Je suis encore subjugué par le combat. Un GGG quarantenaire qui pompe l’huile en début de combat, combattant à la fois sa propre inactivité et le dangereux champion japonais, qui avait une stratégie béton en début de combat, soit d’attaquer au corps à chaque opportunité qu’il avait. J’étais inquiet pour Golovkin au troisième round, son non-verbal ne disait rien de bon, les grandes respirations, le retrait dans les câbles, le regard un peu vide.
Puis au cinquième, il a décidé qu’il devait ouvrir la machine, que ça passe ou que ça casse. Ça a passé. Les crochets légendaires ont atteint la cible, Murata, malgré son coeur gros comme la galaxie, n’a pas pu prendre la pression; ses vicieuses attaques au corps n’étant plus que des tentatives de jab direct prévisibles. GGG savait qu’il avait gagné. Au moment où le mouth piece sortait de la bouche de Murata, on devinait la fin du scénario.
Quel privilège d’avoir vécu l’épopée GGG en temps réel. Monstre des poids moyens, il continue à 40 ans à puiser loin en lui, réussissant une unification, le positionnant très bien pour un gros chèque s’il affronte Canelo en septembre prochain.
Probablement le combat de trop, ou du moins, l’adversaire trop fort pour lui présentement. Mais il le mérite. Il a selon moi gagné le premier combat, perdu le deuxième, planète boxe ne va jurer que par la fin de cette trilogie si Canelo gagne contre Bivol dans un mois. Ce sera payant pour GGG et il le mérite.
C’est un monstre ce mec. Il faut savoir apprécier une légende quand on en a une sous les yeux. GGG en sera une. Vive la boxe.

