Biographie

George Edward Foreman (né le 10 Janvier 1949) est un ancien boxeur professionnel Américain qui a œuvré de 1969 à 1977, et de 1987 à 1997.

Surnommé « Big George », il a été deux fois champion du monde des lourds et médaillé d’or Olympique.

En dehors du sport, il est devenu un pasteur, un auteur, et un entrepreneur.

Après avoir vécu une enfance troublée, Foreman a débuté la boxe chez les rangs amateurs et il a remporté la médaille d’or dans la division des poids lourds aux Jeux Olympiques de 1968.

En tournant professionnel l’année suivante, il a remporté le titre des lourds grâce à une victoire obtenue au 2e round sur le boxeur invaincu, Joe Frazier, en 1973.

Il a par la suite effectué avec succès deux défenses de titre avant d’avoir été défait pour la première fois face à Muhammad Ali dans « The Rumble in the Jungle », en 1974.

Incapable d’obtenir une autre opportunité pour le titre, Foreman s’est retiré après avoir encaissé une défaite face à Jimmy Young, en 1997.

Après avoir reçu ce qu’il dit être une révélation, Foreman est devenu un pasteur chrétien.

Dix années plus tard, il a annoncé un retour, et en 1994 à l’âge de 45 ans, il est redevenu champion du monde des lourds en passant le knockout à l’Américain Michael Moorer qui était alors champion WBA, IBF, et linéaire :

  • Foreman demeure toujours le plus vieux champion du monde des lourds dans l’histoire, et le deuxième plus vieux champion toutes catégories confondues après Bernard Hopkins (chez les mi-lourds).

Foreman s’est retiré en 1997 à l’âge de 48 ans, avec une fiche de 76 victoires (68 par knockouts) et 5 défaites.

Foreman a été intronisé au World Boxing Hall of Fame et à l’International Boxing Hall of Fame :

  • L’International Boxing Research Organization classe Foreman comme le 8e meilleur poids lourd de tous les temps.

En 2002, il a été nommé l’un des 25 plus grands combattants à avoir œuvré au cours des 80 dernières années par The Ring magazine :

  • The Ring le classe au 9e rang parmi les plus durs puncheurs de tous les temps.

Foreman a été Analyste de boxe pour HBO Boxing avec qui il a fait la couverture de la boxe durant douze années jusqu’en 2004.

En dehors de la boxe, il a du succès en tant qu’entrepreneur et il est connu pour avoir lancé le produit de cuisine, George Foreman Grill, duquel il a vendu plus de 100 millions d’unité à travers le monde :

  • En 1999, il a vendu les droits pour ce nom pour la faramineuse somme de 138 millions $.

Sa jeunesse et sa carrière amateur

George Foreman est né à Marshall, au Texas. Il a grandi dans le district de Fifth Ward, à Houston, avec six frères et sœurs. Quoiqu’il ait été élevé par J.D. Foreman, avec qui sa mère s’est mariée au moment où George a été un tout petit enfant, son père biologique a été Leroy Moorehead.

De son propre aveu dans son autobiographie, George a dû traverser des difficultés au cours de son enfance :

  • Il a quitté l’école à l’âge de 15 ans et il s’est plus tard joint au programme Job Corp.

Une fois installé à Pleasanton, en Californie, il a commencé à s’entraîner à la boxe avec l’aide de son superviseur :

  • Foreman a eu un intérêt particulier pour le football et il a eu pour idole Jim Brown, mais il a tout de même choisi de faire carrière dans la boxe.

Il remporte l’or aux Jeux Olympiques de 1968

Foreman a remporté la médaille d’or en boxe dans la division des poids aux Jeux Olympiques de 1968, dans la ville du Mexique. En final, il a défait le boxeur de l’Union Soviétique, Jonas Cepulis quand l’arbitre a stoppé le combat au 2e round :

  • Cepulis avait déjà le visage en sang au 1er round dû aux punchs de Foreman, et il a reçu un compte de huit debout tôt au 2e round.
  • Après avoir remporté la médaille d’or, Foreman a marché autour du ring avec en main un petit drapeau des États-Unis.

