Pour débuter, impossible de ne pas parler de son départ canon connu en Janvier dernier. L’événement Beterbiev c. Smith a sans contredit été l’événement de la décennie au Québec. Présenté au Centre Vidéotron devant plus de 10 000 spectateurs, le retour d’Artur Beterbiev devant ses partisans québécois aura également été visionné en direct par près de 800 000 téléspectateurs américains sur ESPN, en plus des milliers d’autres sur Punching Grace. Du même coup, la ville de Québec est ainsi venue confirmer sa place comme étant une destination de boxe de calibre internationale avec deux visites du géant américain en 2025, un exploit que seuls trois amphithéâtres ont accompli en Amérique du Nord.

En demi-finale, Christian Mbilli (28-0, 23 K.-O.) a saisi cette opportunité pour faire résonner son nom sur la scène internationale. En démolissant Rohan Murdock – alors 9e aspirant mondial IBF – en 6 rounds, il a su convaincre le promoteur Top Rank de lui offrir sa chance de devenir une étoile montante du réseau ESPN. Dès lors, celui que l’on surnomme « Solide » a poursuivi sur sa lancée. D’abord, en Mai, il démolit le champion anglais Mark Heffron dès le 1er round. Ensuite, en Août, il domina le triple aspirant au titre mondial Sergiy Derevyanchenko – alors classé 7e par la WBC – comme personne auparavant, et ce, devant une foule conquise de plus 5 000 personnes au Centre Vidéotron. Fort de ces trois triomphes, Mbilli semble maintenant plus près que jamais de son objectif de conquête mondiale, étant actuellement classé #1 par la WBC et WBA, ainsi que #2 et #3 par la WBO et l’IBF.

Mais si l’année 2024 fut celle de la poursuite de l’ascension de « Solide », elle fut aussi celle de l’arrivée fracassante de la terrifiante tornade cubaine, Osleys Iglesias (13-0, 12 K.-O.) au sein d’EOTTM. Le champion mondial IBO des super-moyens aura sans contredit réussi à surpasser les attentes – pourtant élevée – placées envers lui dès ses débuts en Amérique du Nord. En Mars, il ne mit qu’un round pour pulvériser l’ex-aspirant au titre mondial Marcelo Coceres. En Juin, « El Tornado » arrêta Evgeny Shvedenko – encore au 1er round – mais cette fois avec un K.-O. si terrifiant qu’il fit le tour du web en récoltant plusieurs millions de visionnements. De retour dès le mois d’Août, il ne fit qu’une bouchée de l’aspirant ghanéen Sena Agbeko. « The African Assassin » n’était jamais allé au tapis de sa carrière, mais Iglesias lui fit visiter dès le 1er assaut et l’arrêta dès le suivant. Enfin, en Novembre, la tornade termina l’année en force en arrêtant l’aspirant ukrainien – alors invaincu en 20 combats – Petro Ivanov, avec un foudroyant direct au 5e round. Il défendit ainsi son titre mondial IBO pour la 3e fois, tout en s’approchant un peu plus des autres ceintures, étant classé 4e et 7e dans les classements WBC et IBF.

D’ailleurs, Eye of the Tiger a atteint de nouveaux sommets au chapitre des combats de championnat cette année. Des 80 combats auquel ses 23 athlètes ont pris part, 24 étaient des duels de championnat, avec un total de 31 titres à l’enjeu. Fort de ce palmarès impressionnant, EOTTM s’est ainsi vu recevoir la palme de promoteur de l’année pour une 3e année consécutive par la North American Boxing Federation (NABF).

D’ailleurs, deux nouveaux champions NABF ont été couronnés cette année au Québec. De ceux-ci, celui que l’on surnomme « The Wolf », Arthur Biyarslanov (17-0, 14 K.-O.), a même déjà défendu son titre à deux reprises. L’olympien des Jeux de Rio, qui s’est entendu avec EOTTM l’hiver dernier, figure maintenant au 16e échelon de la WBC chez les super-légers.

Chez les mi-lourds, Imam Khataev (9-0, 9 K.-O.) a connu une année aussi explosive que sa fiche peut le laisser croire. Le médaillé de bronze aux Jeux de Tokyo a remporté le titre NABF dès Janvier face au champion polonais Michal Ludwiczak. Le rouleau compresseur tchétchène a ensuite détruit l’aspirant du top 25 mondial Ricards Bolotniks, l’olympien Ezequiel Maderna et l’aspirant du top 15 mondial Yunior Menendez. Ce bilan exceptionnel lui permet ainsi d’achever l’année aux 7e et 8e rangs des classements WBC et IBF.

