Artur Beterbiev a expliqué simplement les choses, comme on pouvait s’y attendre, lorsqu’on lui a demandé de décrire Dmitry Bivol en trois mots.
« Il un boxeur … Un bon boxeur. Et il est mon prochain défi !, » a déclaré le champion du monde WBC, WBO et IBF des mi-lourds à Queensberry.
« Je ne sais pas, » a-t-il ajouté lorsqu’on lui a demandé s’il s’attendait à ce que Bivol, l’actuel détenteur de la couronne WBA, représente son plus gros test en carrière sachant qu’ils vont s’affronter en Arabie saoudite, le 12 Octobre.
« J’ai déjà pris part à deux combats d’unification avant cet événement et ces gars-là étaient bons aussi. Nous verrons bien ce qui va se passer avec ce gars-là. »
Ce combat très attendu opposera deux boxeurs particulièrement dotés de grands talents, mais qui ont su faire chacun leur marque avec leur propre style ; Bivol (23-0-0, 12 KOs) étant un boxeur très cérébral, et Beterbiev (20-0-0, 20 KOs) un véritable rouleau compresseur.
Les hypothèses sont émises par ceux qui se concentrent sur les vidéos des moments forts du Tchéchène, où l’on voit Beterbiev brutaliser et écraser ses adversaires en corps à corps.
Ses succès obtenus dans les rangs amateurs et professionnels résultent notamment par son approche particulière à l’entraînement, où on le voit renforcer ses avant-bras et ses poignets à l’aide de multiples exercices peu conventionnels.
Cela dit, ceux qui ont vécu la terrible expérience de s’adonner à des séances de sparring avec Beterbiev ont un point de vue encore plus positif des aptitudes globales de boxe du Tchéchène.
Oui, Beterbiev est combattant redoutable, mais il n’aurait pas accompli tout ce qu’il a accompli s’il n’était pas aussi un boxeur magistral qui a passé des années à perfectionner son art.
Beterbiev est toujours très simpliste dans ses propos mais malgré la barrière de la langue, ce ne fut pas difficile de comprendre ce qu’il pense vraiment lorsqu’on lui a demandé s’il se sentait frustré par les gens qui sous-estiment l’ensemble de ses aptitudes en tant que boxeur :
« J’ai l’impression que lorsque vous êtes dans un Gym de boxe, vous faites votre travail en sachant qu’il y a toujours place à amélioration. C’est toujours ce que je ressens. Je dois m’entraîner plus fort pour être un bon boxeur, » a-t-il déclaré.
« C’est ce que je vais faire. Je m’efforcer d’être un bon boxeur. C’est bien parce que mon objectif est d’être un bon boxeur un jour, et cela signifie que je ne le suis pas encore. »
« Je dois m’entraîner plus fort parce que je ne le suis pas encore. Je ne suis pas encore un bon boxeur. Je serai un bon boxeur si je m’entraîne encore plus dur. Pas uniquement dû au fait que j’affronte Bivol ou quelqu’un d’autre. »
Les 20 combats professionnels de Beterbiev se sont étalés sur 11 années marquées par des blessures et, à l’âge de 39 ans, nombreux sont ceux qui se demandent si battre Bivol et devenir enfin champion du monde incontesté des mi-lourds ne serait pas le parfait coup d’envoi d’une carrière exceptionnelle. Beterbiev pense que même si battre Bivol lui permettrait d’accomplir une mission, d’autres défis l’attendront peut-être.
« Pour cette catégorie, je pense que c’est l’objectif principal, » a-t-il ensuite déclaré.
« Nous verrons par la suite. Des défis ? Peut-être d’autres catégories, faire le saut dans une autre catégorie. Nous verrons bien. Je ne me concentre pas sur ces choses-là. »
