
Mayweather, grand favori. Le MMA est un sport récent. La première compétition d’Ultimate Fighting Championship, ancien nom donné à cette discipline, fut organisée le 12 novembre 1993 à Denver, aux États-Unis. C’est une discipline qui mêle pugilat et techniques de corps à corps. En somme, quasiment tous les coups sont permis. Une technique s’est tout de même vite imposée, le brasilian jujitsu, promu par la famille Gracie au Brésil et notamment Royce, premier champion d’Ultimate Fighting. La discipline s’est aujourd’hui professionnalisée et les combattants sont très complets, même si la plupart semblent miser plus facilement sur le pugilat que sur les techniques de corps à corps. Un combat en boxe anglaise pour McGregor semble donc être une aventure compliquée. De plus, les gants plus volumineux qu’au MMA risquent de démontrer le manque de punch de l’irlandais, surtout face à un combattant qui compte 49 victoires et aucune défaite. Preuve du pessimisme sur les chances de McGregor, les opérateurs prédisent clairement une issue favorable à l’américain, BetStars allant même jusqu’à une cote de 1.10 pour Mayweather contre 7 pour l’irlandais.

Le cirque ou la légende ? Mais, même si tout semble prédire une victoire facile de Mayweather, McGregor a tout de même quelques atouts dans sa manche. Tout d’abord, il a clairement été formé depuis son jeune âge sur des sacs de frappe. Les mouvements de l’irlandais sont donc ses points forts, en témoigne ce terrible KO infligé à José Aldo. De plus, il a démontré ce petit supplément d’âme qui rend l’impossible possible, comme de changer de catégorie pour conquérir un nouveau titre de champion. Il est capable de tout, ce qui explique sa popularité bien plus importante que l’américain. Alors, comme on le dit, ne vendons pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué, surtout si l’ours est ce coriace champion irlandais.

