MONTRÉAL, le 29 Décembre 2025 — Eye of the Tiger termine l’année 2025 dans une position inégalée dans son histoire de près de 15 ans. Chiffres à l’appui : parmi les 23 athlètes sous contrat avec l’écurie, 17 sont classés mondialement, dont trois champions du monde ; Osleys Iglesias (IBO), Christian Mbilli (WBC intérimaire), Albert Ramirez (WBA intérimaire).

Au sommet de la liste, quelle année ce fut pour le Montréalais Christian Mbilli (29-0-1, 24 KOs). Le 27 Juin, devant une foule de près de 5 500 spectateurs au Centre Vidéotron, le protégé de Marc Ramsay a enfin réalisé son rêve de titre mondial. Ce soir-là, « Solide » n’a eu besoin que d’un seul round pour arrêter le Polonais Maciej Sulecki, 7e aspirant mondial, et devenir champion mondial intérimaire WBC des super-moyens. Moins de trois mois plus tard, le 13 Septembre, il a défendu son titre mondial avec succès en faisant match nul avec le 3e aspirant mondial Lester Martinez.

Pour ajouter à cela, le duel Mbilli vs. Martinez était présenté en sous-carte du combat du « combat du siècle » opposant Saul Alvarez à Terence Crawford. Le tout avait lieu au Allegiant Stadium de Las Vegas, devant plus de 70 000 spectateurs, en plus des 40 millions de téléspectateurs ayant visionné le gala sur Netflix. Christian Mbilli a donc su saisir sa chance de briller devant un auditoire inégalé pour un boxeur Québécois, alors que son duel face à Martinez a été nommé « combat de la soirée ».

Bien qu’il soit champion mondial IBO des super-moyens depuis 2022, Osleys Iglesias (14-0-0, 13 KOs) a profité de 2025 pour obtenir son billet vers un deuxième titre mondial. Le 4 Septembre dernier, au Casino de Montréal, « El Tornado » a démoli le 2e aspirant mondial Vladimir Shishkin, en 8 rounds, pour ainsi devenir aspirant obligatoire au titre mondial IBF des 168 lbs. Initialement, cela devait lui garantir un combat face au champion IBF Saul Alvarez, ensuite vaincu par Terence Crawford – ayant ensuite annoncé sa retraite. Cela veut donc dire qu’Iglesias pourra mettre la main sur le titre vacant dès son prochain combat. Reste à voir qui lèvera la main pour l’affronter, car dans les deux dernières années, le Cubain s’est bâti la réputation de l’un des boxeurs les plus craints, toutes catégories confondues.

Chez les mi-lourds, Albert Ramirez (22-0-0, 19 KOs) est venu compléter le trio de champions mondiaux d’EOTTM, le 8 Août dernier, en arrêtant le 9e aspirant mondial Jerome Pampellone au 7e round pour ainsi devenir le champion mondial intérimaire WBA des mi-lourds. Le combat était présenté en Libye, devant plus de 10 000 personnes, et était diffusé sur DAZN, dans le monde entier. Cette victoire était sa 3e de l’année, après que l’olympien des Jeux de Rio ait démoli l’aspirant Croate Marko Calic et le champion d’Asie Michael Flannery en 3 et 2 rounds, au Casino de Montréal.

Sur la lignée des titres mondiaux, deux protégées d’Eye of the Tiger se sont battues en championnat du monde unifié en 2025. Après une percutante victoire par KO face à Elhem Mekhaled en Juin, Leïla Beaudoin (13-2-0, 2 KOs) a obtenu un combat face à la triple championne des poids super-plumes, Alycia Baumgardner, le 19 Décembre, en demi-finale du tant médiatisé combat opposant Anthony Joshua à Jake Paul. Malgré une défaite par décision unanime, la Québécoise a brillé par son courage et sa détermination devant les milliers de spectateurs du Kaseya Center de Miami, et – surtout – devant les dizaines de millions de téléspectateurs sur Netflix.

Quelques semaines plus tôt, le 31 Octobre, c’était la Canadienne Mary Spencer (10-3-0, 6 KOs) qui combattait pour trois titres mondiaux. Possédant déjà le titre WBA, qu’elle venait de défendre pour la première fois face à Ogleidis Suarez en Avril dernier, elle affrontait cette fois l’Américaine Mikaela Mayer avec les titres vacants du WBC et WBO des poids super-mi-moyens également à l’enjeu. Au final, l’Américaine a remporté ses 5e, 6e et 7e titres mondiaux par décision unanime à l’issue du combat, mais Mary Spencer aura combattu jusqu’au bout face à une légende encore grandissante du sport féminin.

