • Ce premier combat de 10 rounds fut bénéfique pour la progression du prospect de GYM.

 

Au duel suivant, Pascal (13-0-0, 11 KOs) se mesura à Lucas Green Arias (11-1-0), le 30 Septembre 2006, au Casino de Montréal. Le combat avait comme enjeu le titre vacant WBC Latino des super moyens :

  • Pascal envoya son adversaire au tapis à l’aide d’une rafale de coups au 6e engagement. Pour Arias, cela signifia précipitamment la fin de sa carrière.

 

Le 18 Novembre 2006, Jean (14-0-0, 12 KOs) s’accapara du titre WBO NABO des super moyens en surclassant Jermain Mackey (11-0-0) par décision unanime; titre que Pascal (15-0-0, 12 KOs) allait par la suite défendre avec succès quatre mois plus tard contre Lafarrell Bunting (16-2-1).

 

Le 8 juin 2007, Pascal (16-0-0, 12 KOs) ajouta à sa collecte les titres NABA et NABF en infligeant un knockout technique au 10e assaut au persévérant Christian Cruz (12-7-1).

 

 

Son parcours sur la scène mondiale

 

J. Pascal vs. Kingsley Ikeke

Le 3 Août 2007, au Centre Pierre-Charbonneau situé dans la magnifique ville de Montréal, le boxeur prometteur Jean Pascal (17-0-0, 13 KOs), défendit pour la première fois son titre NABF des super moyens contre le Nigérien et citoyen Américain Kingsley Ikeke (23-2-0).

  • Cet opposant, de par sa grande taille, a toujours arboré un malin plaisir à compliquer la tâche de ses rivaux.
  • Ikeke n’eut qu’une seul défaite par KO en boxe professionnelle subie au dépend du cogneur allemand Arthur Abraham.

 

Avec à peine une minute d’écoulée au choc, il asséna une explosive main droite directement sur la tempe du grand Ikeke.

  • Pour sa part, Kingsley, moins agressif que le Lavallois travailla surtout avec sa gauche.

 

Au 2assaut, une droite d’Ikeke se fraya un chemin à travers la garde de Pascal :

  • Mécontent par les actions offensives du Nigérien, Pascal reprit rapidement les commandes du combat en contraignant même Ikeke à retraiter vers les câbles en fin de round.

 

À la seconde moitié du 3e round, Ikeke se sortit habilement de sa position de contre-attaquant pour placer une série de coups dont un uppercut suivi d’une droite.

  • Mais, il faut dire les coups de Ikeke étaient plus ou moins percutants.
  • Pascal, occasionnellement contré de manière subite, prit tout de même sa part de risques pour placer ses coups de puissance.

 

Dans les rounds médians, Pascal utilisa, avec un certain succès, son crochet de gauche :

  • Ikeke garda donc sa main droite haute pour parer la dangereuse main gauche de Jean-Pascal.
  • Par ses habiles répliques en contre-attaque, Ikeke demeurait tout de même compétitif.

 

Au 7round, Pascal, en esquivant astucieusement les coups de son rival, ébranla le vétéran Ikeke.

  • Devant cette pluie de coups, Ikeke fut contraint d’accrocher.

 

Au 8e et 9round, Pascal obtint ses séquences offensives les plus concluantes du combat :

  • Mais blessé à l’épaule, Jean ne put en faire plus pour tenter de stopper Ikeke.

 

La carte des juges : 118-110, 117-111, 115-113 pour Pascal.

 

 

J. Pascal vs. Esteban Camou

En cette saison d’automne du 6 Octobre 2007, au Casino de Montréal, le boxeur de talent Jean Pascal (18-0-0, 13 KOs) eut rendez-vous avec un adversaire du Mexique définitivement à sa portée, le routier Esteban Camou (22-3-0).

  • Camou était ce genre de boxeur à la fiche gonflée, mais qui était doté tout même d’un assez bon punch.
  • Il n’y avait aucun titre en jeu dans ce combat.

 

Dès les premiers instant du combat, Pascal asséna des gauches au corps dont l’impact résonna jusqu’au adeptes au bord du ring.

 

Avec le rythme insoutenable imposé par Pascal, ce n’était qu’une question de minutes avant que Camou n’abdique.

  • Mais, alors que l’issu de combat était déjà jouée, Pascal se blessa à l’épaule droite.

 

Encore déterminé, Pascal montra qu’il n’était pas à bout de ressources en couchant son rival à l’aide d’un crochet de gauche au corps lors du 3e round.

 

 

J. Pascal vs. Brian Norman

Le 7 Décembre 2007, cette fois-ci au Centre Bell, le Québécois d’origine haïtienne Jean Pascal (19-0-0, 14 KOs) allait défendre ses titres NABF, NABA et NABO des super moyens contre un adversaire assez physique, l’Américain natif d’Atlanta, Brian Norman (15-5-0).

  • Pascal fit une entrée fracassante vers le ring accompagné du charismatique poète natif de JonquièreStéphane Ouellet.

 

Après un 1er round difficile à départagé, Pascal augmenta quelque peu la cadence dans la 2portion du second assaut, en vue de freiner l’élan du coriace pugiliste américain.

 

Au 3e assaut, Norman,  se révéla plus actif, mais Pascal toucha plus clairement la cible :

  • Norman était clairement jusque-là l’adversaire le plus compétitif de Pascal dans sa carrière professionnelle.

 

Au 4e engagement, Jean souleva la foule en ouvrant la machine pendant près d’une minute :

  • Norman, quelque peu décontenancé offrit ensuite une timide réplique.

