Biographie

Joseph William Frazier (12 Janvier 1944 – 7 Novembre 2011) surnommé « Smokin Joe » a été un boxeur professionnel Américain qui a œuvré de 1965 à 1981.

Il a régné en tant que champion incontesté des poids lourds de 1970 à 1973, et il a remporté la médaille d’or aux Jeux Olympiques de 1964.

Frazier a été particulièrement reconnu pour sa bravoure, sa durabilité, sa formidable force de frappe, et pour son style axé sur la pression continue qu’il imposait à ses adversaires.

Frazier a émergé en tant que top aspirant, tard dans les années 1960s, en défaisant des opposants incluant Jerry Quarry, Oscar Bonavena, Buster Mathis, Eddie Machen, Doug Jones, George Chuvalo, et Jimmy Ellis, en route pour devenir le champion incontesté des poids lourds en 1970.

Il a ensuite obtenu une mémorable victoire sur Muhammad Ali par décision unanime dans un combat tant attendu qui porte le nom de « Fight of the Century », en 1971.

Deux années plus tard, Frazier a perdu son titre quand il a été défait par George Foreman. Il a ensuite combattu Joe Bugner, avant de perdre une rematch face à Ali, et il a battu pour une seconde fois Quarry et Ellis.

Le dernier challenge de Frazier pour un titre mondial est survenu en 1975, Or il a été vaincu par Ali dans un match nommé, « The Thrilla in Manila ».

Frazier s’est retiré une première fois du ring en 1976 après avoir été défait pour la seconde fois par Foreman.

Il a fait un retour en 1981, en ne livrant qu’un seul combat avant de se retirer définitivement.

L’International Boxing Research Organization classe Frazier parmi les 10 plus grands poids lourds de tous les temps.

The Ring magazine l’a honoré en tant que combattant de l’année en 1967, 1970 et 1971, alors qu’il a été nommé par les membres de Boxing Writters Association of America (BWAA) en tant que combattant de l’année en 1969, 1971, et 1975.

En 1999, The Ring magazine l’a classé comme le 8e plus grand poids lourd de tous les temps.

Boxrec le classe 18e meilleur poids lourd de tous les temps.

Frazier a été intronisé autant par l’International Boxing Hall of Fame et par the World Boxing Hall of Fame.

Le style de Frazier a souvent été comparé à celui de Henry Armstrong et occasionnellement par Rocky Marciano, par sa façon de bouger, d’esquiver, et par cette pression accablante qu’il imposait sans cesse à ses rivaux :

  • Frazier a particulièrement fait sa marque avec son puissant crochet de gauche ; une arme qui lui a permis de vaincre par knockout la majorité de ses opposants.

Dans sa carrière, Frazier a seulement été défait par deux combattants ayant été à la fois champions Olympiques et champions du monde : soit face à Muhammad Ali (2 fois), et face à George Foreman (2 fois).

En Septembre 2011, Frazier a reçu un diagnostic de cancer du foie, et il a été admis aux soins palliatifs. Il est décédé de complications de la maladie, le 7 Novembre 2011.

Sa jeunesse

Joe Frazier a été le 12e enfant né de Dolly Alston-Frazier et Rubin, à Beaufort, en Caroline du Sud :

  • Il a été élevé dans une communauté rurale de Beaufort portant le nom Laurel Bay.
  • Frazier a affirmé avoir tout été près de son père qui a pris soin de lui lorsqu’il était un bambin.
  • Possédant plus de 10 acres de terre agricole, les Fraziers ont travaillé en tant que métayers.

Rubin Frazier a vu sa main gauche être brûlée et une partie de son avant-bras être amputée suite à un accident de tracteur l’année même de la naissance de son fils :

  • Rubin Frazier et sa femme Dolly étaient dans leur voiture quand Arthur Smith, qui était ivre, a courtisé Dolly mais il a été rejeté.
  • Lorsque les Fraziers avaient pris la route, Smith les a fusillés plusieurs fois, touchant Dolly au pied et Rubin quelques fois dans le bras.
  • Smith a condamné à une peine de prison, mais il a été relâché peu de temps après. À ce sujet Dolly Frazier a déclaré :

« Si tu es un bon travailleur, les hommes Blancs te font sortir de prison et te garde occupé dans la ferme. »

Les parents de Frazier ont travaillé dans leur ferme avec deux mules nommés Buck et Jenny. Leur terre agricole n’avait pas une grande valeur :

  • Ils ne pouvaient même pas cultiver des petits poids ou du maïs, que du coton et des pastèques.

Tôt dans les années 1950s, le père de Frazier a fait l’achat d’une télévision en noir et blanc. La famille et les autres ont pu alors regarder de près les matchs de boxe :

  • La mère de Frazier s’est alors mise à vendre des boissons pendant qu’ils regardaient boxer Sugar Ray Robinson, Rocky Marciano, Willie Pep, et Rocky Graziano.