Ses accomplissements dans les rangs amateurs

  • A remporté son premier combat amateur, le 26 Janvier 1967, par knockout, au 1er round, au Parks Diamond Belt Tournament.
  • A remporté les San Francisco Examiner’s Golden Gloves Francisno dans la Division Junior, en Février 1967.
  • Février 1967 : A mis knockout Thomas Cook remportant les Golden Gloves de Las Vegas, dans la Division Senior.
  • Février 1968 : A mis knockout L.C Brown remportant les San Francisco Examiner’s Senior Title, à San Francisco.
  • Mars 1968 : A remporté le titre National AAU des poids lourds, à Toledo, en Ohio vs. Henry Crump natif de Philadelphie, en final.
  • Juillet 1968 : A fait du sparring durant cinq rounds à deux différentes occasions avec l’ex-champion des lourds, Sonny Liston.
  • 21 Septembre 1968 : A remporté une seconde décision sur Otis Evans à ses débuts en sein de l’équipe Américaine lors des Jeux Olympiques à Mexico City.
  • Foreman a montré une fiche de 16-4 chez les amateurs au moment de sa présence aux Jeux Olympiques. Il a passé le knockout au boxeur de l’Union Soviétique, Jonas Cepulis, remportant la médaille d’or chez les lourds à ces Jeux. Il a été entraîné pour les Olympiques par Robert (Pappy) Gault.
  • Sa fiche chez les amateurs fut de 22-4.

Sa carrière professionnelle

Foreman a tourné professionnel, en 1969, enregistrant un knockout au 3e round sur Donald Walheim, à New York :

  • Il a livré un total de 13 combats au cours de cette année, les remportant tous (dont 11 par knockout).

En 1970, Foreman a poursuivi son ascension qui allait le mener dans un combat pour le titre incontesté des lourds, remportant chacun de ses 12 combats (dont 11 par knockout) :

  • Il a notamment défait Gregorio Peralta par décision au Madison Square Garden ; un habile boxeur qui, jusqu’à un certain point, a montré la vulnérabilité de Foreman.
  • Foreman a ensuite défait George Chuvalo par knockout technique (TKO) en trois rounds. Après cette victoire, il a vaincu Charlie Polite en quatre rounds, et Boone Kirkman en trois rounds.

En 1971, Foreman a ajouté sept autres victoires (tous par knockout), incluant un rematch avec Peralta qu’il a défait au 10e round, à Oakland en Californie, et il a stoppé Lerol Caldwell, au 2e round.

Après avoir compilé une fiche de 32-0 (29 KOs), il fut classé en tant que challenger numéro un aux titres WBC et WBA.

The Sunshine Showdown : Foreman vs. Frazier

En 1972, étant toujours invaincu avec une impressionnante fiche de knockouts, Foreman a challengé le champion du monde invaincu et incontesté des lourds, Joe Frazier.

Malgré le fait qu’il a boycotté un combat éliminatoire pour le titre après que Ali eût été dépouillé son titre de championnat, Frazier a ravi le titre à Jimmy Ellis et il a défendu son titre à quatre reprises, incluant une victoire obtenue par décision dans un duel de 15 rounds, en 1971, sur le boxeur qui était alors invaincu, Muhammad Ali, après que Ali eût battu Oscar Bonavena et Jerry Quarry.

En dépit du fait que Foreman bénéficiait d’un avantage au niveau de la taille, de la grosseur et la portée, celui-ci avait été vu négligé à 3 contre 1 face à Frazier à l’approche du combat.

The Sunshine Showdown a eu lieu le 22 Janvier 1973, à Kingston, en Jamaïque. Foreman a été dominant tout au long du combat de championnat qu’il a remporté par knockout technique :

  • Sur la chaîne de télé ABC, Howard Cosell s’était alors exclamé en disant ces propos mémorables : « Down goes Frazier ! Down goes Frazier ! Down goes Frazier ! »
  • Avant le combat, Frazier avait montré une fiche de 29-0 (25 KOs), et Foreman 37-0 (34 KOs).
  • Dans ce combat, Frazier a subi six knockdowns en dedans de deux rounds (la règle de trois knockdowns n’était pas incluse dans ce combat).
  • Après le deuxième knockdown, la mobilité et l’équilibre de Frazier étaient réduites et celui-ci n’a pas été en mesure de résister aux percutantes combinaisons de Foreman.
  • Frazier a tout fait pour se remettre sur ses pieds à chacun des six knockdowns, mais l’arbitre du combat, Arthur Mercante, a éventuellement mis un terme au combat qui était à sens unique.