 

Au 6e round, alors que le round était tout à l’avantage de Pascal, ce round prit une tournure différente. Manifestement dérangé à courte distance par les illégaux rabbits punchs qu’il dut encaisser, Pascal n’était pas au bout de ses peines :

  • Norman asséna ensuite trois courts crochets qui forcèrent Pascal à retraiter nonchalamment en défensive.
  • Et, peu après, Norman plaça un overhand de sa main arrière qui ébranla un peu Pascal.

 

Pascal qui explosait par séquences, montra une bonne condition en revenant en force dans les rounds suivants :

  • Ceci affecta le respectable Norman, qui connut une forte baisse de régime jusqu’à la fin de cette guerre d’usure.

 

Les cartes des juges : 98-92, 98-92, 98-92  tous pour Pascal.

 

 

J. Pascal vs. Omar Pittman

En visite aux États-Unis, à peine un mois plus tard,  le 11 Janvier 2008, Jean Pascal (20-0-0, 14 KOs) affronta au Seminole Hard Rock Hotel ans Casino, à Hollywood en Floride, un rival natif de Philadelphie, l’inconstant Omar Pittman (15-3-1) :

  • Pittman sur papier n’était pas mauvais, d’autant plus qu’il n’avait pas subi la défaite à ses sept derniers combats.

 

Après un premier round prédominé de part et d’autre par le jab, Pittman, fut contré en se portant en ouvertement en attaque :

  • L’arbitre Frank Gentile lui décerna un compte.
  • Pittman était cependant hors de danger.

 

Au fur et à mesure que les rounds défilaient, il devint évident que Pascal possédait un avantage significatif au niveau de la vitesse :

  • Par contre, Pittman, visiblement gêné par les habilités athlétiques de Pascal, pouvait toutefois cogner assez solidement.

 

Et au 7e assaut, en réponse aux attaques persistantes de Pascal, Pittman, après avoir rebondit des câbles, stupéfia Pascal en lui assénant, un direct suivit d’un remarquable crochet de gauche :

  • Pascal, sans montrer beaucoup d’instabilité, dut sagement retrouver ses moyens en retenant son adversaire.

 

Pittman montra une belle volonté de faire en terminant le combat en force :

  • Mais en considérant le savoir-faire de Pascal, il était trop peu, trop tard pour le valeureux Américain d’espérer un quelconque reversement de situation.

 

Les cartes des juges : 98-91, 98-91, 97-92 tous unanime pour Pascal.

 

 

J. Pascal vs. Carl Froch

Pour cet extraordinaire combat du 6 Décembre 2008, épaulé par son équipe, le doué espoir Québécois, Jean Pascal (21-0-0, 14 KOs), dut aboutir, au Trent FM Arena, à Nottingham, dans l’État du Royaume-Uni. C’est sous le rôle négligé, qu’il représenta dignement son peuple face à l’indomptable guerrier Anglais Carl « The Cobra » Froch (23-0-0, 19 KOs).

 

L’enjeu de ce combat n’était rien de mieux que le titre majeur du WBC, laissé vacant par le pugiliste légendaire Joe Calzaghe :

  • Calzaghe avait comme priorité de grimper chez les mi-lourds pour challenger un boxeur ancré dans l’histoire du noble art, l’illustre Bernard Hopkins.

 

Initialement les deux prétendants les mieux classés au World Boxing Council étaient Carl Froch et Jermain Taylor :

  • Or, Taylor se tourna plutôt vers l’ex- champion IBF des super moyens, Jeff Lacy.
  • Étant le prochain nom sur la file d’attente, Pascal accepta avec bravoure, le défi d’affronter l’Anglais Froch pour le titre vacant.

 

Dès le round initial, Pascal, forcé de retraiter dans les câbles, prit conscience de la pesanteur des coups du Cobra :

  • Mais, en tant que marchand de vitesse, Jean contribua au déroulement du fascinant round d’ouverture, en mettant Froch sur ses talons.

 

Au 2e round, Froch touché plus qu’il ne le faut, par la droite de Pascal, tenta de soutirer le round à Québécois :

  • Mais en se portant ouvertement à l’offensive, Froch fut solidement contré par le crochet de gauche de Pascal.

 

Lors du 3e assaut, les deux guerriers se décernèrent de brutales répliques :

  • Le succès de Pascal reposait grandement sur son direct de la main droite et par ses contres avec son court crochet de gauche.

 

On eut droit à une fantastique première moitié de combat :

  • Restait à savoir si les deux soldats pouvaient maintenir la combinaison de vitesse, de puissance et d’intensité.
  • Mais, ce dont on était certain, c’est que les deux boxeurs possédaient chacun un menton de granite.

 

Au 6round, devant un Pascal moins fougueux, Froch par son allonge supérieure se mit à se servir de son jab :

  • Ceci lui permit aussi de récupérer.

 

Au 7e, Pascal, perceptiblement, montra des signes de fatigue :

  • Ses mouvements n’étaient pas aussi bien coordonnés que lors des rounds précédents.

 

Or, au 8e engagement, Jean retrouva un second souffle en coupant Froch sous l’œil gauche :

  • Round dans lequel il asséna quelques-uns de ses meilleurs coups du combat.

 

Au 9e round, après qu’ils furent de nouveau engagés dans une cadence infernale, Froch coupa brièvement les jambes de Pascal :

  • Mais, celui-ci par son cœur en or, ne répliqua pas à demi-mesure.