Un soir, l’oncle de Frazier, Israël, a noté sa forte carrure :

« Ce gars-là … ce gars-là va devenir un autre Joe Louis, » a-t-il fait remarquer.

Ces mots ont eu tout un effet sur Joe. La journée après qu’il eut été saisi par les commentaires de son oncle, Frazier a rempli un sac de frappe avec du maïs et de la mousse espagnole. Il a suspendu ce sac de frappe qu’il a lui-même improvisé sur un chêne dans sa cour :

« Au cours des 6-7 années suivantes, presque à chaque jour, je me suis mis à frapper sur ce sac durant une heure de temps. J’ai enveloppé mes mains avec une cravate de mon père ou avec un bas de mère ou ma sœur, et je me suis exercé sur le sac, » a expliqué Frazier.

Peu de temps après que Frazier se soit mis au travail, son bras gauche a été sérieusement blessé alors qu’il avait cherché à se sauver du porc gros de 300 livres appartenant à sa famille :

  • Un jour, Frazier a donné un coup au porc avec un bâton et il s’est sauvé.
  • La porte de la porcherie s’est ouverte, cependant, et le porc s’est mis à le pourchasser.
  • Frazier est tombé et il a heurté son bras gauche sur une brique. Son bras a été gravement déchiré, mais la famille n’avait pas assez d’argent pour appeler un médecin, alors son bras a dû se guérir par lui-même.
  • Joe n’a jamais été en mesure de maintenir son bras complètement allongé à nouveau.

À l’âge de 15 ans, Frazier a alors travaillé dans une ferme pour la famille nommée Bellamy. Ils étaient tous deux des hommes Blancs :

  • Mac, qui était le plus jeune des deux et le moins virulent, et Jim qui était rude et quelque peu arriéré.

Un jour, un petit gars Noir âgé d’à peu près 12 ans a accidentellement endommagé l’un des tracteurs de la famille Bellamy. Jim Bellamy est alors devenu tellement enragé qu’il a pris sa ceinture de ses pantalons pour fouetter le jeune garçon présent dans le champ :

  • Joe a alors été témoin de la scène et il est ensuite retourné dans l’établissement de la ferme pour dire à ses amis Noirs ce qui venait d’arriver.
  • Peu de temps après, Jim Bellamy a demandé à Joe pourquoi il avait rapporté à des proches ce dont il a été témoin.
  • Joe a ensuite dit à Bellamy qu’il ne savait pas de quoi celui-ci était en train de parler, mais la famille Bellamy ne l’a pas crue et elle a ordonné à Joe de quitter la ferme afin d’éviter lui aussi de se faire fouetter avec la même ceinture.
  • Joe lui a alors dit qu’il a intérêt à garder ses pantalons sur lui puisqu’il n’allait pas être en mesure de faire usage de sa ceinture sur lui.
  • Jim a alors subitement analysé Joe pour ensuite lui dire :

« Vas t’en ! Dégage d’ici ! »

Joe a alors su que le moment était venu pour lui de quitter Beaufort pour se sortir de la misère. Même sa mère en avait convenu ainsi. Elle a dit :

« Joe, mon fils, si tu ne peux plus rester avec ces hommes Blancs, alors quitte la maison parce que je veux que rien ne t’arrive. »

Le coût du billet de train pour quitter de Beaufort vers les villes du Nord fut élevé, mais le plus proche arrêt de bus fut à Charleston, à 75 milles (121 km) de distance :

  • Heureusement en 1958, le bus a finalement fait un arrêt sur la route en Caroline du Sud.

Joe avait un frère, Tommy, à New York. Il a été avisé qu’il pouvait rester avec Tommy et sa famille :

  • Joe a dû épargner un peu d’argent avant de pouvoir vers le voyage en bus en destination de New York, et il avait déjà accumulé un peu d’argent.

Alors dans un premier temps, il est allé travailler pour l’usine Coca-Cola :

  • Joe a noté que le gars Blanc était chargé de conduire le camion et qu’il allait faire le gros du travail, soit l’empilage et le déchargement des caisses.
  • Joe est demeuré un employé de Coca-Cola jusqu’au moment où le gouvernement a commencé à construire des maisons pour les Marines situées à Parris Island, où il a par la suite été embauché pour joindre une équipe de travailleur.

Neuf mois ont éventuellement passé depuis qu’il a été expulsé de la ferme appartenant à la famille Bellamy. Un jour, sans avoir le cœur déchiré, Joe a fait ses valises et il a pris le premier bus qui se dirigeait vers le Nord. Il s’est finalement installé à Philadelphie :

« Ce fut en 1959, j’étais âgé de 15 ans, et j’étais seul. »

Sa carrière amateur

Durant sa carrière amateur, Frazier en remporté les Golden Gloves lors du Championnat des poids lourds, en 1962, 1963, et 1964.