En tant champion, Foreman a été décrit par les médias comme étant un individu réservé et peu bavard. Selon eux, il avait en lui un brin de moquerie et il ne se montrait pas disponible via la presse :

  • Foreman a plus tard attribué son attitude qui a montré durant ce temps à une imitation de Sonny Liston, avec qui il a partagé le ring en faisant du sparring.

Foreman a défendu avec succès son titre à deux reprises durant son règne initial en tant que champion. Il a défendu pour la première son titre, à Tokyo, face au Portoricain Jose Roman :

  • Roman, qui n’était pas vu comme un top aspirant, a été achevé en deux minutes ; ce qui fut l’un des knockouts les plus expéditifs dans un combat de championnat des lourds.

Foreman vs. Norton

La prochaine défense de titre a été contre un opposant beaucoup plus coriace. En 1974, à Caracas, au Venezuela, Foreman a fait face au dur combattant Ken Norton (qui montrait une fiche de 30-2) :

  • Norton était un boxeur reconnu pour son style peu commode avec les bras croisés, arborant une défense telle un crabe, et qui était aussi un solide cogneur, lui qui a fracturé la mâchoire de Muhammad Ali dans une victoire aux points l’année précédente.
  • Norton possédait un bon menton et il avait bien performé contre Muhammad Ali dans leurs deux matchs, remportant le premier duel aux points alors qu’il est passé tout près de gagner le second affrontement.

La réputation de Norton de montrer de la nervosité lorsqu’il était confronté à de durs cogneurs a largement été initiée à partir de ce combat. Après un premier round à l’avantage de Foreman, celui-ci a ébranlé Norton en portant sur la cible un uppercut avec une minute d’écoulée au 2e round, en le faisant crouler sur les câbles :

  • Norton ne s’était pas affaissé sur le canevas mais ses jambes étaient alors devenues chancelantes, et clairement malgré le compte de l’arbitre, il n’avait pas du tout récupéré. Dès la reprise du combat, Norton a subi presque qu’instantanément deux autres knockdowns et l’arbitre est alors intervenu pour stopper le combat :

« Ken est incroyable quand il trouve son rythme. Je ne voulais pas lui laisser la chance de rentrer dans le combat, » a dit Foreman quand il a été interviewé quelques années plus tard. Le combat est devenu connu sous le nom de « Caracas Caper ».

Suite à ce triomphe, Foreman a alors porté sa fiche professionnelle à 40-0 avec 37 knockouts.

The Rumble in the Jungle : Foreman vs. Ali

La prochaine défense de titre, versus Muhammad Ali, a été historique. Durant l’été de l’année 1974, il a fait le voyage jusqu’au Zaïre (maintenant la République Démocratique du Congo) pour défendre son titre face à Ali. Ce combat a été nommé « The Rumble in the Jungle ».

Lors de son entraînement au Zaïre, Foreman a souffert d’une coupure au-dessus de son œil, ce qui a forcé le report du combat d’un mois. La blessure a affecté sa préparation lors de son entraînement, alors que Foreman n’a pu faire du sparring à l’approche du combat par risque que la coupure soit réouverte. À ce sujet, Foreman a plus tard commenté :

« Ceci fut la meilleure chose qui soit arrivé pour Ali lorsque nous étions en Afrique – le fait que je me devais être prêt pour le combat sans avoir été en mesure de boxer. »

Foreman a plus tard affirmé qu’il a été drogué par son entraîneur avant le combat. Ali a employé son temps au Zaïre à s’attirer lui-même la faveur du public alors qu’il se moquait de Foreman à chaque fois qu’il en avait l’occasion.

Foreman était vu favori, lui qui avait passé le knockout à Joe Frazier et Ken Norton en dedans de deux rounds.