 

Avec trois minutes à faire pour couronner le nouveau champion, on pouvait déjà dire que cet affrontement représenta un classique :

  • Ce combat de brute était haut en rebondissements.

 

Enfin, sous un foule électrisée, les jugent rendirent leur carte : 116-112, 117-111 et 118-110 tous en faveur de Froch.

  • Froch s’appropria le titre mondial vacant WBC des super moyens.

 

 

J. Pascal vs. Pablo Daniel Zamora Nievas

Le 4 Avril 2009, pour son combat de retour au Casino de Montréal, Jean Pascal (21-1-0, 14 KOs) se fit offrir l’opportunité de mettre la main sur le titre WBO InterContinental des super moyens. Afin d’y parvenir, il se devait ainsi d’ajouter sur sa feuille de route le modeste Argentin Pablo Daniel Amora Nievas (22-5-1).

  • Ce titre WBO InterContinental fut laissé vacant par le Hongrois Karoly Balzsay après que celui-ci captura le titre WBO des super moyens, le 10 Janvier 2009.

 

Après à peine quelques secondes d’écoulées au duel, Pascal plaça une vive droite par-dessus le jab de Nievas :

  • À ce moment, Nievas comprit qu’il n’avait pas affaire à un deux de pique.

 

Au 2e assaut, après une timide séquence de l’Argentin, l’explosif Pascal, toucha à profusion son rival avec ses marques de commerce.

 

Au 3e et 4assaut, Nievas usa d’adresse en appliquant de bons crochets de gauche que Pascal n’a pas aimé :

  • Nievas, qui certes n’était pas le plus habile, démontra tout de même une certaine puissance.

 

Au 5e engagement, Pascal prouva une fois de plus ses qualités de contre-attaquant, en foudroyant Nievas, qui sur ses dernières actions, eut l’air d’un lamentable novice.

  • Pascal enregistra un gain par KO au 5e.

 

 

J. Pascal vs. Adrian Diaconu I

En cet événement à saveur locale du 19 Juin 2009 au Centre Bell, le doué boxeur Lavallois, Jean Pascal (22-1-0, 15 KOs) grimpa pour la première fois chez les mi-lourds, pour défier le gaillard Montréalais de souche Roumaine, et toujours invaincu, Adrian « The Shark » Diaconu (26-0-0) (Ring magazine #8) :

  • Ce combat avait comme enjeu le titre WBC des mi-lourds. Pascal était donc le négligé par la publication The Ring.
  •  Il s’agissait déjà du 11e combat professionnel de Diaconu au Centre Bell de Montréal, tandis que Pascal y fit là, sa 3apparition.
  •  L’arbitre du combat fut l’ancien pugiliste canadien Marlon B. Wright.

 

La victoire le plus significative de la carrière de Diaconu fut contre le pugiliste de Houston et futur partenaire d’entrainement de Lucian Bute, Chris Henry.

 

Au 1er engagement, les deux boxeurs d’emblée offrir un bon spectacle. Diaconu plus fort physiquement occupa le centre du ring, tandis que Pascal, qui n’avait eu aucun constat sur la force de frappe de Diaconu se servit d’un jeu de jambes accompagné de mouvement du tronc très fluides :

  • De cette manière, Adrian toucha la cible dès les premiers instants, mais le style plus versatile et imprévisible de Pascal allait s’avérer ensuite plus concluant.

 

Or, au 3assaut, Diaconu retrouva ses repères quand une de ses droites fraya son chemin.

  • Mais, Pascal continua tout de même de bouger à sa gauche, possiblement dû au fait que Diaconu possédait aussi un puissant crochet de la main avant.

 

À partir du 4e round, l’intensité allait atteindre le summum, round dans lequel, Diaconu invita Pascal à ouvrir la machine :

  • Et Pascal visiblement froissé, plaça deux coups à la limite de la légalité selon l’arbitre Marlon B. Wright.

 

À la 5e reprise, Pascal, après une série d’esquives, revint avec une combine terminée par un crochet de gauche :

  • Diaconu, peu empressé de poursuivre, dut prendre un compte.

 

Mais, The Shark allait revenir encore plus fort que jamais en fin de round en appliquant un court crochet sur la tempe de Pascal :

  • D’une manière conforme, Pascal qui venait d’avoir un flash, accrocha pour retrouver tous ses sens.

 

Lors des rounds médians, Pascal, sans déclasser son adversaire, était le plus actif et plus précis.

 

Au 11e round, Diaconu fit une belle sortie en infligeant à son rival un compact crochet de droite à la tête :

  • Et alors qu’on eut cru Jean Pascal en difficulté, l’incorrigible soldat Québécois ajouta, une fois de plus, une belle contribution à ce formidable spectacle.

 

Au dernier round, alors que tous les espoirs étaient permis pour les deux locaux, Pascal fit retraiter Diaconu pour la première fois du combat :

  • Diaconu eut pendant un court moment, les ardeurs refroidîtes, ce qui ne lui empêcha pas de terminer honorablement le combat.

 

Les juges remirent leur carte: 116-112,116-111 et 115-112, unanimement pour Pascal.

  • Jean Pascal devint officiellement champion du monde WBC des mi-lourds.