Également à 175 lb, Albert Ramirez (19-0, 16 K.-O.) a remporté le titre international de la WBA des mi-lourds en Janvier face à Artur Ziyatdinov, et l’a ensuite défendu en Août contre l’ex-aspirant au titre mondial Adam Deines. La fierté vénézuélienne d’EOTTM est maintenant l’un des aspirants les mieux classés au monde, au tournant de 2024, étant #2 WBA et WBO, ainsi que #3 et #4 WBC et la WBA. Pour ce qui est du titre WBC Continental des Amériques, la recrue d’EOTTM Dzmitry Asanau (9-0, 4 K.-O.) a remporté la version poids légers de la ceinture verte en Novembre, alors qu’il a vaincu le puissant cogneur argentin Matias Rueda par K.-O. au 5e round.

En boxe féminine, la récolte fut tout autant impressionnante, alors qu’EOTTM se réjouit d’avoir célébré le couronnement de la première et deuxième championne mondiale de son histoire. Notons d’abord le titre mondial WBA des 154 lbs remporté par la persévérante olympienne Mary Spencer (9-2, 6 K.-O.) en Septembre dernier. Aussi, la victoire historique du mois de mars de Vanessa Lepage-Joanisse (7-2, 2 K.-O.), qui, en mettant la main sur le titre mondial WBC des poids lourds, est devenue la 3e Québécoise à triompher en championnat du monde. De son côté, Leïla Beaudoin (12-1, 1 K.-O.) a fait un important pas vers le sommet en devenant championne internationale de la WBO des 130 lb en Août dernier.

Avec un mélange de performances étincelantes et résilientes, plusieurs autres athlètes d’EOTTM ont terminé l’année avec une place de choix dans les classements mondiaux. Chez les super-moyens, Erik Bazinyan (32-1-1, 23 K.-O.) a notamment fait sa marque en sol américain en offrant une solide opposition à l’ex-champion mondial mexicain Jaime Munguia. Fort de cette expérience, il va ainsi redémarrer sa quête vers le sommet en 2025 en étant toujours classé 10e par la WBC, la WBA et l’IBF.

Steve Claggett (39-8-2, 27 K.-O.) a lui aussi prouvé qu’il méritait sa place dans le ring avec les meilleurs au monde. En Juin, à Miami, le « Dragon » a offert 12 rounds de pression suffocante au champion mondial des super-légers, Teofimo Lopez. Suivant ce revers honorable, Claggett a tout de suite repris l’entraînement et – dès Octobre – le chemin de la victoire pour ainsi remonter au 13e rang du classement WBC.

Enfin, le Montréalais Christopher Guerrero (12-0, 7 K.-O.) a effectué une première percée mondiale. Fort de trois victoires, incluant d’impressionnantes sorties face aux Américains Kenny Larson et Courtney Pennington, « Machine Gun » a atteint le 15e rang de l’IBF à 147 lb.

Pour ce qui est de la relève, plusieurs athlètes se sont aussi démarqués cette année encore. EOTTM a notamment constaté une progression marquée des sensations de 19 et 21 ans, Wilkens Mathieu (12-0, 8 K.-O.) et Jhon Orobio (12-0, 11 K.-O.). Grâce à leur talent et éthique de travail hors norme, les deux Montréalais ont été les deux boxeurs les plus actifs de tout le pays en recueillant respectivement sept victoires en 2024.

Cinq autres noms ont également retenu l’attention. De ceux-ci, Alexandre Gaumont (12-0, 8 K.-O.) fut victorieux à trois reprises, notamment dans sa première finale en carrière. Sur ce même gala, Luis Santana (13-0, 6 K.-O.) a lui aussi obtenu sa 3e victoire de l’année, tout en offrant possible le round de l’année au public québécois. La jeune sensation surnommée « The Future », Avery Martin-Duval (12-0-1, 7 K.-O.), a quant à lui triomphé à deux occasions, incluant lors de sa première demi-finale, en Mai dernier. Le fils de Thetford Mines et toujours électrisant, Thomas Chabot (11-0, 8 K.-O.), a également réussi un doublé. Le Montréalais d’adoption Mehmet Unal (11-0, 9 K.-O.) a remporté ses deux premiers duels prévus pour 10 rounds sans jamais avoir besoin de se rendre à la limite, alors que Moreno Fendero (8-0, 6 K.-O.) a poursuivi sa puissante ascension avec six victoires cette année !

« Au niveau du positionnement international, 2024 a été la meilleure année de notre histoire. Et une formule qu’on veut poursuivre en 2025, c’est d’organiser les combats locaux que nos partisans nous demandent, et de les utiliser comme tremplin vers la scène internationale. On commence donc en force avec Erik Bazinyan face à Steven Butler, mais on est bien loin de vouloir s’arrêter là », a laissé planer le président d’Eye of the Tiger, Camille Estephan.

Pour de plus amples renseignements, suivez EOTTM sur Facebook, LinkedIn, TikTok, YouTube, X et Instagram @eottm_boxing ou abonnez-vous à l’infolettre #EOTTMARMY en remplissant le formulaire en ligne (ICI).