Le 30 Novembre 1974, lorsque Foreman et Ali ont été finalement opposés dans le ring, Ali a commencé le combat de manière plus agressive que prévu, en surclassant Foreman avec la vitesse de ses mains :

  • Cependant, Ali a rapidement réalisé qu’en appliquant cette approche, il se devait de bouger plus que Foreman et que ceci allait éventuellement vers l’épuisement.
  • Au 2e round, Ali a alors retraité dans les câbles en protégeant sa tête tout en frappant Foreman au visage à chaque fois qu’il en avait l’opportunité. Foreman s’est alors mis à porter des frappes au corps de Ali (sur les côtés), cependant, Foreman n’a su porter beaucoup de coups sur le visage d’Ali.
  • Les câbles du ring, étant plus souple de d’habitude (Foreman a plus tard accusé Angelo Dundee de les avoir assouplies), a permis à Ali s’est alors penché vers l’arrière évitant ainsi les larges swings de Foreman tout en agrippant l’arrière de la tête de Foreman, forçant Ali à dépenser davantage d’énergie. Ali mettait aussi une pression sur le cou de Foreman avec son bras gauche mais il n’a en aucun moment reçu un avertissement de la part de l’arbitre.
  • À ce jour, il n’est pas clair quant à savoir si les propos lancés par Ali avant le combat (à l’effet qu’il allait utiliser sa vitesse et ses mouvements face à Foreman) n’étaient qu’une tactique de diversion ou bien si Ali a utilisé cette statique fut ainsi surnommé « The Rope-a-Dope » de manière improvisée qui a nécessité une constante pression de Foreman.
  • Dans les deux cas, Ali a été en mesure de pénétrer la défensive Foreman alors qu’il se retrouvait dans les câbles. Ali a continué de prendre des lourdes charges au corps et occasionnellement des coups à la tête. Ali a plus tard dit « qu’il ne tenait plus sur ses pieds » à deux reprises durant le combat. Éventuellement, Foreman a commencé à se fatiguer, et il s’est mis à lancer des swings de plus en plus larges avec une perte de puissance.
  • Tard au 8e round, après avoir touché Foreman avec un surprenant « haymaker », Ali a su tirer avantage du fait que Foreman était en déséquilibre, est sorti des câbles en lançant une série de coups à la tête de Foreman, dont un percutant direct de la main arrière qui s’est frayé un chemin directement sur la mâchoire de Foreman. Sous l’impact du coup, Foreman s’est affaissé au sol.
  • Muhammad est alors devenu le premier boxeur et le seul à avoir stoppé Foreman. Foreman est plus tard revenue sur sa défaite en disant : « Ce ne fut juste pas ma soirée ».

Quoique Foreman eut cherché à obtenir un second combat avec Ali, il n’a su se sécuriser un rematch avec Ali :

Il a été avancé que Ali a évité Foreman, quoiqu’il eût accordé un rematch à Joe Frazier de même qu’à Ken Norton. Ali a aussi préféré minimiser les risques en affrontant Chuck Wepner, Richard Dull, Jean Pierre Coopman et Alfredo Evangelista.

Son premier retour

Foreman est demeuré inactif tout au long de l’année 1975.

En 1976, il a annoncé son retour tout en manifestant son intention de se sécuriser un rematch avec Ali. Son premier opposant a été Ron Lyle, qui avait été défait par via TKO, au 11e round, face à Muhammad Ali, en 1975 :

