Ce sont les jeunes pugilistes qui ont eu l’honneur de disputer la 1ere compétition post JO avec les championnats d’Europe U23 hommes/femmes qui se sont déroulés à Sofia (Bulgarie) du 11 au 20 Octobre.

Yojerlin Cesar (Or)

Sthélyne Grosy (Or)

Cyndelle Bachelet (Bronze)

Christopher Hyppocrate (Bronze)

La Française s’est brillamment imposée (4-1), en finale des -57 kg, en battant la Monténégrine Bojana Gojkovic. Un titre synonyme d’un plein de confiance retrouvé.

Une victoire éclatante pour un parcours qui l’a été tout au long de la compétition. Elias Friha, entraîneur national en charge du collectif féminin jeunes, partage ce constat.

« Sthélyne a fait un super combat, » s’exclame-t-il.

« Elle a gagné la guerre du milieu, si je puis dire, dans la mesure où la stratégie consistait à rester au centre du ring sans tourner et avec un bras avant très présent pour attendre la Monténégrine et la contrer lorsqu’elle attaquait. Et ce, en effectuant un travail de feinte, en soignant ses préparations d’action ainsi que ses déplacements et en revenant tout de suite après avoir désaxé et touché. Par moments, c’est aussi elle qui prenait l’initiative quand il y avait un temps mort trop long. Si bien que Bojana Gojkovic n’a jamais vraiment réussi à trouver la bonne distance pour déployer sa boxe ni à poser des problèmes à Sthélyne. Laquelle a été agressive dans les séries qu’elle délivrait et mis de l’impact. »

A la clef, un succès probant, fruit d’une prestation très aboutie.

« Sthélyne a été très lucide et est restée maîtresse de son sujet du début à la fin. Cette médaille d’or est une juste récompense de ce qu’elle a accompli au cours du tournoi. Elle reflète sa belle année sur les rings, » confirme Elias Friha, entraîneur adjoint auprès des féminines.

Le sociétaire du Boxing Lyon United a, de nouveau, été étincelant pour remporter (5-0) la finale des -80 kg en dominant largement l’Azéri Murad Allahverdiyev et, ainsi, se succéder à lui-même au palmarès.

Encore une fois, le Tricolore a forgé son succès en appliquant une stratégie éprouvée.

« Délivrer des coups en ligne, tant en prenant l’initiative qu’en contrant, et être mobile en désaxant latéralement. Et puis déployer sa boxe d’instinct tout en sachant s’adapter à l’adversaire, » résume l’entraîneur national, Mamadou Bakary Diabira.

« En outre, Yojerlin a été vigilant quant aux moyens de défense. De toutes les façons, avec lui, dans le coin, on n’a pas forcément des choses à dire tant il est net et précis dans ce qu’il produit. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si l’Azéri ne pouvait travailler que lorsque Yojerlin était statique, ce qui n’arrivait que très rarement. Il a essayé d’imposer un pressing prudent pour tenter de le cadrer et de le coincer mais il n’y est guère parvenu. »

Et voilà comment on se hisse sur la première marche du podium.

« C’est vraiment une très belle performance. Yojerlin a gagné tous ses combats à l’unanimité des juges. C’est vraiment énorme. C’est, je crois, du jamais vu lors d’un championnat d’Europe. C’est d’autant plus fort qu’il n’est pas évident d’évoluer avec le statut de favori, a fortiori quand il s’agit de défendre son titre. Et il l’a fait de manière magnifique, » insiste Mamadou Bakary Diabira, entraineur Adjoint Pôle France INSEP.

-80 kg : Yojerlin Cesar bat Murad Allahverdiyev (Azerbaïdjan) – 5/0

-57 kg : Sthélyne Grosy bat Bojana Gojkovic (Montenegro) – 4/1

-80 kg : Yojerlin Cesar bat Antonio Grabic (Croatie) – 5/0

-54 kg : Aaron Cullen (Ecosse) bat Christopher Hyppocrate – 5/0

-57 kg : Sthélyne Grosy bat Bibiana Lovasova (Slovaquie) – 5/0

-54 kg : Lauren Mackie (Angleterre) bat Cyndelle Bachelet – 5/0