Lucian Bute

Biographie

Lucian Bute Bio

Lucian « Le Tombeur » Bute est né le 28 Février 1980, dans la communauté de Pechea, qui se situe à Galati en Roumanie. Parallèlement à son parcours de boxeur, il gradua en tant que professeur d’éducation physique à l’Université de Galati, dans son pays natal. Lucian est aussi détenteur d’une maîtrise en gestion du sport.

 

En 2003, Bute entreprit son cheminement professionnel dans la ville de Montréal sous la supervision de Stéphan Larouche. Ce dernier a été l’ex-entraîneur des retraités et anciens champions du monde, Éric Lucas et Léonard Dorin. C’est donc sous la gouverne d’une équipe bien nantie, que Bute se forgea un summum de reconnaissance de la part d’un public Québécois assoiffé de boxe et qui tenait à vénérer une nouvelle figure locale. Bute est l’un des rares boxeurs qui raviva la flamme de la boxe professionnelle du Québec au 21e siècle.

 

Pour ce faire, il s’exerça à la boxe pour une première fois à l’âge de 14 ans sous la direction de son entraîneur Felix Paun. C’est fidèle au rendez-vous, qu’il se présentait à l’entraînement avec deux sacs, un coussin de mousse et une paire de gants de boxe que tous ses compères utilisaient avec lui. Après seulement trois années complétées, Lucian fut sur le point de quitter la boxe dû à des problèmes médicaux. On lui diagnostiqua un problème de dysmorphie au niveau de sa colonne vertébrale. Après une série de traitements, Bute se rétablit complètement. Il représenta ensuite fièrement son pays d’origine en boxe amateur dans divers championnats.

 

En effet, le boxeur de pur-sang roumain est réputé, entre autres, pour avoir connu une carrière amateur bien remplie. En tant que membre de l’équipe Nationale de la Roumanie, il livra 250 combats, où il fit la conquête de plusieurs championnats nationaux. En 1998, sous la tutelle de ses entraîneurs Basil et Titi Tudor, il remporta, chez les welters, une première médaille de bronze lors des championnats mondiaux junior en Argentine. Soudainement, il fut introduit dans l’équipe Nationale de la Roumanie dirigé par Francis Vastag. À sa première compétition majeure, en 1999, à Houston aux États-Unis, on lui décerna une médaille de bronze. En 2001, aux jeux de la francophonie qui se tenait à Ottawa, au Canada, il fit la conquête de la médaille d’or chez les poids moyens. Enfin, à Bangkok en Thaïlande, toujours dans la catégorie des poids moyens, au 3e tour dans un combat de haut niveau contre le boxeur élite Kazakh, Gennady Golovkin, il s’inclina par KO au 4e round.

 

Après avoir mis une croix à son parcours amateur, Bute atterrit donc dans la province de Québec en 2003 pour débuter sa carrière professionnelle. En 2003, il fut impliqué dans une entente contractuelle avec l’organisation québécoise Interbox. Il devint le 3e boxeur roumain à joindre les rangs de Interbox après l’ancien champion du monde WBA des poids légers, Léonard Dorin et l’ex-champion par Intérim des mi-lourds, Adrian Diaconu. Bute fut instantanément l’un des partenaires d’entrainement d’Éric Lucas en vue de sa préparation ultérieure dans un combat de championnat majeur contre l’Allemand Markus Beyer.

 

C’est au fil du temps que la crédibilité de Bute prit un essor remarquable au Québec, et un peu plus tard, cela s’étendit jusqu’au niveau international. Le rêve de Lucian devint réalité, lors du gala du 19 Octobre 2007, au Centre Bell, où il s’avéra une icône de la boxe à la suite d’un retentissant knockout au dépend du redoutable cogneur Alejandro Berrio. Lucian Bute s’accapara du titre IBF des super-moyens. Il devint historiquement le troisième Champion du Monde de l’écurie Interbox, après Éric Lucas et Léonard Dorin.

 

En tant que résident au Québec depuis 2007, Lucian s’exprimait déjà avec un français d’une éloquence bien soignée. Cet ex-champion IBF se révélait un exemple de détermination, de travail et de discipline. À la suite de la conquête d’un des quatre titres majeurs (IBF), Lucian reçu l’hommage de quelques figures importantes incluant le président Roumain Trajan Basescu, en plus de signer dans le livre d’or de la ville de Montréal. En 2012, Lucian obtint finalement sa citoyenneté canadienne.

 

En 2010, alors qu’il était champion IBF des super-moyens, The Ring Magazine nomma Lucian Bute’Mr Body Puncher’’ pour ses coups dévastateurs au foie. À présent Bute est le champion NABF des mi-lourds. Il a déjà occupé le 4e rang mondial chez les super-moyens selon The Ring.

 



 

 

Son parcours professionnel

 

L. Bute vs. Robert Muhammad

Le 22 Novembre 2003, Bute (0-0-0) entama sa carrière professionnelle au Centre Bell, à Montréal. Il fut opposé au faire-valoir américain Robert Muhammad (7-28-1, 3 KOs). Bute domina le combat du début à la fin :

  • Martelé de coups provenant de tous les angles, R. Muhammad offrit à Bute une prestation fidèle à lui-même, de par son courage et sa témérité.
  • Pour protéger la santé de l’Américain qui n’était vraisemblablement pas du même calibre, l’arbitre Gerry Bolen mit fin au combat en 3e round.

 

 

L. Bute vs. Dingaan Thobela

Le 3 Décembre 2004, après avoir enregistré huit victoires, tous avant la limite, Bute (8-0-0, 8 KOs) mit les gants contre l’ancien Champion du Monde WBC des Super-Moyens, le Sud-Africain Dingaan Thobela (40-12-2, 26 KOs) au Centre Bell :

  • Or, celui-ci arriva dans une mauvaise condition, excédant de six livres la limite permise tel que stipulait le contrat. Il dut donc céder 20 % de sa bourse à son adversaire.

 

Bute domina complètement le combat face au Sud-Africain, qui portait sa garde très haute, laissant le champ libre au prospect pour placer son uppercut au foie.

