Si tout se passe comme prévu et que Iglesias (13-0-0, 12 KOs) surclasse Shishkin (16-1-0, 10 KOs) dans un combat éliminatoire de l’IBF, le puncheur Cubain serait grandement surpris de voir le champion incontesté Canelo Alvarez lui offrir une opportunité pour la ceinture.

Canelo Alvarez disputera un super-combat face l’Américain Terence Crawford le 13 Septembre, tandis que le boxeur prometteur Iglesias n’est pas tout à fait rendu au même stade que Canelo dans sa carrière.

« Je dois penser et rester positif sur le fait que je pourrais obtenir le combat contre Canelo », a confié Iglesias à The Ring lors d’une interview.

« Mais Canelo sait lire et écrire, et il est assez intelligent pour éviter ce combat. »

« J’ai l’impression qu’il ne va pas m’affronter et qu’il va abandonner le titre. Je suis jeune et fort, et je ne pense pas qu’il veuille disputer ce combat. »

« Je comprends que monter sur le ring avec moi serait pour lui une tâche ardue. Mais je le respecte tout de même. »

Classé numéro 3 chez les super-moyens par The Ring, Iglesias s’est établi comme un prétendant aux titres à suivre de près depuis qu’il a commencé à boxer au Québec l’année dernière, sous la bannière de Eye of the Tiger Management dirigée par le promoteur Camille Estephan.

Une victoire convaincante sur Shishkin pourrait faire en sorte que Iglesias, explosif boxeur gaucher de 27 ans, puisse figurer sur la liste des adversaires potentiels de Canelo.

« C’est le genre d’opportunité pour laquelle j’ai travaillé durant toute ma carrière », a déclaré Iglesias.

« Il est important pour moi de laisser mon empreinte et que mon nom soit associé à celui d’un champion. »

« Je ne m’attends pas à ce que le combat soit serré. Je compte gagner de façon nette. Je prendrai volontiers le KO si l’occasion se présente. Mais je suis aussi prêt pour un combat de 12 rounds. J’ai grandement confiance en ma préparation. »

Né et élevé à La Havane, Iglesias s’est installé en Allemagne il y a plus de six ans, après une brillante carrière amateur à Cuba ; il est dirigé par Georg Bramowski.

En ayant disputé une moyenne de trois rounds par combat, l’agressif puncheur n’est pas le prototype du boxeur Cubain « à l’ancienne ».

« La majorité de ma technique professionnelle a été développée en Allemagne », explique Iglesias.

« On m’a appris à mieux utiliser mes jambes et à être davantage un finisseur. »

Iglesias prévoit laisser son empreinte dans la catégorie des super-moyens, mais il ne veut pas non plus mettre sa carrière sur pause trop longtemps en attendant patiemment un combat lucratif face à Canelo.

« Je suis ouvert à monter chez les mi-lourds pour affronter David Benavidez, Dmitry Bivol et Artur Beterbiev », affirme Iglesias.

« Pas de problème, faisons cela ! »