 

 

Le commentaire d’après combat de Jean Pascal

« Mon plan de match était de danser et d’utiliser mon jeu de pieds, car je suis plus rapide et plus brillant que lui. Je savais qu’il allait être fatigué plus tard dans le combat. Je pense que mon énergie n’était pas tout à fait à point vers la fin, mais j’ai fait de mon mieux en lançant mes bombes. À la fin, j’étais exténué, mais fier de ma performance. J’ai su au moment où il était fatigué que j’allais avoir l’avantage et c’est pourquoi, je suis le nouveau champion ! »

 

 

J. Pascal vs. Silvio Branco

Le 25 Septembre 2009, de nouveau au Centre Bell de Montréal, le champion mondial WBC, le flamboyant Jean-Pascal (23-1-0, 15 KOs), n’avait pas l’intention d’offrir une prestation décevante à ses fidèles partisans. Cette fois, il dut se mesurer à un boxeur de métier, mais de niveau inférieur à l’élite de la division des mi-lourds, le vétéran Italien Silvio Branco (59-9-2).

 

Au premier round, les deux boxeurs aux aguets, ne voulaient aucunement initier les échanges. Pascal en mouvement, attendit patiemment l’occasion de contre-attaquer :

  • Mais positionné au centre du ring, l’expérimenté Branco se montra méfiant.
  • Le combat s’anima quelque peu au dernier tiers de l’assaut, mais les boxeurs n’avaient pas encore modelé leur plan.
  • Selon son entraîneur Marc Ramsay, Pascal se devait y aller de frappe au corps.

 

À la fin de la 2e reprise, Branco toucha avec aplomb la cible à l’aide d‘une droite :

  • Souvent mécontent dans ce genre de situation, Pascal se lança ensuite littéralement sur Branco pour tenter de lui soutirer le round.

 

Au 3e engagement,  Branco plaça, en contre, son meilleur direct du combat :

  • Ce genre de coup raide et sournois aurait pu s’avérer catastrophique pour un boxeur de mâchoire suspecte.
  • Pascal, en retrait dans les câbles, dut reprendre tous ses sens, en montant sa garde pour la seule et unique fois du combat.

 

Au 4eround, l’explosif Pascal assujettit Branco, qui dû prendre un compte suite à un coup légèrement derrière la tête.

 

Au 6e engagement, Pascal montra une belle variété de coups à l’offensive :

  • Une mixture de coups au corps, de frappes à la tête et d’un uppercut de la droite.

 

À la fin du 7e assaut, Branco continuellement malmené à très courte distance, alla au tapis :

  • Passablement occupé, l’arbitre Gerry Bolen lui décerna un compte.

 

Au 9eassaut, Jean coupa le souffle de l’Italien qui au sol, joua habilement la comédie pour obtenir un répit additionnel de l’arbitre.

 

Dans un combat devenu à sens unique, l’équipe de Branco lança la serviette à la 10e reprise :

  • Pascal défendit avec succès son titre mondial WBC.

 

 

J. Pascal vs. Adrian Diaconu 2

Le 11 Décembre 2009, de nouveau sur le sol Québécois, entre les murs du Centre Bell, le champion du monde WBC des mi-lourds, Jean Pascal (24-1-0, 16 KOs), était fin prêt à consentir un combat revanche à son vigoureux rival établit dans la province de Québec, le Roumain Adrian Diaconu (26-1-0) :

  • L’arbitre désigné pour ce combat fut Michael Griffin.

 

La période d’étude fut de courte durée au premier round. Pour Diaconu, il fallait, dès le début, dicter le combat à l’aide de coups de puissance. De cette manière, Diaconu plaça une puissante main droite :

  • Ce coup fut bien absorbé par Pascal.

 

Cela dit, pour retrouver le succès, Pascal avait intérêt à suivre les conseils de son entraîneur Marc Ramsay :

  • Et c’est ce qu’il fit en augmentant son intensité à la fin de la 2e reprise.

 

Au 3e  assaut, Pascal profita des erreurs défensives de Diaconu pour appliquer, avec un certain transfert de poids, une main droite directement sur la pointe de menton de l’aspirant au titre :

  • Mais dans un déferlement de confiance, alors qu’il montrait plus d’acuité et de précision dans actions offensives, Pascal se blessa, on ne sait de quelle façon, à l’épaule droite.

 

Combatif en milieu de combat, Jean tout en se créant des angles, eut donc recourt à sa finesse sa et vitesse au détriment de la puissance pour parvenir à surclasser sensiblement Diaconu.

 

À la dernière reprise, The Shark, malgré un baisse de régime, toucha de plein fouet la cible à l’aide d’un crochet de droit :

  • Pascal, fidèle à sa réputation, demeura solide sur ses jambes.

 

À la fin de la 10e reprise, Pascal réintégra péniblement son coin embêté par un sérieux problème à l’épaule droite :

  • Or, il apparut qu’un de ses hommes de coin, Russ Anber, eut l’expertise de replacer l’épaule disloquée de Jean, avant le début du 11 round.

 

Pascal remporta clairement les deux derniers rounds lançant des coups de puissance avec sa gauche :

  • Pour sa part, Adrian se couvrait ou accrochait sans offrir de dures répliques.
  • La condition physique supérieure de Pascal joua donc un rôle assez important dans cet affrontement.

 

Les juges délibérèrent le gagnant : 117-111, 117-111 et 118-110 unanimement pour Pascal.

  • Pascal défendit, d’une manière retentissante, son titre mondial WBC pour la seconde fois.