 

Avec à peine deux minutes à écouler au 4e round, Thobela fut contraint à se replier dans un coin du ring dû à un barrage de coups :

  • En constatant la précarité de la situation, l’arbitre Gerry Bolen n’eut d’autres choix que de mettre fin aux hostilités.
  • Thobela allait accrocher ses gants peu après cette déconfiture.

 

 

L. Bute vs. Carl Handy

Son prochain combat, le 19 février 2005, au Pavillion de la Jeunesse, dans la ville de Québec fut contre le Canadien Carl Handy (19-5-2, 13 KOs):

  • Il avait comme enjeu le titre NABF de la division des mi-lourds laissé vacant.

 

Au 2e round, Bute initia un crochet de droit pour préparer un percutant uppercut de sa main arrière directement sur le menton de Handy :

  • À ce moment, l’issu du combat était déjà jouée.

 

Au 4e round, Handy déposa un genou au sol et il fit signe à l’arbitre Michael Griffin qu’il en avait eu assez.

 

Lucian ultérieurement allait se dépouiller du titre NABF des mi-lourds acquit dans cet affrontement pour focaliser ses énergies dans la division des super-moyens.

 

 

L. Bute vs. Christian Cruz

Le 18 mars 2005, devant une foule évaluée à 8 400 spectateurs réunie au Centre Bell, à Montréal, Lucian Bute (10-0-0, 10 KOs) affronta, dans ce qui représentait le deuxième combat d’importance sur la carte, le boxeur en ascension Christian Cruz (9-1-1, 7 KOs) dans un combat prévu pour 12 rounds :

  • Ce choc avait comme enjeu le titre NABA des super-moyens.

 

Au 2e round, Bute fut touché directement à la tête par une droite de son adversaire :

  • Mais, Bute répliqua rapidement à cette charge à l’aide d’un coup au foie en fin de round provoquant un compte fait par l’arbitre Gerry Bolen.

 

Ce Cruz n’était pas un client facile à gérer. Pour la première fois :

  • Bute allait livrer plus de quatre rounds de boxe.

 

Au 12e assaut, ayant remporté tous les rounds, Bute força la note pour conserver sa fiche de KO intact :

  • Cruz alla sol à quatre reprises lors du combat avant d’être stoppé au dernier engagement.
  • Bute s’empara du titre NABA des super-moyens.

 

 

L. Bute vs. Donny McCrary

Un mois plus tard, le 21 Avril 2005, à sa première défense d’un titre mineur chez les super-moyens (NABF), à Galati, en Roumanie, Bute (11-0-0, 11 KOs) dut faire face à l’Américain Donny McCrary (9-1-1, 7 KOs).

Visiblement pas de taille, McCrary s’affaissa au sol à trois reprises (au 1er, 2e et 4e rounds).

  • Les trois knockdowns ont tous été orchestrés par des coups au corps.
  • L’arbitre Stanley Christodoulou mit un terme au combat à 2min10 du 4e round.

 

 

L. Bute vs. Jose Spearman

À l’Aréna Maurice Richard, à Montréal, le 3 Juin 2005, Jose Spearman (23-8-3) se présenta dans le ring avec un plan de match soigneusement instauré.

 

Au round d’ouverture, Bute étudia minutieusement Spearman, tout en tentant d’installer sa zone de confort.

 

Au second round, en mode contre-attaque, Bute se plaça dans une position vulnérable à courte distance, lorsqu’il tenta sans succès de placer sa gauche au foie :

  • Spearman profita de cette erreur en frappant d’un solide crochet de gauche, la tempe du boxeur local.
  • La plupart des experts s’entendent pour dire que Lucian venait de perdre son premier round en boxe professionnelle.

 

Par la suite, Spearman continua d’offrir une belle prestation du jusqu’au milieu du 5e round. À ce moment, Bute fit les ajustements adéquats :

  • Sa vitesse d’exécution et sa précision devint un casse-tête difficile à solutionner pour l’Américain.

 

À la fin du 5e round, les protestations du clan Spearman incitèrent l’arbitre Michael Griffin à retirer 2 points à Bute :

  • Celui-ci prétendit que la chute au plancher de Spearman avait été causée par un coup donné après le son de la cloche.

 

Au 6e round, tout à l’avantage de Lucian, le boxeur Roumain adopté par le public québécois se fit retrancher un autre point :

  • Cette fois-ci pour un coup en dessous de la limite permise.

 

Au 8e round, Spearman qui avait promis d’anéantir la série de KOs successif de Bute fut stoppé sous une rafale de coups.

 

Ce combat contre cet Américain d’expérience fut bénéfique pour le peaufinage du style de Bute.

 

 

L. Bute vs. Kabary Salem

Le 16 septembre 2005, Bute (13-0-0, 13 KOs) affronta au Centre Bell, dans la ville de Montréal, l’Égyptien mais résident américain Kabary Salem (23-4-0) :

  • Lors de la pesée, Salem afficha 5,5 livres au-delà de la limite permise, perdant ainsi l’éligibilité de pouvoir mettre la main sur les titres NABF et WBC Continental des Amériques.

 

Le premier round fut sans histoires. Salem qui notons-le, venait d’atteindre la limite des 12 rounds contre Joe Calzaghe, fit part d’un beau style axé davantage sur l’étude de son rival, mais Bute imposa progressivement le rythme du combat :

  • Tout au long des rounds médians, Bute démontra une belle discipline notamment en se créant des angles pour ajouter de l’inconfort sur la démarche de Salem.

 

Vers la fin du 4e assaut, Salem perdit sa concentration, quand il réalisa que ses efforts étaient neutralisés :

  • Bute totalement en contrôle de l’engagement se servait du ring en entier pour dégainer ses frappes.

 

Au 5e round, Salem plaça de loin ses meilleurs coups dont un court crochet de droit :

  • Bute encaissa difficilement le coup et il retraita en défensive pour la première fois dans sa carrière professionnelle
  • Le Roumain était cependant hors de danger.

 

Vers la fin du duel, totalement dépassé par les tactiques désobligeantes de Salem, Bute ouvrit la machine pour lui décerner une sévère punition. Salem demeura dans son coin après la fin du 8e engagement :

  • Il s’agissait du seul combat où Salem s’est fait arrêter dans sa carrière professionnelle.
  • Bute ajouta les titres NABF et WBC Continental des Amériques à sa collection.