  • À la fin du 1er round, Lyle a porté un dur overhand de la droite qui a mis sérieusement en difficulté Foreman.
  • Au 2e round, Foreman s’est mis à marteler Lyle qui était acculé dans les câbles, mais une erreur de chronométrage est survenue alors que la cloche a sonné avec une minute restante au et Lyle a pu survivre.
  • Au 3e round, Foreman a été l’agresseur tandis que Lyle, le long de câbles, a cherché contrer Foreman.
  • Au 4e round, les deux combattants se sont lances dans un brutal slugfest. Une série de coups de puissance assenés par Lyle a fit chuter Foreman sur le canevas. Lorsque Foreman s’est relevé, Lyle a ébranlé Foreman à nouveau mais alors que Foreman avait semblé être sur le point d’être achevé, ce dernier à riposté à l’aide d’une solide droite assené sur le côté de la tête qui a occasionné un knockdown à Lyle. Lyle a ensuite non seulement battu le compte le compte de l’arbitre, mais il a placé une autre brutale combinaison qui a mis au tapis Foreman pour la seconde fois. Et encore une fois, Foreman a battu le compte. Foreman a dit plus tard qui n’a jamais été touché si durement dans un combat et qu’il a encore en mémoire d’avoir vu son propre sang sur le canevas.
  • Au 5e round, les deux ont continué d’ignorer leur défensive et ils se sont échangés leurs plus durs puncheurs dans ce qui fut une extrême brutalité. Les deux boxeurs qui tenaient à peine debout ont continuité leur slugfest. Ensuite, alors que Lyle était à bout d’énergie, Lyle a cessé de lancer des punchs, et Foreman a alors lancé une douzaine de coups sans aucune réplique de Lyle jusqu’à ce que celui-ci s’effondre. Lyle est demeuré sur le canevas jusqu’au compte de dix, concédant ainsi à Foreman la victoire par KO.
  • Le duel a plus tard été nommé par The Ring « Le combat de l’année ».

Pour son prochain combat, Foreman a choisi de faire face à Joe Frazier dans un rematch, le 15 Juin 1976. Du fait que Foreman n’a laissé aucun doute sur sa victoire à leur premier combat, et aussi que Frazier avait reçu une effroyable punition, à Manila, de la part d’Ali l’année précédente, peu de gens croyaient en ses chances de victoire.

Frazier à ce point montrait une fiche de 32-3, et Foreman 41-1.

Cependant, le deuxième duel Foreman vs. Frazier a été vraiment compétitif pour le temps qu’il a duré, alors que Frazier a utilisé de rapides mouvements de la tête qui ont fait en sorte que Foreman a été imprécis dans ses frappes.

Frazier portait des verres de contact pour sa vue et ces verres sont tombés durant le combat.

Après avoir été incapable de générer une certaine offensive avec ses poings, Frazier a éventuellement joint le tapis deux fois au 5e round et le combat a été stoppé.

À son combat suivant, Foreman a mis knockout à Scott LeDoux au 3e round, et le prospect John Dino Denis au 4e round, pour boucler l’année.

Il se retire et renaît spirituellement

L’année 1977 fut ponctuée d’un changement radical dans la vie de Foreman. Après qu’il eut passé le knockout à Pedro Agosto en 4 rounds, à Pensacola, en Floride, Foreman a pris un vol vers la destination de Puerto Rico, une journée avant son combat suivant et ce, sans s’être donné la chance de s’acclimater.

Son opposant a été l’habile boxeur Jimmy Young, qui avait battu Ron Lyle et qui avait été défait aux points dans la controverse par Muhammad Ali, l’année précédente :

  • Foreman a amorcé le combat prudemment, permettant à Young de trouver son rythme dans le combat.
  • Young s’est constamment plaint du fait que Foreman le poussait, et l’arbitre du combat a éventuellement déduit un point à Foreman, alors que Young n’a jamais reçu d’avertissement pour avoir retenu avec persistance.
  • Foreman a fait très mal à Young, au 7e round, mais il n’a pas été capable de porter de coup fatal.
  • Foreman a montré des signes d’épuisement dans la seconde moitié du combat et il a subi un knockdown, au 12e round, perdant ainsi le duel par décision.

Foreman est devenu malade dans son vestiaire après le combat. Il a souffert d’épuisement et d’un coup de chaleur et il a dit être passé près de mourir.

Quoiqu’à ce moment, il n’était pas encore religieux, Foreman a commencé à implorer Dieu de lui venir en aide. Il a expliqué qu’il a senti que Dieu lui a demandé de changer sa perception de la vie :

  • Après avoir reçu concrètement un signe de Dieu, Foreman a eu une renaissance spirituelle, et en tant que fervent chrétien, il a dédié entièrement sa vie à Dieu lors de la prochaine décennie.

Quoiqu’il ne fût pas formellement retiré de la boxe, Foreman a arrêté de combattre et il est devenu pasteur dans l’établissement Church of the Lord Jesus Christ, à Houston, et il s’est lui-même dévoué à sa famille et à sa congrégation :

  • Il a aussi ouvert un centre de jeunesse qui porte son nom.
  • Foreman a aussi continué de partager son expérience de conversion dans des émissions chrétiennes de télévision.

