Sergey Kovalev a infligé au grand Bernard Hopkins, la défaite la plus éprouvante de sa carrière au Boardwalk Hall à Atlantic City, en déclassant pratiquement de bout en bout le boxeur de 49 ans, comme l’indique les pointages des juges qui ont remis unanimement des cartes des 120-106, 120-107 et 120-107.

 

Cette soirée a mal débutée pour Hopkins (55-7-2, 32 KOs), qui a été rapidement alerté par la puissance du Russe, alors que B-Hop a visité le tapis dès le premier engagement. À partir de ce moment, tous les doutes s’étaient dissipés à savoir que la force de frappe de Kovalev n’était pas un simple mythe.

Hopkins Kovalev Knockdown

Cette chute a notamment permis à Kovalev d’initier davantage les échanges, lors des quatre ou cinq rounds suivants, alors qu’exceptionnellement, B-Hop enclin à être sur la défensive, a semblé ne pas être à son confort habituel dans les câbles, mais Hopkins, peu actif, espérait toujours surprendre Kovalev avec une frappe venue de nulle part.

 

Or, Kovalev tout en contrôle, ne s’est jamais empressé d’augmenter sa cadence plus qui ne le fallait, et sa patience lui a permis de dominer le combat en gérant une distance adéquate et face à cela, Hopkins n’a jamais su imposer son plan de match. Avec des longues droites, de bons crochets de droite et un solide jab, Kovalev a exhibé en grand ses aptitudes, qui font de lui un boxeur dominant chez les Mi-Lourds. Il a aussi montré qu’il pouvait être imprévisible en variant ses attaques et en ripostant à son tour aux ouvertures que laissait B-Hop, lorsque celui-ci se lançait en contre-attaque. Mais Kovalev a montré tout au long du combat, le plus grand respect pour la science de boxe de Hopkins.

 

Kovalev et Hopkins étaient tous deux souriants après le combat. Interrogé à savoir comment il s’est pris pour gagner le combat, Kovalev a dit à Max Kellerman :

« C’est simple, je blague … il est un adversaire très solide. Il a été très bon pour garder et contrôler la distance. Nous lui avons accordé du respect avant le combat, mais maintenant, il aurait intérêt à mettre un terme à sa carrière. Je le pense. Il a donné beaucoup au monde de la boxe, et à présent, il doit laisser l’opportunité aux jeunes de devenir à leur tour champion. Et je suis le suivant. »

 

Kovalev a avoué que lors du rythme endiablé au 12e round, qu’il a tout fait pour passer le Knockout à Hopkins, mais qu’en bout de ligne, Bernard, fidèle à sa réputation, a montré une capacité incroyable pour encaisser et pour survivre au carnage.

Hopkins Kovalev fight win

Pour sa part, Hopkins a tenu à rendre entièrement crédit à Kovalev pour sa performance magistrale :

« Le meilleur gars sur le ring a été Kovalev. Il a bien exécuté son plan de match; il est demeuré à l’extérieur quand il se faisait toucher. Il n’a pas été atteint souvent, mais quand il se faisait frapper, il n’était pas question pour lui d’y aller coup pour coup dans le combat quand il se faisait faire mal. Il est définitivement mécanique et patient, et à chaque fois qu’il se fait atteindre par un bon coup, il fait les bonnes choses. »

 

Et Hopkins a ajouté : « Il a fait le combat selon ses termes à lui. Quand j’essayais d’engager les hostilités, il faisait un pas en retrait. »

 

Les punchs stats sont révélateurs en ce qui a trait au déroulement du combat. Hopkins a touché 66 fois la cible sur un total de 195 coups lancés, ce qui équivaut à un pourcentage de précision de 33 %. Il a ainsi placé 40 de ses 111 coups de puissance (36%).

 

Kovalev a été beaucoup plus actif, lui qui a voulu percer la défensive d’Hopkins avec 166 de ses 585 coups octroyés, dont 121 des 341 coups de puissance (35%).

 

Avec cette victoire, Kovalev détient maintenant les couronnes IBF/WBA/WBO des Mi-Lourds.

 

 

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Last Update: novembre 9, 2014