 

 

L. Bute vs. Donnel Wiggins

Le 2 Décembre 2005, toujours au Centre Bell, Bute (14-0-0, 14 KOs) régla subitement le compte de l’Américain Donnell Wiggins (24-6-2) en deux rounds à l’aide de sa percutante gauche au foie :

  • Wiggins était un boxeur bien ordinaire.
  • Il lui eut pris quelques minutes pour remettre de ce coup de Bute qui constitue pour lui, l’une de ses marques de commerce.

 

 

L. Bute vs. Andre Thysse

Toujours chez les Super-Moyens, le 24 Mars 2006 au Centre Bell, Lucian Bute (15-0-0, 15 KOs) défendit son titre Continental des Amériques contre un belligérant de métier, le Sud-Africain Andre Thysse (19-5-0).

 

Après un premier round d’études, Thysse montra une mâchoire de classe mondiale :

  •  Par contre, ses attaques manquaient passablement de conviction.

 

Au 10e round, Bute et Thysse offrirent tous deux un très beau spectacle.

 

Après avoir refait le plein de ses énergies au 11e round, Bute fit tout dans la limite du possible pour obtenir le KO face à un adversaire qui prenait tout sans broncher. Le son de la cloche se fit entendre à la fin du 12e round :

  • Les trois cartes des juges furent de 120-109, 120-108 et 120-107 pour Bute, qui conserva son titre.
  • La série de KOs consécutifs de Lucian s’arrêta à 15.

 

 

L. Bute vs. Lolenga Mock

Le 16 Mai 2006, au Centre Bell à Montréal, Lucian Bute (16-0-0, 15 KO) monta dans l’arène pour soutirer le titre WBO InterContinental des Super-Moyens, titre que détenait jusque-là, le dur à cuire pugiliste du Danemark, mais natif du Congo, l’inorthodoxe Lolenga Mock (25-9-1) :

  • Mock en était à la seconde défense de son titre.

 

Le premier round fut difficile à départager. Mock, très fort physiquement, bougeait beaucoup de la tête tout en gardant son centre de gravité très bas :

  • Pour sa part, Lucian le tenait à distance à l’aide de son jab.

 

Au 2e assaut, en tant qu’agresseur, Mock porta les meilleurs coups, touchant notamment Bute au corps en sortant d’un clinch.

 

À la 3e reprise, Lucian reprit le contrôle du combat en en atteignant directement la cible avec sa main gauche.

 

Lors des engagements médians, les deux combattants se livrèrent de solides répliques mais souvent en coups uniques, étant donné le respect mutuel que les deux artisans s’octroyaient.

 

Au 10e round, Bute prit le contrôle du combat en utilisant ses armes favorites.

 

Bute termina les deux derniers assauts avec brio, en faisant reculer pour la première fois le Danois à l’aide d’un barrage de coups :

  • Les deux boxeurs terminèrent le combat avec beaucoup de vivacité.
  • Les cartes des juges : 119-109, 120-108 et 118-111 pour Bute.

 

 

L. Bute vs. James Obedey Toney

Le 15 Septembre 2006, toujours devant un public électrisant au Centre Bell, Lucian Bute (17-0-0, 15 KOs) mit en jeu ses trois titres  (NABA, NABF et WBC Continental des Amériques) face au Ghanéen James Obedey Toney (18-1-1) :

  • Les deux boxeurs affichaient des mensurations presque similaires.

 

Au 2e et 3e round, Bute décocha quelques combinaisons sans répliques concluantes de son rival, qui montrait des actions malhabiles et erratiques.

 

Au 4e round, une gauche de Bute en contre-attaque ébranla momentanément Toney, qui alla essuyer ensuite un barrage de coups en fin de round.

 

Au 6e assaut, un coup de tête accidentel coupa légèrement Bute à l’œil droit.

 

Lors du 7e engagement, Bute heurta le Ghanéen en dégainant une percutante combinaison complétée par un uppercut de la main arrière :

  • Ce n’était qu’une question du temps pour que Toney soit stoppé.
  • Bute enregistra un KO technique à 2min49 du 8e round.

 

 

L. Bute vs. Sergey Tatevosyan

Le 26 Janvier 2007, entre les murs du Centre Bell et devant un public assidu, Lucian Bute (18-0-0, 16 KOs) avait rendez-vous avec un client d’expérience, le gaucher de souche Russe, Sergey Tatevosyan (26-6-0).

 

Au 2e round, Tatevosyan figea momentanément sur une bonne main gauche de Bute :

  • Lucian continua de toucher la cible face à un boxeur qui venait stopper Rudy Markussen.
  • Après avoir senti la force de frappe de Bute, Tatevosyan se contenta de fuir le combat à l’aide de déplacements latéraux et de contre-attaquer timidement pour atteindre la limite du combat prévu pour 12 rounds.

 

Tatevosyan eut tout de même sa part de moment au 12round :

  • Les juges remirent des cartes presque identiques : 120-108, 119-109 et 119-109 pour Bute.

 

 

L. Bute vs. Sakio Bika

En ce jour du 15 juin 2007, sur la magnifique arène du Centre Bell, Lucian « Le Tombeur » Bute (19-0-0, 16 KOs)  (Ring Magazine #6, IBF #3) affronta le boxeur de classe mondiale Sakio ’’The Scorpion’’ Bika (22-2-2) (Ring Magazine #10, IBF #10). Le défi était donc de taille pour le boxeur local de Montréal :

  • Bika avait déjà franchi aisément la limite des 12 rounds, face au boxeur élite et légendaire Joe Calzaghe.
  • Il venait aussi de livrer des rounds de sparring à son compatriote et champion des super-moyens, Mikkel Kessler.
  • Sa préparation était donc adéquate pour ce combat diffusé sur ESPN.

 

Après un 1er round difficile à départager. Bute fut confronté à un problème de taille, puisqu’il n’était pas en mesure de garder à distance Bika à l’aide de son jab :

  • Bika en profita pour tenter des percutants swings face à un Bute quelque peu hésitant.

 

Au 5e round alors que Lucian se retrouvait à proximité de Bika, le boxeur local se fit surprendre de plein fouet par un bel uppercut.

 

Au 6e assaut, le combat prit une autre allure. Bute se mit à sortir ses gauches tous initiées par l’indispensable jab.