Il effectue un deuxième retour

En 1987, après avoir passé 10 années en dehors du ring, Foreman a surpris le monde de la boxe en annonçant son retour à l’âge de 38 ans :

  • Dans son autobiographie, il a écrit que sa motivation principale était d’amasser des fonds pour son centre de jeunesse qu’il a créé, ce qui nécessitait plus d’argent que ce dont il avait gagné lors de la phase initiale de sa carrière.
  • Une autre de ses ambitions était de combattre Mike Tyson.

Pour son premier combat, il a été à l’affiche à Sacramento, en Californie, où il a battu le faire-valoir Steve Zouski par knockout au 4e round :

  • Foreman avait alors affiché un poids de 267 lbs (121 kg) pour ce combat ou il avait paru en très mauvaise forme.
  • Alors que plusieurs fans affirmaient que Foreman avait commis une erreur en faisant un retour dans le ring, Foreman a laissé entendre en lien avec son retour qu’il tenait à prouver que l’âge une barrière aux gens pour atteindre leurs buts.
  • Il a remporté quatre autres combats au cours de l’année, apparaissant graduellement en meilleure forme de combat en combat.

En 1988, il a ajouté neuf autres victoires à son palmarès :

  • Au cours de cette période, sa victoire la plus significative fut un knockout, au 7e round, sur l’ex-champion des mi-lourds et des lourds-légers, Dwight Muhammad Qawi.

Ayant toujours été un combattant délibéré, Foreman n’avait pas perdu beaucoup de mobilité dans le ring depuis sa première retraite, quoiqu’il trouvât cela plus dur de maintenir son équilibre après avoir lancé des coups de puissance. De plus il ne pouvait plus lancer rapidement des enchaînements de coups. Il était cependant capable de placer sur la cible des frappes uniques.

Cependant, la fatigue qui avait affecté Foreman tard dans le combat, à son retour, était contre toute attente dissipée, et il pouvait aisément combattre durant la totalité des 12 rounds.

Foreman a attribué cela à son nouveau style décontracté en tant que combattant (il a fait allusion au fait que sa défaillance liée à l’endurance était attribuable son haut degré de nervosité).

En 1989, alors qu’il était en train de cheminer dans la boxe depuis son retour, Foreman s’est aussi lancé dans l’entreprenariat en faisant la vente de divers produits portant son dont des grilles sur la TV :

  • En procédant ainsi, l’image de sa personnalité publique a complètement changé passant d’un individu de glace à un personnage amical et souriant.
  • Foreman et Ali sont alors devenus des amis et celui-ci a suivi les traces d’Ali en faisant de lui une célébrité dépassant les cadres du monde la boxe.

En même temps, Foreman a poursuivi sa séquence de victoires, remportant cinq autres combats, dont une victoire, au 3e round, sur Bert Cooper qui est bien connu pour avoir affronté l’éventuel champion incontesté des lourds, Evander Holyfield.

Foreman vs. Cooney

En 1990, Foreman a fait face l’ex-challenger pour le titre, Gerry Cooney, à Atlantic City. Cooney venait de traverser une longue période d’inactivité, mais il était toujours cependant reconnu pour sa puissance de frappe :

  • Cooney a fait chanceler Foreman au 1er round, mais Foreman a placé quelques coups de puissance au 2e round.
  • Cooney a rejoint le tapis à deux reprises et Foreman a enregistré un dévastateur knockout.
  • Foreman a remporté quatre autres victoires au cours de la même année.