Il a encaissé sa seule défaite en trois années chez les amateurs face à Buster Mathis :

  • Mathis s’est avéré pour Frazier comme le plus gros obstacle dans ses aspirations de participer aux Jeux Olympiques.
  • Ils se sont affrontés en finale pour la sélection Olympique, à New York, en été 1964.
  • Leur combat a été schedulé pour trois rounds et ils ont combattu chacun avec un casque et des gants de 10 onces, et ce même si les boxeurs qui allaient participer aux Jeux Olympiques, à Tokyo, ont boxé sans casques en plus d’avoir enfilé des gants de 8 onces.

Joe a été impatient d’obtenir sa revanche sur Mathis, afin d’effacer sa seule tache à son dossier et il a mis KO des opposants avant de se rendre en finale :

  • Mais une fois de plus, alors que la poussière était retombée, les juges ont accordé la victoire à Mathis sans que ce dernier l’eût mérité :

« Tout ce que le gros gars a fait, c’est de fuir le combat comme un voleur et il a cherché à me frapper en boxant à reculons, » a commenté Joe.

Mathis a porté sa culotte de boxe très haute, alors quand Joe a frappé Mathis avec un coup légitime au corps, l’arbitre n’a pas vu cela du bon œil :

  • Au 2e round, l’arbitre a été encore plus loin en pénalisant Joe de deux points pour avoir donné des coups qu’il a jugé en dessous de la ceinture :

« Dans un combat de trois rounds, un gars ne peut pas se faire déduire des points comme ça, » a dit Joe.

Joe est ensuite retourné à Philadelphie déprimé comme jamais il ne l’a été et il a même pensé de cesser la boxe.

Duke Dugent et son entraîneur Yank Durham ont su bien parler à Joe pour qu’il puisse se sortir du pétrin, et ils lui ont même suggéré de faire le voyage vers Tokyo en tant que remplaçant, si jamais quelque chose arrivait à Mathis :

  • Joe a alors accepté et une fois rendu à Tokyo, il a servi de partenaire de sparring pour n’importe quel boxeur qualifié pour les Olympiques qui voulait être en action :

« Que ce soit un poids moyen, ou un poids mi-lourd, ça n’a pas eu aucune importance. Je me suis pointé là et j’ai boxé avec tous ceux qui sont venus, »  a dit Joe.

À l’inverse, Mathis a mis la pédale douce. Lors de la matinée, lorsque l’équipe Olympique Américaine de boxe se sont pointés, Mathis a couru un mille pour ensuite dire :

« Va de l’avant, big Joe, et je vais te rattraper. »

Joe a terminé sa carrière amateur avec une fiche de 38-2.

Aux Jeux Olympiques d’été en 1964

En 1964, le représentant des poids lourds, Buster Mathis, s’était qualifié mais il s’est ensuite blessé, et donc Frazier a été désigné comme remplaçant.

  • Lors de son parcours Olympique chez les poids lourds, Frazier a passé le knockout à George Oywello de l’Uganda au 1er round.
  • Ensuite il a mis knockout Athol McQueen de l’Australie à 40 secondes, au 3e round.
  • Il était alors rendu en demi-finale étant le seul boxeur Américain en lice, et il devait faire face au boxeur de l’Union Soviétique faisant 6 pieds 2, 214 lbs, Vadim Yemelyanov :

« Mon crochet de gauche a sorti comme un missile, et je l’ai touché maintes fois au corps et au visage. Deux fois au 2e round, il a rejoint le canevas. Mais alors que j’étais en train de l’achever, j’ai senti une douleur vive à travers mon bras gauche : « Au merde, mon pouce, » Joe s’est dit.

Joe a su immédiatement que son pouce et son bras gauche étaient endommagés quoiqu’il ne fût pas sûr de la gravité du problème :

« À mi-chemin dans le combat, quand ton adrénaline est au summum, il devient difficile d’évaluer les choses. Mon esprit était centré sur le plus important, sur comment je devais gérer le reste du combat avec Yemelyanov. »

Le match s’est terminé quand l’équipe du Soviétique a lancé la serviette à 1:49 du 2e round, et l’arbitre a élevé la main blessée de Joe qui venait de remporter le combat.

Maintenant que Joe allait disputer la finale, il n’a pas mentionné à personne qu’il avait le pouce fracturé. Il a été dans sa chambre et il a trempé son pouce dans l’eau chaude et du sulfate de magnésium.

Même dans la douleur, Joe Frazier de Beaufort, en Caroline du Sud, visait la médaille d’or. Joe allait combattre un boxeur Allemand, Hans Huber :

  • Mais maintenant, quoique Joe était habitué de faire face à un boxeur plus imposant que lui, il devait aussi se battre avec une main endommagée.
  • Lorsque la cloche a sonné et que le combat a débuté, Joe s’est aussitôt mis à lancer des swings ; il a lancé sa davantage main droite qu’il ne le faisait habituellement, mais ses frappes n’avaient pas le même impact par rapport à ses combats précédents.
  • Selon les règles Olympiques (5 juges pour le combat), 3 d’entres eux ont voté pour Joe.