 

Au 10e round, hors de ses moyens, Bika se fit déduire un point par l’arbitre Marlon Wright pour coup de tête intentionnel.

 

Lors du 11e round, Bute plaça ses meilleures frappes dont une gauche que Bika n’a pas venu venir.

 

Au round final, Sakio se contenta de clore le combat en mode contre-attaque :

  • La décision des juges : 116-111, 118-109 et 118-109 en faveur de Bute.

 

 

 

Champion mondial IBF des super-moyens

 

L. Bute vs. Alejandro Berrio

En cette soirée mémorable du 19 Octobre 2007, entouré de 13 244 fidèles au Centre Bell, le Colombien Alejandro Berrio (26-4-0) en était à sa première défense de son titre IBF au dépend de l’aspirant obligatoire Lucian Bute (20-0-0, 16 KOs) ;

  • Titre qu’il eut acquis de brillante façon, en stoppant lors du 3e assaut en Allemagne, le favori local Robert Stieglitz.
  • Adulé à Montréal, le boxeur de nationalité roumaine était favori à 3 contre 1 par les preneurs au livre.

 

Après un round relativement calme, Berrio tenta de passer avec vélocité, de puissants swings qui effleurèrent le visage de Bute :

  • Ce dernier n’avait d’autres options que de contre-attaquer.

 

Au 4e round, Berrio y alla d’une belle série de coups au corps et à la tête qui forcèrent Bute à retraiter partiellement :

  • Pour sa part, Lucian y alla de coups simples, mais sans atteindre la cible de plein fouet.

 

Au 6e assaut, Berrio dégaina une solide main droite qui força Bute à accrocher :

  • Lucian récupéra rapidement pour terminer le round en force.

 

Le Colombien aux actions antisportives, ne déroba pas de son plan de match dans la deuxième portion du combat en continuant d’être l’agresseur. Mais, en s’ouvrant une fois de trop à proximité, il en paya le prix, touché en contre par un crochet de droit :

  •  L’arbitre Marlon B. Wright mit un terme au combat, car le Colombien ne pouvait plus de défendre.
  • Berrio fut contraint de recevoir l’aide de son équipe pour réintégrer péniblement son coin.

 

Lucian Bute devint officiellement le nouveau champion mondial IBF des super-moyens.

 

 

L. Bute vs. William Joppy

Le 29 Février 2008, à l’amphithéâtre du Centre Bell, le nouveau détenteur de la ceinture IBF, Lucian Bute (21-0-0, 17 KOs), était en mission pour conserver sa récente acquisition. Pour ce faire, son organisation l’opposa contre un vieux routier d’expérience et ex-champion WBA des poids moyens, l’Américain natif de Washington, William Joppy (39-4-1) :

  • Ce type qui fit ses débuts professionnels en 1993, n’affichait que 5 pieds 9 pouces. Cependant, il n’était pas désavantagé au niveau de la portée.
  • Il n’avait été stoppé qu’une seule fois et ce fut contre le pugiliste de renom Félix Trinidad, atteignant même la limite face au légendaire Bernard Hopkins.

 

Peu après le son initial de la cloche, Joppy se porta nonchalamment au centre du ring :

  • Bute utilisa cet opportunité en décochant un court et compact crochet de gauche qui fit vaciller instantanément les jambes du vétéran boxeur.

 

Par sa vitesse d’exécution, Bute causa des maux de tête à Joppy, qui encaissa des frappes de part et d’autres sans ripostes concluantes.

 

Au 9e assaut, Joppy touché plus qu’il ne le faut prit un compte de l’arbitre Marlon B. Wright :

  • Ce n’était qu’une question de temps avant que l’arbitre mette un terme à l’affrontement au 10e assaut.
  • Bute conserva son titre de champion IBF.

 

 

L. Bute vs. Librado Andrade I

En cet événement mémorable du 24 Octobre 2008, au Centre Bell, devant une foule évaluée à tout près de 16 300 spectateurs, le champion IBF des super-moyens, Lucian Bute (22-0-0, 18 KOs), en était à sa seconde défense titre et ce, contre l’aspirant #1 à sa couronne, le coriace et affamé boxeur mexicain et résident de la Californie, Librado Andrade (27-1-0):

  • Ce prétendant aux plus grands honneurs n’avait pas offert un combat de tout repos au champion unifié WBA et WBC des super-moyens, le Danois Mikkel Kessler.
  • Il avait aussi un peu plus tôt, provoqué l’abandon de l’habile boxeur d’origine jamaïcaine et résident québécois, Otis ’’Magic’’ Grant.
  • C’est sous les hués de la foule que Andrade fut introduit.

 

Peu après, le son de la cloche, Andrade toucha directement la cible à l’aide d’une droite télégraphiée :

  • Bute répliqua à l’aide de bonnes mains gauches.

 

 

Au 2e round, un vicieux uppercut de la gauche perça la garde de Bute :

  • Andrade parvenait déjà à se créer des ouvertures en se faufilant à l’intérieur.

 

Au 4e round, Bute déploya sa part d’effort pour contenir Andrade dans les accrochages.

 

Au 5e engagement, incapable d’accrocher convenablement dû à la force physique d’Andrade, Lucian est touché de l’intérieur comme jamais dans sa carrière :

  • Bute réalisa l’urgence d’apporter les ajustements nécessaires pour tenter de neutraliser Andrade.

 

Au 10e round, l’intensité du choc venait d’augmenter d’un cran :

  • Arborant une forme resplendissante, l’aspirant au titre en demandait toujours plus.

 

À mi-chemin 11e round, Andrade asséna une effroyable gauche :

  • Instantanément, une sueur froide se mit à envahir Bute, lorsque son corps devint chancelant.
  • Mais toujours sain d’esprit, il s’allongea pour retenir Andrade, qui d’une énergie débordante, voulait de se créer d’autres ouvertures pour effectuer des frappes concluantes.

 

Surexcité par la situation précaire du champion, Andrade projeta violemment Bute dans un coin :

  • L’arbitre Marlon B. Wright ne laissa pas passer pareil occasion pour lui décerner un avertissement, délais qui atténua l’engouement d’Andrade, et qui permit à Bute de récupérer un peu.