 

 

J. Pascal vs. Chad Dawson

Ensuite, le 14 Août 2010, sous les yeux des observateurs impatients et surexcités de visionner le combat principal de la soirée, le favori local, Jean Pascal (25-1-0, 16 KOs) (Ring Magazine #2) était fin prêt, dans l’arène du Centre Bell, pour affronter le boxeur talentueux de la division des mi-lourds, l’habile pugiliste et styliste Américain « Bad » Chad Dawson (29-0-0, 17 KOs) (Ring magazine #1) :

  • Chad Dawson, à ce moment invaincu, avait une feuille de route des plus impressionnante enregistrant notamment des victoires au dépend des mi-lourds Tomasz Adamek (2007), Glen Johnson (2008 et 2009) ainsi que Antonio Tarver (2008 et 2009).
  •  Pascal avait donc une lourde commande sur les épaules, mais il n’eut jamais été du genre à baisser les bras.
  •  Ce combat entre ces deux champions avait donc tous les ingrédients pour soulever la foule.

 

Au 1erassaut, Pascal qui se tenait loin du jab de Dawson surprit ce dernier en faisant du « In & Out » :

  • Dawson n’était donc pas en mesure de répliquer aux explosions de Pascal.

 

Vers les dernières secondes du 2eround, Jean continua sur sa lancée, cette fois, en malmenant davantage Chad de l’intérieur :

  • Dawson mal positionné n’était pas en mesure de contre-attaquer.
  • L’Américain, qui accusa un léger retard sur les cartes des juges se devait aussitôt de porter des ajustements.

 

À la 4e reprise, l’Américain exhiba sa force de frappe en plaçant une courte gauche :

  • Coup qui contraignit Pascal à réfléchir pour ajuster quelque peu sa tactique

 

Au 6engagement, Dawson commença à mettre en valeur ses habiletés :

  • Pour Jean, il fallait rapidement retrouver le momentum.

 

Et au 7e round, Pascal octroya sa meilleure droite du combat suivi d’une série diversifiée de coups significatifs :

  • À ce moment, le nonchalant Dawson laissait filer les rounds un à un.

 

Au 8e assaut, alors que Dawson arbora une nouvelle tactique en se portant délibérément à courte distance, Pascal contre-attaqua d’une manière explosive et impressionnante :

  • Jusque-là, Dawson, à court de solutions, tant de l’intérieur que de l’extérieur se devait de suivre un autre plan.

 

Au 9e, Pascal, prit dans les câbles, se sortit d’une rafale de coups :

  • Dawson, très hargneux, savait qu’il n’avait plus le choix d’en finir avec le champion.
  • Les mouvements de Pascal étaient mal coordonnés, mais Jean ne se retrouvait aucunement sans une situation précaire.

 

Au 11e round, sachant qu’un knockout était de première nécessité, Dawson, manifestement éveillé, eut de loin son meilleur round :

  • Mais Pascal, moins énergique, ne fit à aucun moment dans le pétrin.

 

Avec un peu plus d’une minute à écouler, le combat termina sur une note amère pour l’Américain :

  • Coupé tout près de l’œil par un coup de tête accidentel, le Docteur ordonna à l’arbitre Michael Griffin de mettre fin au combat.

 

Plus polyvalent, Pascal hérita d’une décision technique après 11 rounds: 108-101, 106-103 et 106-103.

 

 

J. Pascal vs. Bernard Hopkins I

En cet événement historique du 18 Décembre 2010, et ce, entre les murs du Colisée Pepsi, dans la splendide ville de Québec, le boxeur Québécois de classe élite et champion du monde WBC et IBO des mi-lourds, Jean Pascal (26-1-0, 16 KOs), avait une énorme commande sur ses épaules, alors que tout était en place pour un affrontement avec le pugiliste le plus scientifique de la planète, le légendaire boxeur de Philadelphie, Bernard « The Executioner » Hopkins (51-5-1, 32 KOs).

  • Le vieux Hopkins, qui n’a aucunement besoin d’introduction, est un boxeur ayant expérimenté universellement les rudiments de la boxe comme l’indique son parcours professionnel couronné de succès.
  • Pascal en était à sa 4e défense de son titre décerné par le World Boxing Council.

 

Hopkins a toujours représenté un mystérieux casse-tête pour tous les pugilistes les plus illustres de leur division :

  • Sur sa feuille de route exceptionnelle, on y retrouvait notamment les Roy Jones Jr (1993 et 2010), Glen Johnson (1997), Felix Trinidad (2001), Oscar De La Hoya (2004), Jermain Taylor (2005), Ronald Wright (2007), Joe Calzaghe (2008), Kelly Pavlik (2008).

 

Certains analystes et observateurs soulèvent qu’à maintes occasions durant sa carrière, Bernard bénéficiait souvent d’un avantage significatif au niveau du poids :

  • Néanmoins, l’Américain n’a jamais été un gros cogneur. C’est plutôt en révolutionnant la science de la boxe, qu’il vint à bout de ses opposants.
  • Extrêmement fin et rusé, il ne s’était jamais fait passé le KO en carrière.

 

À 45 ans, Hopkins aspira à devenir le plus vieux boxeur de l’histoire à gagner un titre mondial :

  • Record qui appartenait au célèbre poids lourd, Georges Foreman.

 

Dès le son initial de la cloche, en tant que contre attaquant hors-pair, Bernard se montra contre toute attente plus agressif, qu’il ne le faut :

  • Ceci donna l’opportunité à Pascal d’étendre momentanément au tapis Hopkins magistralement surprit en contre.

 

Au 3e assaut, Hopkins sembla embêté encore par la vitesse de Pascal. De cette manière, le fabuleux boxeur ne put éviter l’imprévisible court crochet de gauche du Lavallois:

  • Hopkins alla au canevas pour une seconde fois, cette fois-ci, sans protester le compte décerné par l’arbitre Michael Griffin.
  • À la reprise de l’action, Hopkins retraita en défensive jusqu’à la marque des 10 secondes, où il se mit à malmener Pascal, même après le son de la cloche.