Sa carrière professionnelle

Après que Frazier eut été le seul boxeur Américain à avoir remporté la médaille d’or aux Jeux Olympique de 1964, son entraîneur Yancey « Yank » Durham l’a aidé à mettre sur pied Cloverlay :

  • Un groupe d’hommes d’affaires locaux (incluant Larry Merchant) qui a investi dans la carrière professionnelle de Frazier, ce qui lui a permis de s’entraîner à temps plein dans la boxe.
  • Durham a été l’entraîneur en chef et manager de Frazier jusqu’au moment de son décès, en Août 1973.

Frazier a tourné professionnel en 1965, alors qu’il a défait Woody Goss par knockout technique au 1er round.

Il a remporté trois autres combats la même année, tous par knockout, sans avoir passé le 3e round.

Tard dans l’année, il a eu un accident à l’entraînement, alors qu’il a souffert d’une blessure à l’œil gauche qui l’a rendue aveugle de cet œil :

  • Durant les tests d’avant-combat, après avoir lu le tableau oculaire avec son œil droit, alors qu’on lui a demandé de couvrir son autre œil, Frazier a pris son autre main, mais il a couvert son œil gauche pour une seconde fois, et les physiciens de la Commission Athlétique n’ont soit rien noté ou pas agit.

Le second combat de Joe a suscité un intérêt alors qu’il a rejoint momentanément le tapis, au 1er round, face à Mike Bruce :

  • Frazier a pris un compte de « 8 » par l’arbitre Bob Polis, et il est revenu en force en reportant le combat par TKO au 3e round.

En 1966, alors que la carrière de Frazier prenait son envol, Durham a contacté le réputé entraîneur Eddie Futch, à Los Angeles :

  • Les deux hommes ne s’étaient jamais rencontrés, mais Durham avait été avisé de la réputation de Futch, qui était vu comme l’un des entraîneurs les plus respectés dans le monde de la boxe.

Frazier s’est alors rendu à Los Angeles pour s’entraîner, peu de temps avant que Futch eut accepté de joindre l’équipe de Durham en tant qu’assistant entraîneur.

Avec Futch comme assistant, Durham a arrangé trois combats à Los Angeles versus le journeyman Al Jones, le vétéran aspirant Eddie Machen, et George « Scrap Iron » Johnson :

  • Frazier a mis knockout Jones et Machen, et il a étonnamment fait 10 rounds avec le journeyman Johnson dans un duel qu’il a remporté par décision unanime. Johnson aurait apparemment gage toute sa bourse comme quoi il allait survivre jusqu’au dernier son de la cloche, a noté Ring Magazine, et c’est quelque chose qu’il a réalisé. Mais Johnson était reconnu pour être un boxeur impossiblement durable.

Après le match avec Johnson, Futch est devenu un véritable membre du camp de Frazier dans le rôle d’assistant entraîneur et stratège, donnant des conseils à Durham sur le matchmaking :

  • Ce fut Futch qui a suggéré que Frazier puisse boycotter le Tournoi Éliminatoire WBA des Poids Lourds pour trouver un successeur à Muhammad Ali après que le champion des lourds eut été dépouillé de son titre pour avoir refusé de joindre les forces militaires, quoique Frazier était le top aspirant à ce moment.

Futch a montré sa valeur inestimable à Frazier comme assistant coach, en l’aidant à modifier son style :

  • Sous sa tutelle, Frazier a adopté le style défensif « bob-and-weave », un style qui a donné plus de difficultés à ses rivaux de plus grande taille à porté de coups sur lui, en plus d’accentuer la force de frappe de Frazier.

Alors que Futch résidait toujours à Los Angeles, où il a travaillé comme superviseur aux États-Unis à the U.S Postal Service, il a pris un vol en direction de Philadelphie pour travailler avec Frazier afin de finaliser la préparation de ses combats.

Après que Durham fut décédé d’une attaque cérébrale, le 30 Août 1973, Futch a été approché pour succéder en tant que coach en chef et manager auprès de Frazier, au même moment où il entraînait l’aspirant poids lourd Ken Norton :

  • Norton avait perdu un rematch face à Ali moins de deux semaines après le décès de Durham.
  • À ce moment, les managers de Norton, Robert Biron et Aaron Rivkind, ont demandé à ce que Futch choisisse qui il allait entraîner entre Frazier et Norton, et Futch a choisi Frazier.

Du milieu jusqu’à la fin des années 1960s

Maintenant, dans la seconde année, en Septembre 1966, Frazier a remporté une décision serrée sur le rude aspirant, Oscar Bonavena, malgré le fait que Bonavena l’a envoyé deux fois au tapis au 2e round. Un troisième knockdown dans ce round aurait signifié l’arrêt du combat (selon la règle des trois knockdowns) :

  • Frazier est revenu en force et il a remporté une décision après 12 rounds.
  • Une victoire sur Machen a suivi ce duel.