 

Au 12e round, les deux yeux de Bute montrèrent passablement d’enflures. Néanmoins, c’est tout de même Andrade qui accusait un déficit insurmontable aux points :

  • Andrade devait tout faire pour obtenir le KO.

 

À la dernière minute, Lucian exténué, semblait dépassé par la situation :

  • Ses jambes vacillaient et Andrade mit toute la gomme pour le punir définitivement.

 

Avec 37 secondes à écouler au dernier engagement, Andrade plaça une première gauche suivie de trois coups similaires sur la tempe de Bute, pendant que le favori de la foule retenait sous pression la main droite du Mexicain :

  • À ce moment, Wright s’interposa pendant deux ou trois précieuses secondes pour séparer les deux boxeurs.

 

Andrade, voyant que les secondes s’égrenaient toucha Bute avec une mixture de droites et de gauches tout en pourchassant Bute de bout en bout du ring:

  • Lucian se mit à accrocher son rival désespérément.
  • Wright, hors-position sépara les deux boxeurs avec huit secondes à faire,

 

Andrade avait donc besoin d’un coup miracle avec deux secondes à écouler :

  • Mais, Andrade eut cette chance et Bute s’écroula sans la moindre énergie dans un coin.

 

Bute se remit sur ses pieds avant la fin du compte, sans toutefois rester en position verticale, étant soutenu par les câbles :

  • Wright ne put en prendre note, car il était préoccupé à ce qu’Andrade réintègre le coin neutre.

 

Quand Librado retourna dans son coin (environ 9 secondes plus tard), Bute était à la limite apte à poursuivre :

  • Reste que la controverse demeure à savoir si Bute aurait été en mesure de battre un compte normal.

 

Enfin, après le son de la cloche, la controverse et le mécontentement du clan Andrade, les jugent remirent leurs cartes : 117-109, 115,111 et 115-110.

 

Après la conférence de presse, Bute offrit l’opportunité à Andrade de lui livrer un combat revanche.

 

 

L. Bute vs. Fulgencio Zuniga

Vers la fin de la période hivernale, le 13 Mars 2009, au Centre Bell, entouré par 12 153 adeptes, Lucian Bute (23-0-0, 18 KOs) prit tous les moyens en sa disposition pour effectuer avec succès une troisième défense de son titre IBF. Pour ce faire, il croisa sur son parcours le Colombien Fulgencio Zuniga (22-3-1) :

  • Zuniga avait déjà expédié au plancher le solide guerrier Kelly Pavlik avant de s’incliner par arrêt.
  • Lucian demeurait largement favori des preneurs au livre pour l’emporter.
  • Ce combat eut probablement eut lieu pour propulser la confiance de Bute à son summum en vue du second combat ButeAndrade.

 

Le camp de Zuniga exigea de ne pas faire appel à l’arbitre Marlon B. Wright :

  • Ils prétendirent que celui-ci n’avait pas été équitable lors de sa dernière apparition.
  • La commission du Québec désigna Lindsey Page comme troisième homme dans le ring.

 

Dès le son initial de la cloche, les deux boxeurs au centre du ring cherchèrent à modeler leur zone de confort;

  • Bute, avec le jab de la main droite, attendait patiemment que son adversaire se compromette.
  • Zuniga se montra déjà plus agressif en tentant d’asséner son direct de la main droite.

 

À la dernière minute du 1er round,  Lucian à son aise, offrit une boxe savante et méthodique.

 

Au 2e et 3e assaut, Zuniga prit en contre dû se couvrir à certains moments :

  • Le Colombien, touché plus qu’il ne le faut, semblait avoir une portée de loin inférieur à Bute.

 

Au 4e engagement, Bute affaissa son rival à l’aide d’une frappe dévastatrice au foie :

  • Debout au compte de huit, Zuniga, déjà plus petite taille que Bute, n’était plus en mesure de résister.
  • Sous une tempête de coups, le combat prit fin à 2min25 du 4e round.

 

 

L. Bute vs. Librado Andrade II

Pour ce 28 Novembre 2009, devant 16 473 fans au Colisée Pepsi dans la ville de Québec (amphithéâtre historiquement reconnu pour avoir été le domicile des Nordiques de Québec de 1972 à 1995), le champion IBF, Lucian Bute (24-0-0, 19 KOs) (Ring Magazine #2) chercha à faire taire les critiques de ses détracteurs en accordant un combat revanche au gentleman pugiliste Mexicain Librado Andrade (28-2-0) (Ring Magazine #5).

 

 Tout au long des trois premiers rounds, c’est un Bute en contrôle, fluide et surtout bien décontracté qui dicta le combat :

  • Physiquement tout comme mentalement, Bute semblait à son apogée.

 

Au 3e round, Bute dégaina des combinaisons effectives souvent terminées par une précise main gauche.

 

Avant d’entamer le 4e assaut, Howard Grant insista sur le fait qu’Andrade devait se river à proximité de Bute et d’appliquer avec ardeur des coups en série au corps de Bute.

 

Mais avec un peu plus d’une minute à écouler au 4engagement, Bute qui est réputé pour être un boxeur agile et rapide pour trouver ses appuis, asséna une courte et sournoise main gauche directement sur pointe du menton d’Andrade :

  • Ceci provoqua un compte effectué par l’arbitre méconnu du public, Benjy Esteves Jr.

 

Après qu’Andrade prit le compte de huit, Lucian sortit quelques-uns de ses plus beaux enchaînements de sa carrière, tout cela, devant une foule hystérique.

 

Enfin, Lucian termina l’une de ses plus performances avec un coup appliqué lourdement au foie. (sa marque de commerce). Andrade ne s’en remit pas.

 

Le combat prit fin à 2min57 au 4eround :

  • Bute en était à sa 4e défense de son titre IBF des super-moyens.

 

 

L. Bute vs. Edison Miranda

Le 17 Avril 2010, tous réunit dans un esprit de fraternité au Centre Bell à Montréal, 13 682 supporters acclamèrent leur pressenti icône de la boxe à l’échelle mondiale, Lucian Bute (25-0-0, 20 KOs). Ce gala fut émis sur les ondes du réputé diffuseur HBO. Pour se faire, le Roumain allait insérer sur sa feuille de route, un type chevronné dont le métier de boxeur le fit sortir d’une misérable enfance, soit l’acharné Colombien Edison Miranda (33-4-0) :

  • Miranda était un boxeur décent, mais il n’avait jamais en mesure d’avoir le numéro de boxeurs élites tels Arthur Abraham et Kelly Pavlik.
  • Bute ne pouvait donc pas se permettre d’échapper un tel affrontement.