Foreman vs. Holyfield

L’année suivante, le 19 Avril 1991, Foreman s’est vu donner l’opportunité de challenger le champion incontesté des lourds, Evander Holyfield, qui était dans une forme exceptionnelle à 208 lbs, pour les titres mondiaux dans un événement de boxe sur pay-per-view :

  • Très peu d’experts de boxe ont donné une chance au boxeur de 42 ans, Foreman, de gagner.
  • Foreman, qui a affiché un poids de 257 lbs, a débuté le duel en se portant vers l’avant, absorbant quelques-unes des meilleures combinaisons de Holyfield tout en portant occasionnellement sur la cible des puissants swings.
  • Holyfield a montré dans ce combat qu’il était trop dur et agile pour aller au sol et il s’était bâti une bonne avance aux points dans le duel, mais Foreman en a surpris plusieurs en complétant la totalité des douze rounds.
  • Le round 7 duquel Foreman a fait mal à Holyfield avant d’avoir été à son tour ébranlé par un puissant enchaînement, était prévu pour être le « round de l’année » selon The Ring Magazine mais aucun prix n’a été décerné en 1991.

Plus tard, Foreman a combattu le journeyman, Alex Steward, qui avait été auparavant stoppé au 1er round par Mike Tyson :

  • Foreman a occasionné deux knockdowns à Steward, au 2e round, mais cela lui a demandé une grosse dépense d’énergie.
  • Foreman est devenu subséquemment épuisé, et Steward est revenu en force.
  • À la fin du 10e et dernier round, le visage de Foreman était enflé et ensanglanté, cependant les juges lui ont accordé la victoire par décision majoritaire.

Foreman vs. Morrison

En 1993, Foreman a reçu une autre opportunité pour un titre mondial, cette fois pour le titre vacant WBO. L’opposant de Foreman fut Tommy Morrison, un jeune prospect reconnu pour sa puissance de frappe :

  • Morrison a combattu en retrait durant tout le combat, refusant d’échanger coup pour coup, et il a, à quelques reprises, tourné le dos à Foreman.
  • Cette stratégie a été payante et il a outboxé Foreman à distance. Après 12 rounds, Morrison a été déclaré vainqueur par décision unanime.

Foreman vs. Moorer : Il redevient champion du monde

En 1994, Foreman a demandé à être le challenger dans un autre combat de championnat du monde après que Michael Moorer eut battu Evander Holyfield pour les titres IBF et WBA.

Du fait qu’il avait perdu son dernier match face à Morrison, Foreman n’était pas classé et donc pas en position pour demander un autre combat pour un titre mondial. Mais le fait qu’il avait encore une grande notoriété, cependant, a fait en sorte qu’il a obtenu sa chance face au nouveau champion Moorer (plus jeune que lui de 19 ans).

Le challenge de Foreman pour le titre face à Moorer s’est tenu le 5 Novembre 1994, à Las Vegas, au Nevada, avec Foreman qui a porté les mêmes culottes de boxe rouges que lors de sa défaite face à Ali, 20 années plus tôt. Cette fois, cependant, il occupait le statut de grand négligé :

  • Durant neuf round, Moorer l’a facilement outboxé, frappé, tout en évitant de se mettre en danger, alors que Foreman se portait vers l’avant cherchant à porter le coup d’assommoir.
  • Au 10e round, Foreman était avait accumulé un retard sur tous les pointages des juges. Cependant, Foreman a cherché à revenir en force, au 10e round, en touchant Moorer avec un certain nombre de punchs. Soudainement, une courte main droite a touché Moorer sur la pointe du menton causant une entaille sur la lèvre inférieure de Moorer et celui s’est alors effondré sur le canevas. Il est demeuré flat sur le canevas et l’arbitre l’a compté pour 10.

En un instant, Foreman a reconquis le titre qu’il avait perdu face à Muhammad Ali deux décennies auparavant. Il est retourné dans son coin et il s’est agenouillé en prière sous les acclamations des partisans. Avec cette victoire historique, Foreman a brisé trois records :

  • Il est devenu, à l’âge 45, le plus vieux combattant à gagner le titre de championnat du monde des lourds.
  • 20 années après avoir perdu son titre pour la première fois, il a brisé le record pour un combattant avec le plus long intervalle entre son premier et son second titre de championnat.
  • Et l’écart d’âge de 19 ans entre un champion et le challenger fut le plus gros écart dans un combat de championnat du monde des lourds.

Foreman vs. Schulz

Peu de temps après le combat de Moorer, Foreman a commencé à propos d’un potentiel super-combat versus Mike Tyson (le plus jeune champion des lourds de tous les temps).

