C’est le moment de passer dans une autre dimension ! À 35 ans, et alors qu’il surfe sur une incroyable série de six victoires consécutives, Ibrahima Mané s’attaque à un défi qui peut changer le cours de sa carrière…
Le 28 Septembre prochain, à Glasgow, le Français affrontera Daniele Miceli en demi-finale du PFL Europe, un tournoi réunissant les meilleurs combattants du continent. À la clef : une place en finale (prévue à Lyon), et l’occasion de s’affirmer comme l’un des visages du MMA en France.
Pour Ibrahima Mané, tous les voyants sont au vert. Dix ans après ses débuts professionnels, le Parisien semble avoir trouvé son style, et compte bien s’installer au PFL, la ligue la plus ambitieuse du moment. Un peu de stabilité, après une carrière de baroudeur, construite aux quatre coins du monde. Chine, Russie, Bahrain…
Ibrahima Mané n’a jamais reculé devant un défi, même le plus exotique. En 2017, il s’est notamment hissé en finale de l’émission The Fighter, un programme sud-africain mêlant télé-réalité et MMA !
Parti combattre sur tous les continents, Ibrahima Mané n’a clairement pas emprunté le chemin le plus évident pour atteindre le très haut niveau. Mais qu’importe. Du 10e arrondissement jusqu’à la cage du PFL, le Parisien a toujours vu les challenges comme une chance, presque comme une thérapie. Adolescent troublé, impulsif et bagarreur, il a finalement trouvé dans le sport une réponse à tous ses maux.
« J’ai eu une enfance assez compliquée. C’était sombre, j’ai failli dériver… Mais au milieu de tout ça, le sport m’a sauvé : ça m’a appris à me canaliser et à gérer les ondes négatives. Grâce aux arts martiaux, j’ai pu voyager dans le monde, me tester, et aujourd’hui, je suis fier de ma position. Le sport a vraiment construit l’homme que je suis. »
Désormais, Ibrahima Mané combat pour lui, mais également pour inspirer les plus jeunes.
Conscient de ce que le sport lui a apporté, il espère transmettre les valeurs martiales aux futures générations, et pourquoi pas inspirer des vocations.
« Je vois pas mal de petits de mon quartier qui s’identifient à mon parcours, et qui veulent faire des sports de combat. Si je peux être un ambassadeur du sport et un exemple de réussite, c’est superbe. Je ne pouvais pas rêver mieux. »
Fier représentant du quartier de la Grange-aux-Belles, où il a grandi, Ibrahima Mané n’en oublie pas pour autant ses racines ouest-africaines, qu’il revendique à chaque sortie. Seul combattant de haut niveau originaire de Gambie, « Freezer » est vu comme un exemple, et n’hésite pas donner des conseils aux jeunes espoirs du pays.