 

Au 1er round, avec moins de trente secondes à égrener, Bute plaça l’un de ses beaux crochets de gauche :

  • Ceci eut pour effet immédiat de monter la garde du boxeur aspirant.

 

Au 2e assaut, après avoir essuyé une gauche du Champion, Miranda visiblement irrité, se porta émotivement en attaque :

  • Toutefois sa boxe manquait passablement de créativité.

 

Après avoir été atteint significativement de différentes façons au 3e engagement, Miranda commença à jouer maladroitement le clown au milieu du ring.

 

Totalement en contrôle, Bute sorti d’emblée un uppercut appliqué à la perfection sur le menton d’Edison qui s’affaissa aussitôt sur le canevas :

  • Celui-ci se redressa avant le compte de huit, mais ses jambes étaient perceptiblement chancelantes.
  • L’arbitre Ernie Sharif sans hésitations, stoppa le combat vers la mi-chemin au 3round.
  • Il s’agissait de la troisième défaite par mise hors de combat pour Miranda.
  • Bute conserva sa fiche de combat parfaite.

 

 

L. Bute vs. Jesse Brinkley

Pour clore cette année couronnée de succès au Centre Bell, lors du 15 Octobre 2010, Lucian Bute (26-0-0, 21 KOs) fut contraint de faire face au courageux routier du Nevada Jesse Brinkley (35-5-0) :

  • Brinkley venait tout juste de déjouer les pronostics à la suite d’un surprenant triomphe, devant ses partisans, au dépend de l’actuel poids moyen Curtis Stevens.
  • Bute qui accumulait les victoires, était à ce moment classé #1 par The Ring, alors que l’aspirant obligatoire au titre IBF n’apparaissait pas dans l’illustre classement.

 

On pouvait donc envisager un combat déséquilibré :

  • Ennuyé par ce constat, une foule plus modeste de 11 682 fidèles furent tout de même présent pour voir leur favori à l’œuvre.

 

Après deux rounds sans coups d’éclats, Bute se mit à déceler des failles au style peu raffiné de Brinkley :

  • Jesse était nettement désavantagé au niveau de la portée et il était visiblement trop lent pour obtenir quelconque succès.

 

Au 5e round, Bute plaça un uppercut au corps et Brinkley, tout en perdant son mouthpiece, prit un long compte de l’arbitre Sam Williams.

 

Sévèrement corrigé par des coups en puissance, Brinkley alla de nouveau au sol au 8e et 9e round :

  • Après sa dernière chute, il signala à l’arbitre qu’il n’avait plus l’intention de continuer.
  • Bute fut crédité d’un KO avec douze secondes à faire au 9e round.
  • Il s’agissait de la 6e défense de son titre majeur.

 

 

L. Bute vs. Brian Magee

En cet événement Montréalais du 19 Mars 2011, au Centre Bell, le champion de l’International Boxing Fédération (IBF), Lucian Bute (27-0-0, 22 KOs), était fin prêt pour effectuer une 7défense de son titre contre le pugiliste gaucher de souche Irlandaise et champion de l’EBU (European Boxing Union), le gaucher Brian Magee (34-3-1) :

  • Magee eut auparavant l’honneur de représenter dignement sa nation dans la division des poids moyens, aux Jeux Olympiques de 1996 à Atlanta, aux États-Unis.
  • En 2006, il tenu tête au guerrier Britannique Carl Froch avant d’être stoppé abruptement au 11assaut.
  • Magee se présenta donc avec la ferme intention de déjouer les pronostics, en sachant que Bute était établi largement favori à 12 contre 1.

 

Le présent combat allait donc nous préciser quelque peu, où Bute se situait par rapport aux autres boxeurs de l’élite chez les super moyens, tous impliqués dans le tournoi du de la Classique du Super Six.

 

Aux rounds d’ouvertures, l’acharné Magee rudoya le champion, mais ce dernier remporta tout de même les rounds.

 

Mais, au 3e round, alors que Bute s’exposa sans raisons apparentes dans une position vulnérable en y allant d’une gauche au corps, Magee revint à la charge avec une très belle main gauche précédée par un crochet de droit :

  • Bute encaissa bien le coup, car il se retrouvait dans une excellente condition.

 

Au 4e engagement, Lucian reprit les commandes en appliquant à son tour un bel uppercut directement sur la mâchoire du négligé.

 

Au 5e assaut, Magee asséna quelques fructueuses combinaisons :

  • De cette manière, Lucian fut légèrement ébranlé par un dur et télégraphié crochet de droit du challenger.

 

Au 6e assaut, piégé par un terrible uppercut du Roumain en mode contre-attaque, Magee prit un compte de l’arbitre Pete Podgorski :

  • Dès cet instant, Lucian, son équipe et ses fans n’allaient plus jamais être inquiétés.

 

Efficient, Bute stoppa Magee au 10e engagement avec sa marque de commerce.

 

 

L. Bute vs. Jean-Paul Mendy

En ce 9 juillet 2011, Lucian Bute (28-0-0, 23 KOs) réintégra temporairement son pays natal, où il fit accueillit en héros, dans la capitale de Bucarest en Roumanie. Défendre un titre majeur chez lui, représentait depuis un bon moment, un rêve qu’il chérissait. Sa rencontre dans l’arène du Romexpo était, une fois de plus, contre un adversaire à sa portée, le Français Jean-Paul Mendy (29-0-1) :

  • Ce boxeur gaucher représenta son pays natal en 1996, au Jeux Olympiques d’Atlanta, où il fut défait au 1er  tour par l’Allemand Sven Ottke aux points (4-11).

 

Plus récemment, ce Français venait de s’approprier indignement, lors de son combat éliminatoire contre l’Australien, Sakio Bika, son ticket pour disputer ce combat championnat :

  • On octroya à Bika une amère disqualification, pour avoir décerné une frappe à Mendy, alors que ce dernier, se retrouvait déjà sur le canevas à la fin du 1er round.