L’organisation de la WBA, cependant, a demandé à leur challenger No. 1, qui à ce moment fut le compétent boxeur qui se faisait vieillissant Tony Tucker. Or, pour des motifs inconnues, Foreman a refusé d’affronter Tucker permettant ainsi à la WBA de le dépouiller de son titre.

Foreman a alors affronté le prospect natif de l’Allemagne, Axel Schulz, dans une défense de son titre IBF :

  • Schulz, qui était vu largement négligé, a boxé à distance en se servant de son long jab, ce qui lui a permis de gagner en confiance au fur et à mesure que le combat a progressé.
  • Foreman a terminé le combat avec un œil enflé, mais les juges lui ont accordé dans la controverse la victoire par décision majoritaire.

L’IBF a alors ordonné la tenue d’un rematch en Allemagne, mais Foreman a refusé les termes et l’IBF l’a dépouillé du titre qui lui restait. Cependant, Foreman a continué d’être reconnu comme le champion linéaire des lourds.

Foreman vs. Briggs

En 1996, Foreman est retourné à Tokyo, enregistrant une victoire facile sur le boxeur non-classé Crawford Grimsley par décision dans un duel de 12 rounds.

En 1997, il a fait face à l’aspirant Lou Savarese, remportant une décision serrée dans un exténuant et compétitif combat.

Ensuite, Foreman s’est vu offrir une autre opportunité alors que le WBC a décidé de l’opposer face à l’Américain Shannon Briggs, dans un combat éliminatoire en 1997 :

  • Le gagnant allait par la suite recevoir la chance d’affronter Lennox Lewis.
  • Après 12 rounds durant lesquels Foreman a touché solidement Briggs avec des coups de puissance, presque tout le monde assis ringside avaient clairement vu Foreman gagner.
  • Une fois de plus, il y a eu une décision controversée, mais cette fois en faveur de Briggs qui a été déclaré vainqueur avec des pointages de 114-114, 116-112, et 117-113.

Foreman a donc combattu pour la dernière fois à l’âge de 48 ans.

Il annonce son retrait définitif de la boxe

Foreman a été bienveillant et philosophique au moment où il a été défait par Briggs, mais il a annoncé son retrait définitif peu de temps après.

Cependant, il avait planifié d’effectuer un retour pour combattre l’Américain Larry Holmes, en 1999 ; un duel qui a été schedulé pour se tenir à l’Astrodome de Houston, sur pay-per-view. Foreman prévoyait recevoir une bourse de 10 millions $ et Holmes 4 millions $, mais les négociations ont échoué et le combat a été cancellé.

En continuant d’avoir de l’affinité pour le sport, Foreman est alors devenu un Analyste de boxe fort respecté sur le réseau de diffusion Américain HBO.

Sa vie personnelle

Foreman est marié avec Mary Joan Martelly depuis 1985. Il s’était auparavant marié quatre fois : Avec Adrienne Calhoun (de 1971 à 1974), Cynthia Lewis (de 1977 à 1979), Sharon Goodson (de 1981 à 1982), et Andrea Skeete (de 1982 à 1985).

Foreman a eu 12 enfants, cinq fils et sept filles. Ses cinq fils portent tous le nom de George Jr.. Sur son site Web, Foreman a expliqué :

« J’ai nommé tous mes fils George Edward Foreman alors ils vont toujours avoir quelque chose en commun. Je leurs ai dit : Si l’un d’eux s’élève alors nous allons tous ensemble s’élever, et si l’un deux est abaissé, alors nous serons tous abaissés ! »

Tout comme son père, l’un de ses fils George III a amorcé une carrière en boxe et en entrepreneuriat.

Ses deux filles conçues lors avec sa femme actuelle portent le nom de Natalia et Leola ; ses cinq autres filles se nomment Michi, Freeda (qui s’est retirée de la boxe en 2001, et qui est décédée en 2019 à l’âge de 42 ans, apparemment d’un suicide), Georgetta, Courtney, et Isabella.

En reconnaissance du patriotisme et travail communautaire de Foreman, The Americain Legion l’a honoré en lui octroyant leur James V. Day « Good Guy » Award durant leur 95e Convention Nationale, en 2013.