 

À la 4e reprise, The Executioner termina le round sur une bonne note en variant son crochet de gauche au corps et à la tête du favori de la foule. Un court direct de la main arrière se fraya aussi un chemin :

  • Hopkins commença à trouver des failles qui menèrent à bien.

 

Au 5e, Pascal, plus actif que dans les rounds précédents, déploya beaucoup d’efforts pour ne pas laisser filer un autre round :

  • Car manifestement, Hopkins éleva son niveau à une coche supérieure.
  • Pour Hopkins, il fallait tout simplement toucher la cible avec ingéniosité au détriment d’y aller avec de gros swings.

 

Au 6e assaut, l’inactivité globale et les déplacements de Pascal autour du ring montrèrent jusqu’à quel point Hopkins exerça son emprise dans ce round :

  • Hopkins nettement plus occupé, neutralisait Pascal à l’aide de magnifiques esquives, de feintes et d’ingénieuses contre-attaques au corps et à la tête.
  • Pour Pascal, il lui fallait à son tour élever son niveau d’un cran et passer à un autre plan. Fuir le combat se révélait l’une des pires tactiques.

 

À la seconde moitié du combat, Hopkins, qui avait l’air d’un jeunot, força Pascal à retraiter en utilisant à profusion son crochet de gauche au corps :

  • Ce coup si efficace, trouvait souvent son point de mire.
  • Le coin de Pascal implora Pascal de réagir en étant plus actif.

 

En initiant le dernier tiers, Jean augmenta remarquablement sa cadence, par rapport aux rounds médians :

  • Pascal montra aussi une bonne mâchoire, une durabilité exceptionnelle et un cœur de guerrier.

 

À cet instant, les rounds furent excessivement partagés. Hopkins atteignit la cible plus d’aplomb :

  • Mais aidé par sa combativité, on pouvait facilement accorder quelques rounds à Pascal.

 

Au 11e, Hopkins, débordant d’énergie, offrit une très belle démonstration de jusqu’où peut se rendre la science de la boxe.

 

En abordant le round final, nez à nez sur les cartes de nombreux observateurs, les deux artistes du ring offrirent un spectacle à couper le souffle :

  • Les deux boxeurs déchaînés se livrèrent leurs meilleurs coups.
  • Devant de telles prestations, la foule était hystérique.

 

Sous l’oreille attentive des deux champions, qui croyaient en avoir assez fait pour l’emporter, les juges remirent une nul majoritaire: 113-113, 114-114 et 112-114 Hopkins.

  • Pascal conserva ses titres WBC et IBO des mi-lourds.

 

 

Les deux boxeurs mécontents du verdict

Hopkins exprima délibérément son mécontentement à la suite du résultat controversé en décembre 2010. B-Hop, qui depuis 1994, refusa de se battre à l’extérieur des États-Unis, prétendait avec conviction, que les juges biaisèrent leurs résultats en faveur du boxeur local, tout en spécifiant qu’il se voyait victime de discrimination dut à son âge avancé.

 

Hopkins plus tard, critiqua la performance de Pascal, en déclarant que Pascal a subi plus de dommage durant le choc et que ce dernier accrochait fréquemment. Cependant, lorsqu’on demanda B-Hop, son avis à propos d’un potentiel combat revanche, tout en se sachant trop dangereux pour quelconque boxeur, il critiqua l’écurie GYM, qui intentionnellement selon lui, traîna d’une manière intentionnelle le second duel pour qu’il se fasse davantage vieillissant.

 

Toutefois, Pascal défendit sa performance et la légitimité des juges, en notant ses deux knockdowns enregistrés dans le premier quart du l’affrontement. Jean nuança ensuite ses propos en relatant qu’il n’était pas entièrement satisfait de la décision finale, se croyant lui aussi victorieux. Pascal était catégoriquement ouvert à livrer un second combat face à la légende.

 

 

Dawson doit patienter

Enfin, pour départager un vainqueur, le WBC ordonna un combat revanche confirmé pour l’été 2011 entre le champion de monde, Jean Pascal, et l’ancien multiple champion du monde, Bernard Hopkins. Le règlement du WBC, cependant, stipulait que l’actuel champion linéaire, Pascal, aurait pu se faire dépouiller de son titre alphabet (WBC), parce qu’il se devait d’offrir une seconde opportunité de combat de championnat à Dawson suite à leur précédent combat, qui eut lieu au moins d’Août dernier.

 

Lorsque Pascal triompha de Chad Dawson par décision technique au 11e round, ce dernier avait une clause de combat revanche dans son contrat en cas de défaite. Le contrat allouait, par contre, aux deux artistes de prendre un combat intérimaire, avant d’en venir à une entente définitive pour un combat revanche. Or, Chad resta malgré tout inactif. Pour sa part, Pascal ne chôma pas en soutirant un verdict nul à Bernard Hopkins. De là, la priorité d’un second choc entre Pascal et Hopkins. Dawson dut donc prendre son mal en patience pour éventuellement prendre le gagnant entre le Lavallois et le boxeur de Philadelphie.