En 1967, Frazier a poursuivi son parcours couronné de succès en gagnant chacun de ses six combats, incluant un knockout, au 6e round, sur Doug Jones, et une brutale victoire par TKO, au 4e round, sur le Canadien George Chuvalo :

  • Aucuns boxeurs n’avaient jusque-là stoppé Chuvalo, quoique Frazier malgré l’arrêt du combat, n’a pas été en mesure d’envoyer Chuvalo au tapis.
  • Chuvalo n’a jamais été au sol dans toute sa carrière malgré qu’il eût combattu d’innombrables gros noms de la boxe.

En Février 1967, Joe a enregistré 14 victoires et son étoile a alors commencé à briller. Ses succès ont fait en sorte qu’il est apparu sur la page de couverture sur la revue Ring Magazine :

  • Au cours de ce mois, il fait la rencontre d’Ali, qui n’avait pas encore été dépouillé de son titre.

Ali a affirmé que Joe n’avait aucune chance de le « rincer » mais dans ses rêves les plus fous.

Plus tard, en cette même année, Muhammad Ali dépouillé de son titre mondial des lourds, du fait de son refus de joindre les rangs militaires pour la guerre au Vietnam.

Pour combler la place libre, la Commission Atlhetique de l’État de New York demandé un combat entre Frazier et Buster Mathis. Tous deux invaincus dans les rangs professionnels avant ce match, le gagnant allait être reconnu en tant « Champion du monde » par l’État de New York :

  • Quoique le combat n’était pas reconnu par certains comme un combat de championnat, Frazier a remporté le duel par knockout, au 11e round.

Il a ensuite défendu son statut en battant le prospect et dur puncheur, Manuel Ramos, du Mexique, en deux rounds.

Il a bouclé l’année 1968 en battant à nouveau Oscar Bonavena, par décision dans un dur rematch de 15 rounds :

  • Bonavena a combattu un peu sur la défensive, en combattant le long des câbles, ce qui a permis à Frazier de se bâtir une nette avance aux points.
  • Ring Magazine a montré Bonavena après le combat avec un visage terriblement meurtri. Il avait été sévèrement puni.

En 1969, Frazier a défendu son titre NYSAC, au Texas, en battant Dave Zyglewicz (qui n’avait perdu qu’une seule fois en 29 combats) par knockout, au 1er round.

Ensuite il a stoppé Jerry Quarry, au 7e round :

  • Ce compétitif et excitant match avec Quarry a été nommé par Ring Magazine, le combat de l’année.
  • Frazier a montré qu’il pouvait en faire plus que de simplement boxer comme un sluggeur. Il a utilisé les nouvelles habiletés défensives s’illustrant avec des esquives pour ensuite lancer des rafales de coups sur Quarry, mais le fait que ce dernier était réputé pour être un des excellents contre-attaquant à l’œuvre chez les lourds.

Il devient champion du monde

Le 16 Février 1970, Frazier a fait face au champion WBA Jimmy Ellis, au Madison Square Garden, à New York. Ellis avait battu Jerry Quarry dans un tournoi en finale éliminatoire WBA qui a été laissé vacant par Ali.

Frazier avait lui-même refusé de participer au tournoi du fait qu’il a contesté leur décision de dépouillé Ali de leur titre.

Ellis avait notamment obtenu une impressionnante victoire sur Oscar Bonavena.

Auparavant, Ali avait annoncé sa retraite et il a abandonné le titre des lourds, permettant à Ellis et Frazier se combattre pour le titre incontesté :

  • Frazier a remporté le combat par TKO, lorsque l’entraîneur de Ellis, Angelo Dundee n’a pas laissé son protégé poursuivre le combat lors de l’amorcement du 5e round, du fait Ellis avait subi deux knockdowns au 4e round (les deux premiers knockdowns de Ellis en carrière).
  • La victoire décisive de Frazier sur Ellis fut à la fois une terrifiante démonstration de sa puissance et de ténacité.

Lors de sa première défense de titre, Frazier a fait le voyage vers Detroit pour défier le champion des mi-lourds, Bob Foster, qui était sur le point d’établir un record pour le nombre de défenses de titre dans la division des mi-lourds :

  • Frazier (26-0) a alors conservé son titre en expédiant deux fois au tapis le dur puncheur Foster, au 2e round.
  • Le deuxième knockdown est survenu suite à un dévastateur crochet de gauche et Foster n’a pas été en mesure de battre le compte.