Dans les classements mondiaux, pas moins de 14 autres tigres se démarquent, à travers 8 catégories de poids différentes. La toute dernière adition à l’écurie d’EOTTM, Lenar Perez (15-0-0, 14 KOs), se trouve déjà au 3e rang de la WBA chez les lourds-légers, en plus d’être au 12e et au 18e échelon de l’IBF et du WBC. Encore dans le top-5, l’olympien Canadien et champion NABF des poids super-légers Arthur Biyarslanov (20-0-0, 16 KOs) occupe actuellement le 4e rang du WBC et l’IBF. Chez les poids légers, le champion WBC Continental et IBF Intercontinental, Dzmitry Asanau (11-0-0, 5 KOs), se trouve lui aussi au 4e rang du WBC et 12e de l’IBF.

Dans le top-10, Arslanbek Makhmudov (21-2-0, 19 KOs) a fait un retour triomphal en dominant le Britannique, David Allen, chez lui, en Angleterre, pour ainsi mettre la main sur le titre WBA Intercontinental des poids lourds, et grimper au 6e échelon du classement mondial de la WBA.

Imam Khataev (11-1-0, 10 KOs) a lui aussi connu du succès sur la route. Dans un combat présenté par le Ring Magazine, à New York, il est devenu le premier homme à envoyer David Morrell Jr. au plancher. Même si les juges ont remis une décision partagée – et extrêmement controversée – en faveur du Cubain, Khataev a laissé une solide impression. Il n’a d’ailleurs pris aucun risque avec les juges, à son combat de retour, en arrêtant l’ancien aspirant au titre mondial Adam Deines au 3e round, en Décembre, à Gatineau. Le médaillé olympique a ainsi terminé l’année en force au 6e et 7e rang WBC et WBA du classement des 175 lbs.

Un 3e mi-lourd s’est également démarqué chez EOTTM. Le protégé de Marc Ramsay, Mehmet Unal (14-0-0, 12 KOs), a connu une année fracassante. Il a d’abord arrêté l’olympien Ezequiel Maderna en 3 rounds, pour ensuite démolir les aspirants polonais et lettons, Jan Czerklewicz et Ralfs Vilcans dès le 1er round. Dans ces deux derniers combats, Unal a conquis et défendu le titre continental des 175 lbs du WBC, pour aujourd’hui se classer au 9e rang mondial.

Le plus jeune protégé de Marc Ramsay, Jhon Orobio (16-0-0, 14 KOs), a lui aussi percé le classement mondial. Figurant au 15e rang du WBC, le champion WBC Continental des poids super-légers et ambassadeur du Ring Magazine, a remporté 4 victoires en 2025, dont la toute dernière – en seulement 2 rounds – face à l’ancien champion du monde Xolisani Ndongeni.

À 22 ans, Orobio a certainement de belles années devant lui, au même titre que la sensation Québécoise, Wilkens Mathieu (15-0-0, 10 KOs). La fierté de Québec – également ambassadeur du Ring Magazine – a connu une véritable éclosion en automne dernier. Le 30 Octobre, il a complètement dominé, et envoyé au tapis, le vétéran québécois Shakeel Phinn pour ainsi mettre la main sur les titres NABF et WBC Continental des super-moyens. Le WBC le classe actuellement au 17e rang mondial. Il s’agit d’un important exploit pour un boxeur de 20 ans. À titre comparatif, tous les autres boxeurs du top-35 ont au moins 24 ans.

Parmi les autres boxeurs classés de l’écurie: le champion WBC Continental des poids mi-moyens Christopher Guerrero (18e WBC à 147 lbs), le « Dragon » Canadien Steve Claggett (22e WBC à 140 lbs), le double aspirant au titre mondial Steven Butler (24e WBC à 168 lbs), le Montréalais Luis Santana (31e WBC à 135 lbs) et l’espoir EOTTM de l’année 2024, Moreno Fendero (36e WBC à 168 lbs).

La relève s’annonce tout aussi prometteuse avec les deux recrues d’EOTTM. Le médaillé olympique canadien Wyatt Sanford (5-0-0, 2 KOs) et le champion mondial amateur junior Erik Israyelyan (4-0-0, 2 KOs) n’ont fait qu’accumuler les victoires en 2025. À ce propos, Eye of the Tiger a terminé l’année avec un bilan d’équipe de 52 gains en 58 combats, dont 34 acquises par KO ! Le tout a été obtenu à travers les 8 galas présentés au Québec, mais aussi à l’aide de conquêtes sur la route, de l’Amérique à l’Europe, en passant par l’Afrique.

« Quand on dit qu’on amène la boxe Québécoise à un tout autre niveau, les chiffres ne mentent pas. Nous avons travaillé sans relâche pour en arriver là, mais notre équipe est maintenant prête à gagner à court, moyen et long terme. Je ne peux pas prédire l’avenir, mais je crois que ce n’est que le début. Trois, c’est déjà beaucoup, mais avec le talent que nous avons avec nous, je suis confiant que nous pourrons amener encore plus de champions du monde au Québec », a commenté le président d’EOTTM, Camille Estephan.

Eye of the Tiger sera par ailleurs de retour le 5 Février prochain, au Casino de Montréal, où Albert Ramirez effectuera sa première défense de titre mondial face à l’ancien champion mondial Lerrone Richards. Quelques billets sont toujours en vente sur le réseau Ticketmaster (ICI).