 

 

J. Pascal vs. Bernard Hopkins 2

Le 21 Mai 2011, un record d’assistance fut éclipsé pour un événement impliquant un boxeur local à Montréal, lorsque 17 750 fans se réunirent avec frénésie au Centre Bell pour assister à la fin du chapitre d’une série de deux confrontations entre deux icônes de la boxe. En cette soirée exceptionnelle, Jean Pascal (26-1-1, 16 KOs), qui en était déjà à la 5e défense de son titre mondial WBC, accorda, après un combat nul, une seconde opportunité à Bernard Hopkins (51-5-2, 32 KOs) :

  • Une fois de plus, il avait la chance d’introduire son nom dans l’histoire du noble art en devenant, à 46 ans, le plus vieux champion du monde.

 

Après un round d’étude et d’analyse où la cadence était relativement faible, les deux représentants prirent plus risques :

  • Mais le rythme et le volume de coups lancés de part et d’autres étaient peu élevés.

 

Au 3e round, les deux boxeurs eurent à leur tour de bonnes séquences :

  • Mais un fameux crochet de droit porté par Hopkins, secoua abruptement Pascal.

 

Pascal revint en force dans la dernière minute du 4eassaut, quand il ouvra la machine à l’aide de combinaisons qui forcèrent Hopkins à retraiter en défensive :

  • Mais ses explosions subites étaient de courte durée, ce qui permettait à Hopkins de réinstaurer son tempo.

 

Or avec 10 secondes à égrainer, Hopkins fut ébranlé comme jamais, quand Pascal, le pied droit parfaitement planté au sol,  lui assena l’un de ses plus beaux crochets de droit en carrière :

  • Cependant, puisque le round étant pratiquement terminé, B-Hop visiblement éprouvé fit en mesure de récupérer suffisamment durant la période de repos dans son coin.

 

À la 5e reprise, Pascal enchaîna un percutant crochet de gauche suivit d’un uppercut :

  • Coups qui mirent à l’épreuve la condition physique inouïe de B-Hop.
  • Toutefois, le boxeur de Philadelphie commença au trouver son rythme dans les derniers moments du round.

 

Dans les rounds médians, les nouvelles tactiques de Hopkins s’avérèrent fructueuses :

  • B-Hop, si ingénieux, montra un avantage marqué au niveau de la stratégie comme en témoignèrent la fréquence de ses droites placées ardemment sur la cible.
  • Et le problème est que le vieillissant Hopkins est excessivement difficile à contrer, lorsque son plan est bien ancré.

 

Au phénoménal 12e engagement, les deux guerriers y allèrent coups pour coups dès la seconde minute :

  • À ce moment, Pascal ébranla violemment Hopkins en lui octroyant deux très éprouvantes droites.
  • Mais alors que Hopkins se montra dans une situation précaire, celui-ci termina le combat en livrant la marchandise telle une grande légende.

 

Les juges stupéfiés par le rendement des deux boxeurs remirent leur carte : 116-112, 115-114 et 115-113 pour Hopkins.

  • Hopkins devint officiellement le nouveau champion WBC des mi-lourds

 

Bernard Hopkins grava son nom dans l’histoire en devenant le plus vieux champion du monde de l’histoire de la boxe :

  • Exploit qu’il répétera de nouveau à 48 ans le 9 mars 2013 contre Tavoris « Thunder » Cloud.

 

 

J. Pascal vs. Aleksy Kuziemski

Le 14 Décembre 2012, au Centre Bell, après 18 mois d’inactivité, le soldat de guerre Jean Pascal (26-3-1, 16 KOs) effectua un retour attendu du public québécois, mais cette fois, ce fut lors d’un combat préparatoire contre un boxeur sans prétentions, soit le Polonais Aleksy Kuziemski (23-4-0) :

  • En Mai 2011, Kuziemski s’était fait arrêter au 4e round contre le Britannique Nathan Cleverly.

 

Ce combat allait servir de tremplin pour aspirer de nouveau au titre mondial dans une seconde confrontation avec Champion Chad Dawson.

 

Défensif et calme en début de combat, Pascal concéda le round d’ouverture à Kuziemski, qui de manière étonnante, dicta initialement le rythme combat :

  • Néanmoins Pascal toucha Kumienski d’une saisissante main droite avec un peu moins de 30 secondes à écouler au round.

 

Au 2assaut, Pascal continua d’analyser cet adversaire brouillon. Jean augmenta graduellement son rythme, mais il arbora tout de même ce combat sous un tempo défensif.

 

Au 3e engagement, alors qu’il retrouva son timing, Pascal passa, sous les acclamations de la foule, en mode offensif :

  • Une solide main droite toucha la cible de plein fouet, mais Kuziemski ne se montra aucuns signes de vulnérabilité.

 

À la 4e reprise, Pascal se blessa au bras gauche, qui resta prit dans les câbles :

  • En ressentant un inconfort dans son biceps gauche, Pascal tourna gaucher et lança des crochets de droit avec sa main avant.

 

De retour avec son style orthodoxe, l’arsenal principal de Pascal reposait exclusivement sur sa droite :

  • Sa gauche ne servant qu’à gérer la distance en octroyant un jab devenu anodin.
  • Pascal obtint son meilleur round en marquant Kumienski de plusieurs vives mains droites.
  • Il exploita d’une manière diversifiée les ouvertures qui se présentaient à lui avec les armes en sa disposition.

 

Cet impressionnant spectacle du méritant Pascal continua au 6e assaut. Immédiatement après que l’arbitre Marlon B. Wright fut sur le point d’intervenir pour séparer les deux hommes, Pascal continua d’asséner une série de droites au Polonais :

  • Kumienski en retrait dans les câbles, reçu un premier compte de Wright.