 

Dans les premiers instants du combat, Lucian Bute apparu un peu tendu pour sa 8e défense de titre. Peut-être voulait-t’il trop bien faire devant les siens ? Mais, on peut dire que le moment était bien choisi pour Bute :

  • Son adversaire doté d’un certain savoir-faire quand il se retrouvait à proximité de lui, montrait, pour le reste, des habilités très restreintes et une mâchoire suspecte.

 

Au 3e round, Bute sorti un bel uppercut suivi d’un crochet, tous de la gauche.

 

Au 4e assaut, après avoir misérablement tenté de déjouer les pronostics, Mendy fut atteint d’une gauche sur la pointe du menton :

  • De retour comme troisième homme sur le ring, Marlon B. Wright mit rapidement un terme à la rencontre.

 

 

Des négociations qui tombent à l’eau

De retour au Québec, Bute se retrouvait au summum de sa carrière, Le timing était donc idéal pour qu’il croise les gants avec l’élite de la division des super-moyens.

  • Mais, il fallut patienter une fois de plus, car l’un des finalistes de la Classique du Super-Six évoluant dans la même division que le Roumain (Carl Froch ou Andre Ward) allait être couronné en décembre.
  • Il semble aussi que l’ancien tenant de titres majeures, le Danois Mikkel Kessler déclina l’offre de Interbox pour affronter Bute, car il considérait l’option de se mesurer à Robert Steiglitz.

 

L’organisation Interbox, tentèrent alors d’en venir à un accord avec le guerrier et ancien champion mondial de poids moyens Kelly Pavlik :

  • Mécontent de l’offre de 1,35 millions fait par son écurie Top Rank, l’Américain du Youngstown Ohio finit par décliner le combat.

 

 

L. Bute vs. Glen Johnson

Cela étant dit, au Colisée Pepsi, le 5 Novembre 2011, Bute (29-0-0, 24 KOs) et son organisation se résolurent donc à disputer la victoire face au demi-finaliste du Super-Six, l’aguerri mais vieillissant Glen Johnson (51-15-2). Le combat était mis à l’affiche cette fois-ci par l’autre diffuseur Américain Showtime.

 

À la fin du 1er round, Bute agressif surprit le Road Warrior d’une belle main gauche directement sur la tempe.

 

Lucian se mit à établir sa distance avec sa main avant, ce qui lui a permis d’imposer la cadence qui lui convenait :

  • Aussitôt que Johnson se rapprochait de Lucian, le Roumain était prêt à le contrer.

 

Au 4e, Bute commença à prendre une option sur le combat en atteignant la cible quelques directs de la gauche :

  • Johnson aussi était actif, mais ses coups manquaient passablement de précision et de vélocité.

 

Au 10e et 11e round, devant un Johnson au bout du rouleau, Lucian prit davantage de risques à l’attaque et cela s’avéra payant :

  • Mais Johnson, aidé par sa mâchoire d’acier franchit la limite des 12 rounds sans jamais être inquiété.
  • Les juges remirent leur carte : 120-108, 119-109 et 120-108 unanimement pour Bute.

 

 

L. Bute vs. Carl Froch

En cet événement inoubliable du 26 Mai 2012, dans l’Aréna de Nottingham, au Royaume-Uni, Lucian Bute (30-0-0, 24 KOs) allait être confronté à son plus gros test chez les professionnels :

  • Les partisans, les pugilistes professionnels, tout comme ceux qui clamaient à haut voix que Lucian n’avait pas affronté la crème chez les Super-Moyens, allaient pouvoir enfin pouvoir en à venir un commun accord sur certains aspects nébuleux qui étaient en suspens.

 

Mais le champion IBF et prétendant #1 The Ring, ne releva pas le plus grand défi à demi-mesure. Défendre son titre à Nottingham, dans la cour de son aspirant obligatoire et prétendant #2 The Ring, Carl  « The Cobra » Froch (28-2-0), représentait un choix périlleux.

  • On savait que l’explosif guerrier Anglais allait être dangereux jusqu’à la fin.
  • En prenant raisonnablement note que Froch n’avait jamais subi ne serait-ce qu’un seul échec en Grande-Bretagne, Interbox et Bute y avait inséré au contrat une clause de combat revanche, probablement à Montréal.

 

Mais en tenant compte de tous les facteurs à notre disposition, le finaliste de la Classique du Super Six demeurait le négligé par les preneurs au livre, à un peu moins de 2 contre 1 :

  • Pour Froch, ce combat était un « Must Win ». Il envisageait déjà la retraite en cas de défaite.

 

C’est sous climat de tension que les deux boxeurs abordèrent ardemment la bataille, où les deux belligérants connurent de bonnes séquences offensives.

 

Bute toucha d’aplomb la cible dans la première portion du 2e assaut, mais l’intraitable Froch asséna un puissant direct télégraphié : 

  • Coup qui ébranla momentanément Bute.

 

Au 3e engagement, sans avoir été frappé de plein fouet, Bute retraita vers les câbles :

  • À cet instant, Froch s’élança vers le Roumain pour lui décerner une rafale de coups jusqu’à la fin du round, exposant de ce fait les lacunes défensives de Bute à courte distance.

 

À la fin du 4e assaut, Froch continua de marteler Lucian, qui, affaiblit, ne pouvait plus se permettre d’autres erreurs défensives.

 

Au 5e assaut, les dommages étaient déjà faits. Après avoir défendu avec succès son titre IBF à neuf occasions, Bute fut stoppé pour la première fois en boxe professionnelle :

  • Reste que Bute, touché sans répits par des barrages de coups de puissance, fit preuve de courage et d’une volonté incroyable.
  • De plus, techniquement, il était compétitif avec l’Anglais.

 

De toute évidence, Bute est un bon styliste et le hargneux Froch ainsi son équipe, savaient qu’il fallait se construire un plan en conséquence :

  • C’est-à-dire de ne pas laisser Bute réfléchir dans le ring, en forçant la note.