Ensuite, il y a eu la tenue le combat tant demandé surnommé « Fight Of The Century », soit son premier combat avec Muhammad Ali, qui avait effectué un retour en 1970, après avoir dû purger une suspension de trois années de la boxe :

  • Ceci s’est avéré le premier choc entre deux champions poids lourds invaincus (le dernier fut le combat entre Mike Tyson et Michael Spinks en 1988), en sachant que Ali (31-0) n’avait pas perdu son titre dans le ring, mais qu’il avait plutôt été dépouillé du titre suite à son refus de joindre les Forces Armées, et donc plusieurs le considéraient toujours comme le vrai champion.
  • Le combat allait donc couronner le seul, l’unique vrai champion des lourds.

Fight of the Century – Premier combat versus Ali

Le 8 Mars 1971, au Madison Square Garden, à New York, Frazier et Ali se sont affrontés dans ce qui fut le premier de leurs trois affrontements. Ce duel a été nommé « Fight of the Century », dans des affiches publicitaires et par la presse :

  • Ce combat qui a été diffusé à la télévision à l’international et qui avait attiré au Garden plusieurs artistes de renom tels Frank Sinatra (en tant que photographe pour Life magazine et qui état présent ringside) le comédien Woody Allen, la chanteuse Diana Ross, et les acteurs Dustin Hoffman et Burt Lancaster).
  • Les deux poids lourds invaincus se sont rencontrés via les médias dans une atmosphère délirante similaire aux moments électrisants du jeune Joe Louis.

Plusieurs facteurs sont survenus au même moment pour Frazier dans ce combat. Il était âgé de 27 ans et il était alors à l’apogée de sa carrière physiquement et mentalement.

Ali, 29 ans, revenait d’une absence de trois années mais il était demeuré actif. Il avait obtenu deux victoires, incluant une dure bataille avec Oscar Bonavena que Ali a défait par TKO en 15 rounds.

Frazier a travaillé sur une stratégie avec Eddie Futch :

  • Ils ont noté que Ali avait tendance a lancé son uppercut de la droite en arborant une position complètement droite tout de suite après avoir baissé sa main de manière à le lancer avec force.
  • Futch a donné comme instructions à Frazier de regarder la main droite de Ali, et qu’au moment Ali allait baisser sa main, de lancer son puissant crochet de gauche sur la tête de Ali.
  • Frazier a ébranlé Ali, au 11e round, et il a occasionné un knockdown à Ali, au 15e round.

Dans un brutal est compétitif duel, Frazier a perdu les deux premiers rounds mais il a su être en mesure de résister aux combinaisons de Ali :

  • Frazier a obtenu sa part de succès à mi-combat ; il est sorti fort après le 3e round, en ciblant toujours Ali avec des coups au corps et avec des puissants crochets de gauche à la tête.

Finalement, Frazier a remporté le duel de 15 rounds par decision unanime (9-6, 11-4 et 9-6) :

  • Ali a été amené à l’hôpital immédiatement après le combat pour voir si sa sévère sa mâchoire (enflée du coté droit) n’était pas fracturée.
  • Frazier a dû lui aussi passer du temps à l’hôpital au cours des mois suivants. Ses efforts déployés dans ce combat ont exacerbé en lui de l’hypertension et une infection aux reins.

Plus tard dans l’année, il a combattu une exhibition de 3 rounds face au vétéran puncheur, Cleveland Williams.

En 1972, Frazier a défendu avec succès son titre à deux reprises, en battant Terry Daniels et Ron Stander, tous deux par knockouts, respectivement au 4e et 5e round :

  • Daniels avait auparavant fait un combat nul avec Quarry et Stander avait été mis knockout par Earnie Shavers.

Il perd son titre face à George Foreman

Frazier a perdu sa fiche intacte de (29-0) dans son combat de championnat du monde, face au boxeur invaincu George Foreman, le 22 Janvier 1973, à Kingston, en Jamaïque :

  • Malgré le fait que Frazier était vu comme la grand favori, Foreman bénéficiait d’un avantage de 4 pouces au niveau de la taille sur le champion et il a été dominant dès le début.
  • Avec à peine deux minutes d’écoulées au 1er round, Foreman a mis knockdown Frazier pour la première fois.
  • Après avoir rejoint le tapis à six occasions avant la fin du 2e round, l’arbitre Arthur Mercante Sr. a stoppé le duel.

Frazier a remporté son combat suivant ; une victoire par décision dans un duel de 12 rounds, sur Joe Bugner, à Londres, afin d’éventuellement se repositionner pour un autre combat de championnat du monde.

Mi-1970s – Son deuxième combat avec Ali

Le deuxième combat de Frazier face à Ali s’est tenu le 28 Janvier 1974, dans la ville de New York. Contrairement à leur premier combat, ce combat n’a pas eu de titre à l’enjeu :

  • Dans un combat qui n’a pas passé à l’histoire (il y a eu beaucoup d’accrochages), Ali a été déclaré vainqueur par décision dans un duel de 12 rounds.

Cinq mois plus tard, Frazier a à nouveau battu Jerry Quarry, au Madison Square Garden, après avoir assené un dur crochet de gauche sur les cotes de son rival au 5e round.

