Chapitre 1: Un premier pas vers la liberté d’un peuple

Introduction

La Belle Époque est une période historique de progrès social, économique, technologique et politique en Europe, s’étendant de la fin du 19e siècle au début de la première guerre mondiale en 1914. Sans doute la guerre de Sécession apporta-t-elle la liberté aux Noirs esclaves dans les États du Sud des États-Unis. Quant à leur accorder une place décente et honorable dans la société américaine, personne n’y songeaient de manière réaliste : ils étaient écartés de partout, et des sommets de la boxe comme ailleurs. Les Blancs n’admettaient qu’avec difficulté qu’un Noir pût être le champion.

Peter Jackson

Biographie

 

Peter Jackson australiaPeter « Black Prince » Jackson (1861-1901) évolua dans la catégorie des poids lourds, en Australie, où il obtint une carrière internationale significative.

 

Jackson vit le jour dans la ville de Christiansted sur l’île de Saint-Croix; une colonie Danoise qui sera par la suite vendue aux États-Unis sous les termes d’un traité en 1917) :

  • Sa famille, pour leur part, est originaire de la Baie de Montego en Jamaïque.

Son père, portant aussi le nom de Peter Jackson fut un magasinier et il fut le petit-fils d’un esclave libre, ultérieurement dirigé par un jardinier avec le surnom de Jackson.

 

Connu sous le nom de « Peter the Great »  ou « The Black Prince » , Jackson a toujours eu de belles qualités humaines :

  • Son esprit sportif et sa modestie reflétaient sa nature. C’est par ces traits de personnalité qu’il arriva à répondre aux exigences des combattants Noirs, dans un monde dicté par les Blancs.
  • Sa déférence, sa belle apparence, ses qualités d’orateur jumelés à ses prouesses en tant que boxeur le rendirent universellement populaire.
  • Il était un des rares boxeurs, Blanc ou Noir, à avoir librement accès aux chambres du National Sporting Club à Londres.

 

Né en tant qu’homme libre, ce boxeur à en devenir fut tout d’abord un citoyen Danois avant d’obtenir sa citoyenneté Australienne :

  • Jackson acquit là, une instruction adéquate dans une école primaire avant d’intégrer le monde de la marine.
  • À Sydney aux alentours de 1880, il travailla sur les quais et dans les hôtels avant de se diriger à Brisbane, et de là, il entama une carrière sa carrière de boxe en 1882 sous la tutelle de Larry Foley, un boxeur à mains nues de renom Australien et un fameux instructeur.

 

Exerçant les fonctions de matelot sur les navires depuis l’âge de 14 ans, Il utilisa ses poings pour réprimer une révolte :

  • Son intervention lui apporta de la notoriété et attira particulièrement l’attention de son éventuel entraîneur Larry Foley.
  • De cette manière, il entama sa carrière de boxeur. Il devint connu sous le nom de « Black Prince » et de « Peter the Great » .

 

Victime de discrimination par le Champion

Entre 1883 et 1886, Jackson livra des combats à sept reprises, s’inclinant une fois contre le champion Australien Bill Farnham en 1884. 

 Jackson s’empara du titre Australien des lourds en 1886 :

  • Le 25 Septembre 1886, Jackson captura le titre Australien des lourds par KO au dépend de Tom Lees au 30e round, et celui du titre Britannique du Commonwealth face à Jem Smith par mise hors de combat au 2e round.
  • En 1888, il corrigea « Old Chocolate »  Godfrey pour s’emparer du la ceinture mondiale colorée chez les lourds.

 

Jackson, en parfaite condition physique affichait comme mensurations 6 pieds ½ pour un poids de 190 lbs :

  • Ce magnifique constat lui donna une rare combinaison de vitesse et de puissance.
  • Étant davantage un boxeur cérébral qu’un slugger, il possédait de merveilleuses feintes, un jab incisif, et une combinaison de jab-direct magistrale.

 

Le 18 Avril 1888, il s’implanta aux États-Unis et en Grande-Bretagne.

Jackson combattit trente-huit des meilleurs pugilistes Anglais et Américains entre 1888 et 1892, sans concéder une seule victoire. Le 21 Mai 1891, à Melbourne, il fut cependant impliqué dans un combat des plus chaudement disputé, faisant match nul contre Joe Goddard :

  • Néanmoins, on évoque qu’il n’était pas, à ce moment, dans sa condition physique optimale.

 

Le 21 mai 1891, à Benicia en Californie, Jackson combattit mémorablement durant quatre heures le futur champion James Corbett, car le champion en titre, John L. Sullivan, refusait de l’affronter prétextant qu’il était Noir :

  • Le match avec Corbett dura 61 rounds pour finalement s’avérer être un « » no contest« »  car les deux boxeurs exténués ne pouvait plus continuer.
  • Il faut aussi mettre en valeur sa victoire, le 30 Mai 1892, à Londres, dans un trépidant dix rounds face à l’Australien Frank Slavin.

 John L. Sullivan photo

Jackson fut un des plus illustres boxeurs à ne pas avoir eu l’opportunité de disputer un combat de championnat du monde :

  • John L. Sullivan refusa de défendre son titre contre des boxeurs Noirs et Corbett qui lorsqu’il fut couronné champion en 1892, balaya du revers de la main Jackson en l’évitant.

 

Après 1892, Jackson ne fit plus en mesure d’obtenir des combats. Affaiblit par un train de vie effrénée, on dit qu’il était au prise avec la tuberculose :

  • Il enseigna donc la boxe tout en exerçant le métier de patron dans un bistrot.
  • Il fut aussi impliqué dans un rôle d’acteur dans Uncle Tom’s Cabin en  plus de livrer quelques exhibitions.

 

En 1898, il se fit pulvériser face au puissant colosse, James J. Jeffries, un autre très bon boxeur qui devait au fil du temps détenir le statut de championnat du monde des lourds au début des années 1900 :

  •  Ensuite il allait subir un troisième échec au 4e round contre un inconnu à Vancouver.

 

À court d’argent, il réintégra l’Australie, où il s’adonna à des tournées dans des cirques, mais il était trop mal en point pour boxer.

  • Après quelques représentations, il fut envoyé d’urgence à Queensland, où il quitta ce monde rongé par la tuberculose.

 

Le 13 Juillet 1901, à Roma, il fut enterré avec élégance sous les rites Anglicans au cimetière de Toowong, à Queensland :

  • Une magnifique tombe fut plus tard être dressé sur laquelle il est gravé: « This was a man » .

 

Peu de temps après avoir été le premier champion du monde Noir en 1908, « The Galveston Giant »  Jack Johnson, fit un pèlerinage jusqu’à la tombe de Jackson :

  • Il le fit par mesure de respect pour l’homme qui fut supporté non seulement à Queensland, mais par la communauté entière liée au monde de la boxe.