 

 

L. Bute vs. Denis Grachev

Le 3 Novembre 2012, de retour au Centre Bell de Montréal, Lucian Bute (30-1-0, 24 KOs) et son équipe voulaient revenir en force et entamer de nouveau une séquence fructueuse contre un adversaire décent. Ainsi, ils se tournèrent vers un adversaire classé mondialement, soit le Russe Denis Drago’s Son’’ Grachev (12-0-1):

  • Ce combat avait comme enjeu le titre NABF des mi-lourds.
  • En déficit sur les cartes des juges, Grachev est parvenu tout de même, lors de son combat précédant, à passer le KO au talentueux Ukrainien Ismayl Sillakh.
  • Cet affrontement était un catchweight à 170 lbs.

 

Le 1er round d’observation s’écoula sans attaques éloquentes de part et d’autre :

  • Grachev en tant qu’agresseur était erratique avec sa main droite.
  • Bute, coupé légèrement près de l’œil, était réticent à porter ses meilleurs coups.

 

Au 3e assaut, Bute, qui eut léger relâchement en défensive, encaissa quelques bonnes mains droites de Grachev :

  • Bute se devait d’ajuster sa tactique pour contre-attaquer efficacement.

 

À la 4e reprise, Grachev, qui n’était pas compétitif de l’extérieur, se mit à forcer la note en s’approchant dangereusement du Roumain. Par cette tactique, il obtint sa part de succès en touchant ardemment Bute de près :

  • Grachev administra un direct suivi d’un vif crochet de gauche à courte distance.

 

Au 5e engagement, Bute, prit hors position, se fit surprendre par une droite suivie d’un crochet de gauche, alors qu’il était en retrait dans les câbles :

  • Quelque peu ébranlé, Bute se sorti habilement du pétrin grâce aux indispensables esquives tout en gardant les mains hautes.

 

Au 7e round, Grachev asséna un solide crochet de gauche qui contraignit Bute à accrocher:

  • Pour Bute, il fallait absolument qu’il retrouve ses repères pour parvenir à changer l’allure du combat.
  • Bute parvint tout de même à placer de bons coups dont un uppercut.

 

Après un 9e round ardu, Bute grâce à de bons déplacements parvint à terminer le combat en force, surtout au 12e assaut, à l’aide de mouvements défensifs fluides en contre-attaque :

  • Dans l’ensemble, Grachev était un adversaire assez compétent, plus fort physiquement, mais limité au niveau des habiletés.
  • Bute n’a jamais dominé le combat, et n’a retrouvé sa zone de confort, qu’au dernier assaut. On peut dans ce cas, parler de contre-performance, car mis à part le 12e round,  Lucian était visiblement crispé et tendu tout au long de l’affrontement.
  • Bute montra cependant, qu’il pouvait tenir le coup dans un combat plus difficile que l’on pouvait anticiper.

 

 Lucian Bute devint donc le champion NABF des mi-lourds.

 

 

L. Bute vs. James DeGale

Le 28 Novembre 2015, dans le nouvel amphithéâtre du Centre Vidéotron, à Québec, James DeGale a conservé son titre IBF des super-moyens loin des siens, dans la ville de Québec, en battant l’ex-champion Lucian Bute dans un combat de grande qualité, ce qui a mis un terme à une mémorable journée pour plusieurs boxeurs de niveau internationale.

 

DeGale (22-1-0, 14 KOs) a remporté le duel par décision unanime comme l’indique les pointages de 116-112, 117-111 et 117-111. Dans le premier tiers du combat, DeGale, beaucoup plus actif, a su emmagasiner une série de rounds en banque et il a été en mesure de conserver cette avance face à Bute (35 ans), qui néanmoins a montré de belles choses sur le ring au fur et à mesure que le combat s’étirait.

 

DeGale, 29 ans, a donné du crédit à Bute (32-3-0, 25 KOs) pour sa prestation et il a dit s’attendre à ce que le vétéran revienne en force après cette performance assez inspirée. Cette première défense de titre sur la route comportait un certain risque pour DeGale contre un boxeur de métier ayant une grande visibilité et le Britannique a en effet peiné.

 

Bute a, pour sa part, assuré qu’il allait retourner au gymnase pour combattre de nouveau contre un rival de renom, convaincu que le combat a été serré, mais il n’a toutefois pas hésité à rendre le crédit à DeGale.

 

 

L. Bute vs. Badou Jack

Le 30 Avril 2016, au D.C Armory, à Washington, Badou Jack (20-1-2, 12 KOs) a été en contrôle jusqu’à mi-chemin dans le combat, et il a su résister à la poussée du Lucian Bute (32-3-1, 25 KOs) dans les rounds de championnats. Aux yeux des nombreux fans, c’était trop peu trop tard pour Bute, mais deux des trois juges ringside ont vu le combat différemment, et Jack a su conservé son titre WBC des super-moyens dû à un verdict nul majoritaire controversé des juges.

 

Le juge Stephen Rados de Maryland a inscrit un pointage de 117-111 pour Jack, tandis que les juges Glen Cracker du Texas et Omar Mintun Sr. du Mexique en sont quant à eux arrivés à des scores de 114-114.

 

Jack a en grande partie été efficace au corps, lui qui a dominé 107-23 à ce chapitre au cours du duel. Il a aussi dicté un certain nombre de rounds avec son jab, face à un Bute qui a eu passablement de mal à trouver son rythme.

 

Pour plusieurs, cette décision est visiblement embarrassante mais toutefois, cela n’a occasionné aucunes barrières aux plans pour Jack de faire face à James DeGale dans un combat d’unification, cet hiver.

 

Bute a dit qu’il aimerait obtenir un combat revanche contre n’importe quel des deux champions. Questionné à savoir qui aurait l’avantage entre Jack et DeGaleBute indécis a dit qu’il voit ce matchup 50-50.

Phil

Phil

Philippe Chicoine a œuvré en tant que boxeur amateur en représentant la province du Québec vers la fin des années 90’s. À son deuxième combat amateur, son équipe de boxe olympique lui remit le trophée du boxeur le plus prometteur. Il a aussi participé au tournoi olympique des Gants d’Argent.
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Philippe Chicoine a œuvré en tant que boxeur amateur en représentant la province du Québec vers la fin des années 90’s. À son deuxième combat amateur, son équipe de boxe olympique lui remit le trophée du boxeur le plus prometteur. Il a aussi participé au tournoi olympique des Gants d’Argent.