En Mars 1975, Frazier a disputé un rematch avec Jimmy Ellis, à Melbourne, en Australie, alors qu’il a stoppé Ellis au 9e round :

  • Avec cette victoire, Frazier est parvenu à occuper la challenger #1 pour le titre dont Ali a fait la reconquête suite à sa victoire inattendue sur George Foreman dans le fameux combat « Rumble in the Jungle », cinq mois plus tôt.

Thirlla In Manila – Un troisième combat avec Ali

Ali et Frazier se sont affrontés une troisième et dernière fois, à Quezon City (un quartier dans la région métropolitaine de Manila), aux Philippines, le 1er Octobre 1975, dans un duel surnommé « Thrilla in Manila » :

  • Avant ce combat, Ali n’a pas manqué une seule occasion pour se moquer de Frazier en le traitant de « gorille », des propos qui ont visiblement irrité Frazier.

Le combat a eu lieu sous des conditions de chaleur accablante. Durant le combat, Ali a dit à Frazier :

« Ils ont dit que tu pouvais passer à travers, Joe. » Frazier a dit : « Ils ont menti. »

Après 14 rounds exténuant, Futch a stoppé le combat alors que Frazier avait l’œil gauche fermé, et un œil droit aussi presque fermé et une coupure.

  • Ali a plus tard affirmé que les deux n’ont jamais passé aussi proche de mourir. 

En 1977, Ali a dit à l’interviewer Reg Gutteridge que son troisième combat avec Frazier fut sa meilleure performance. Quand Gutteridge lui a suggéré que ce fut plutôt sa victoire sur Cleveland Williams, Ali a répondu :

 « Non, Frazier est un combattant bien plus dur et rude que Cleveland Williams. »

Frazier vs. Foreman 2

En 1976, Frazier (32-3) a combattu George Foreman une deuxième fois :

  • Avec une tête rasée pour se donner une nouvelle image, Frazier a cette évité d’avancer dans les lourds coups de Foreman, ce dont il avait fait dans le premier match entre les deux.
  • Cependant, Foreman a entendu son moment et il est parvenu à placer un foudroyant crochet de gauche qui a soulevé le corps de Frazier.
  • Après un deuxième knockdown, le combat a été stoppé au 5e round. Peu de temps après le combat, Frazier a annoncé son retrait du ring.

Frazier a fait une brève apparition dans le film Rocky, tard en 1976, et il s’est dédié lui-même à entraîner des boxeurs locaux où il a grandi, à Philadelphie, incluant quelques-uns de ses propres enfants.

1980s : Un retour et une carrière en tant qu’entraîneur

En 1981, Frazier a tenté de faire un retour. Il a fait match nul dans un duel de 10 rounds face à Floyd Cummings, à Chicago, à l’Illinois :

  • Ce fut un combat douloureux pour les deux boxeurs. Frazier s’est ensuite retiré pour de bon du ring.

Après cela, Frazier a été impliqué lui-même dans divers projets. Parmi ses fils qui ont choisi d’amorcer une carrière dans la boxe, il a entraîné Marvis Frazier, qui a été un challenger pour Larry Holmes (champion du monde des lourds) et il a entraîné sa fille, Jackie Frazier-Lyde, dont son combat le plus significatif a été une défaite serrée aux points face à Laila Ali (la fille de son grand rival).

Frazier a bouclé sa carrière avec une fiche de 32 victoires, 4 défaites, 1 nul, avec 27 victoires obtenue par knockout. Il a remporté 73 pourcent de ses combats par knockout, comparé à 60 pourcent pour Ali et 83 pourcent pour Foreman. Il est un membre de l’International Boxing Hall Of Fame.

En 1984, Frazier a été l’arbitre spécial pour le match de championnat du monde NWA des poids lourds entre Ric Flair et Dusty Rhodes, au Starrcade (1984), accordant la victoire à Flair du fait que Rhodes avait un saignement excessif.

En 1986, Frazier est apparu en tant « qu’homme de coin » pour Mr. T face à Roddy Piper, au Nassau Veterans Memorial Coliseum, dans le cadre de WrestleMania 2.

En 1989, Frazier a joint Ali, Foreman, Norton, et Holmes pour l’hommage spécial qui leur a été rendu : Champions Forever.

Sa relation avec Muhammad Ali

Frazier et Ali a été des amis. Pendant que Ali a été tenu à l’écart du ring pendant un laps de trois années pour avoir refusé d’être recruté par l’Armée Américaine, Frazier lui a avancé de l’argent, et il a de plus témoigné devant le Congrès et il a adressé une pétition au Président de États-Unis, Richard Nixon, afin que Ali puisse obtenir le droit de boxer à nouveau. Frazier a supporté les droits de Ali à l’effet qu’il ne voulait pas intégrer les rangs de l’Armée en disant :

« Si les Baptistes n’ont pas le droit de se battre, je ne combattrai pas moi non plus. »

Cependant, lors du « build up » de leur premier combat, « The Fight of the Century », les choses ont tourné alors que Ali « qui était au pris avec « une bataille culturelle et politique » s’est donné l’image d’être une révolutionnaire tout en se battant pour les droits civils des Noirs alors que Frazier était vu comme l’Espoir Blanc, un « Oncle Tom », et un pion de l’établissement Blanc.