 

Après avoir été puni, sans toutefois avoir visité le canevas au 7e, Kusiemski revint en force au 8e engagement, soit son meilleur depuis la 2e reprise. En laissant aller ses frappes davantage en combinaison plus fréquemment, le Polonais fut en mesure de placer sa droite :

  • Face à cette situation, les occasions pour Pascal d’octroyer sa main arrière étaient amenuisées.

 

À la 10e et dernière reprise, Pascal contra Aleksy d’une vilaine droite :

  • Ce dernier allait être compté par l’arbitre pour une seconde fois.

 

Assez solide sur ses jambes, le Polonais allait tenir le coup jusqu’à la fin :

  • Les juges remirent leurs cartes : 100-88, 98-90 et 98-90 en faveur de Pascal.

 

J. Pascal vs. Lucian Bute

Il fut dans un premier temps annoncé que Jean Pascal (28-2-1, 17 KOs) devait combattre Lucian Bute (28-1-0, 24 KOs), le 25 Mai 2013, au Centre Bell de Montréal, dans la province de Québec, avec à l’enjeu le titre NABF des mi-lourds de Bute de même que le titre du WBC Diamant.

 

Le combat a cependant été reschedulé pour le 18 Janvier 2014, dû à une blessure de Bute à la main gauche qui a nécessité une opération. L’opération, qui consistait à enlever un fragment d’os sur sa main, s’est avéré un succès. Enfin, dans ce combat, Pascal a mis fin au suspense avec une victoire non-équivoque aux points comme l’indique les pointages de 118-110, 117-111, et 116-112.

 

J. Pascal vs. Sergey Kovalev I

Pascal (30-2-0, 17 KOs) a fait face au Russe, Sergey Kovalev (28-0-1, 25 KOs), le 14 Mars 2015, au Centre Bell de Montréal, dans la province de Québec, au Canada. Fidèle à sa réputation, Kovalev a débuté le combat en prenant immédiatement le contrôle du combat pour éventuellement infliger un knockdown à Pascal, lors du 3e round. Cependant, Pascal a su raviver l’espoir de ses partisans au 5e et 6e round, en prenant momentanément l’avantage du combat. Mais, le combat a pris une autre tournure au 8e assaut, et l’arbitre a cru nécessaire de stopper le combat, puisqu’il a jugé que Pascal n’était pas physiquement pas apte à continuer.

 

J. Pascal vs. Sergey Kovalev 2

MONTRÉAL – Le 30 Janvier 2016Sergey Kovalev (29-0-1, 26 KOs) a livré un combat pratiquement sans failles et il est venu à bout de l’ex-champion WBC, Jean Pascal (30-3-1, 17 KOs), par TKO au 7e round. Kovalev a du même coup brillamment conservé ses titres mondiaux WBO/WBA/IBF des mi-lourds. Il s’agissait du premier combat de Pascal sous la tutelle de Freddie Roach.

 

Les deux boxeurs ont croisé les gants pour la première fois en Mars dernier, et Kovalev l’avait emporté par arrêt de l’arbitre au 8e round. Suite à l’arrêt prématuré du premier combat, Pascal avait manifesté son désaccord vis-à-vis la décision de l’arbitre, ce qui nous avait mené à ce combat revanche.

 

Kovalev a débuté le combat en force en se servant de son jab au corps pour ensuite décocher ses bombes à la tête. Pascal a été en mesure d’éviter les coups de plein fouet et il est demeuré plus aux aguets que lors de ses dernières prestations sur le ring. Il y a eu un flash knockdown au 1er round, mais l’arbitre Michael Griffin a jugé que Pascal avait glissé. Kovalev a continué à lancer ses frappes avec beaucoup de précision au 2e round.

 

Pascal a été en mesure d’avoir un bon 3e round. Il a notamment placé un dur crochet de gauche dans les derniers moments du round. Mais en somme, il n’a lancé que 20 punchs au cours de cet engagement en touchant la cible que 8 fois avec des coups de puissance. Et à la 4e reprise, il nous est apparu que Pascal n’avait plus le même volume de coups ce qui a permis à Kovalev de contrôler pour de bon l’action.

 

Au 5e engagement, Pascal a été atteint avec des coups percutants. Pascal s’est alors déplacé autour du ring dans le but de survivre. Une fois le round terminé, Roach l’a avisé qu’il songeait à mettre fin au combat.

 

À la 6e et 7e reprise, ce fut la même histoire : un combat à sens unique en faveur de Kovalev. Cette fois, Pascal est demeuré à l’écart des câbles et il est resté au centre du ring. Il a un peu tenté de faire en sorte que Kovalev boxe en retrait. Mais Kovalev n’a jamais cessé d’être l’agresseur dans le but de punir son adversaire. Une fois le round terminé, Roach a ensuite stoppé le duel, une fois que Pascal a réintégré son coin.

« J’ai voulu livrer plus de rounds, afin qu’il ressente plus de douleur et pour le punir encore plus, » a dit Kovalev peu après le combat. « J’ai puni une mauvaise personne et tout le monde peut comprendre cela. »

Phil

Phil

Philippe Chicoine a œuvré en tant que boxeur amateur en représentant la province du Québec vers la fin des années 90’s. À son deuxième combat amateur, son équipe de boxe olympique lui remit le trophée du boxeur le plus prometteur. Il a aussi participé au tournoi olympique des Gants d’Argent.
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About Phil

Philippe Chicoine a œuvré en tant que boxeur amateur en représentant la province du Québec vers la fin des années 90’s. À son deuxième combat amateur, son équipe de boxe olympique lui remit le trophée du boxeur le plus prometteur. Il a aussi participé au tournoi olympique des Gants d’Argent.