Mbilli (29-0-1, 24 KOs), le Franco-Camerounais-Québécois qui réside à Montréal, a infligé un KO sur le Polonais Maciej Sulecki au 1er round en Juin dernier, avant d’obtenir un match nul face à Lester Martinez (19-0-1, 16 KOs) moins de trois mois plus tard.

Parallèlement, Saul « Canelo » Alvarez a perdu son statut de champion incontesté des super-moyens, ayant été défait par Terence Crawford qui a pris sa retraite peu après, permettant ainsi à Mbilli d’être couronné champion.

« Après des années passées à être prétendant numéro un et à nous battre pour tous ces titres mineurs, et suite à la retraite de Terence Crawford, ce fut une bonne chose pour toute l’équipe », a déclaré Marc Ramsay, l’entraîneur de Mbilli, dans une interview exclusive accordée à Boxing Social.

« Quand on rêve de devenir champion du monde, on rêve de la grande soirée, mais on ne contrôle pas le système. Ce que nous ferons à partir de maintenant et ce que nous allons accomplir ultérieurement, c’est ce qui permettra à Christian de s’établir en tant que champion. »

« Pour l’instant, nous n’avons pas de discussions avec personne. Nous attendons la décision du WBC : devrons-nous affronter un challenger obligatoire ou non, ou peut-être disputer une défense optionnelle ? Nous devrions avoir des nouvelles très prochainement, d’ici deux ou trois semaines. »

« Depuis la retraite de Crawford, Canelo est le meilleur boxeur de la catégorie et nous voulons prouver que nous sommes les meilleurs. C’est le combat que nous voulons disputer. »

« Au final, j’ai appris par le passé qu’il ne faut attendre après personne. Si nous devons défendre le titre contre un challenger obligatoire (moins connu), nous serions ravis de le faire au Centre Vidéotron à Québec devant notre public. »

Depuis que Mbilli a été promu champion du monde, il a été rapporté que Martinez prévoit présenter une pétition au WBC pour forcer la tenue d’un rematch. Le WBC avait déjà ordonné un rematch avant que Mbilli ne soit élevé à titre de champion du monde peu de jours après le combat.

« C’est drôle parce qu’après le premier combat, ils ont insisté pour organiser le rematch », a expliqué Ramsay.

« On n’a jamais dit non. Ensuite, on a appris que l’équipe de Martinez ne voulait pas affronter Mbilli tout de suite préférant un combat préparatoire avant la revanche. »

« Après que Mbilli soit devenu champion du monde, ils ont commencé à réclamer le combat, mais maintenant, c’est un peu tard. Au final, je suis sûr qu’on se retrouvera sur le ring prochainement. Franchement, il le mérite. »

« Je pense que Mbilli a fait le nécessaire pour gagner le premier combat, mais nous ne voulons pas contester la décision. C’était un match nul, et c’était juste. C’était un super combat surtout pour les fans, mais pour un entraîneur, je ne suis pas sûr. On aimerait voir son boxeur être un peu plus technique et ne pas se contenter d’échanger autant de coups pendant 12 rounds. »

Mbilli et son équipe ont dû faire preuve d’une grande patience, car ils ont eu du mal à obtenir des finales éliminatoires auprès des organismes de sanction dont le WBC.

« J’ai connu une situation similaire avec d’autres boxeurs », a ajouté Ramsay.

« Je me souviens d’Eleider Alvarez qui attendait Adonis Stevenson pendant des années. J’ai appris à être patient en tant qu’entraîneur, mais il faut aussi l’expliquer au boxeur, car il veut se battre, gagner et performer. Généralement, la patience porte ses fruits. Il faut s’asseoir avec lui et lui expliquer un autre aspect de la boxe : pas seulement la tactique et la technique, mais aussi les jeux politiques et toutes les manœuvres qui se jouent au sommet de ce milieu. Il faut s’assurer de faire les bons choix au bon moment et de ne pas se laisser emporter par ses émotions. »

Categorized in:

Nouvelles,

Last Update: février 26, 2026