Ali a donc reçu l’appui de plusieurs Américains Noirs face à Frazier. Bryant Gumbel a été l’un de ceux qui a joint les pro-Ali (un anti-Frazier) en écrivant ce passage suivant dans un magazine :

« Est-ce que Joe Frazier est un champion Blanc avec une peau noire ? »

Quant à Frazier, il a divulgué sa pensée ci-dessous à ce sujet :

« Je pense que ceci a été une tentative cynique par Clay de me pousser à m’isoler mon entourage. Il a pensé que cela allait me fragiliser au moment de notre affrontement dans le ring. Eh bien, il s’est trompé. Cela ne m’a pas affaibli, ça l’a plutôt eu l’effet de me réveiller et de voir jusqu’à quel point ce fils de p*te a été mesquin. »

Il a noté l’hypocrisie de Ali qui l’a surnommé « Oncle Tom » alors que son entraîneur, Angelo Dundee, était Blanc.

Et comme résultat de la campagne de Ali, les enfants de Frazier ont été harcelé à l’école et sa famille a dû recevoir la protection de la police après avoir reçu des menaces de mort.

Ali a déclaré que dans le cas Frazier remportait le combat, qu’il allait se traîner dans le ring et admettre que Frazier est le plus grand.

Après que Frazier eut gagné le combat par décision unanime, ce dernier a demandé à Ali de respecter sa promesse de se traîner dans le ring, mais Ali ne l’a pas tenue. Ali plutôt dit que Frazier a bénéficié d’une décision rendue par les Blancs, et il a insisté à l’idée qu’il méritait de gagner le combat.

Durant une interview télévisée avant leur second combat en 1974, Ali a continué d’insulter Frazier (qui visiblement irrité de se faire traiter « d’ignorant ») a mis au challenge Ali de l’affronter et la querelle entre les deux a tourné en bataille dans le studio. Ali a alors remporté le second combat sans titre l’enjeu par décision.

Ali a fait avancer les choses dans le « build up » de leur dernier combat « The Thrilla in Manila », en traitant Frazier « d’autre type de negro » de « type laid et stupide » et de « gorille ». À un certain moment, Ali a fait du sparring avec un gars portant un costume de gorille et il a frappé une marionnette de gorille en caoutchouc en disant :

« Ceci est la conscience de Joe Frazier …  Je vais la garder partout où je vais aller. Ceci est de quoi il a l’air quand tu le frappes. »

Bien des années après, Frazier a conservé de l’amertume à l’endroit de Ali, et il a fait l’hypothèse que la bataille face au syndrome de Parkinson qu’a dû livrér Ali a été une forme rétribution Divine pour avoir été insolent par le passé.

En 2001, Ali s’est excusé à l’endroit de Frazier via un article de New York Times, en disant :  

« D’une certaine façon, Joe a eu raison. J’ai dit beaucoup de choses dans le feu de l’action dont je n’aurais dû jamais dire. Je l’ai traité de qualificatifs que je n’aurais jamais dû dire. Je tiens à offre mes excuses pour cela. Je suis désolé. »

Frazier aurait semble-t-il accepté les excuses, quoiqu’il eût plus tard dit que Ali s’est excusé via les journaux, et non devant à lui. Il a dit :

« J’attends toujours qu’il me le dise devant moi, » ce dont Ali a répondu : « Si vous voyez Frazier, dites-lui qu’il demeure toujours un gorille. »

Frazier a dit via Sports Illustrated, em Mai 2009, ne plus ressentir d’amertume envers Ali. Après la mort de Frazier en Novembre 2011, Ali était parmi ceux qui ont été présents aux funérailles privées de Frazier, à Philadelphie.

Son décès

Frazier a été diagnostiqué avec un cancer du foie, tard en Septembre 2011, et il dû recevoir des soins palliatifs au moment de son décès le 7 Novembre. Lorsqu’il a appris la mort de Frazier, Muhammad Ali a dit :

« Le monde vient de perdre un très grand champion. Je vais toujours me souvenir de Joe, j’aurai toujours du respect et de l’admiration en son endroit. »

Les funérailles privées de Frazier ont eu lieu, le 14 Novembre, à l’Église Baptiste Enon Tabernacle, à Philadelphie. En plus de ses amis et sa famille étaient présents Muhammad Ali, Don King, Larry Holmes, Magic Johnson, Dennis Rodman.

Il a été plus tard enterré au Cimetière Ivy Hill, tout près de l’Église Baptiste Enon Tabernacle.