Biographie

Ray Charles Leonard (né le 17 Mai 1956), mieux connu sous le nom de « Sugar » Ray Leonard, est un ancien boxeur professionnel Américain, orateur motivant, et acteur occasionnel.

Souvent perçu pour avoir été l’un des meilleurs boxeurs de tous les temps, Ray Leonard a performé de 1977 à 1997, remportant des titres mondiaux dans cinq divisions de poids.

Il a de plus été le champion linéaire dans trois catégories de poids, en plus d’avoir été le champion incontesté des poids mi-moyens.

Leonard a figuré au sein du groupe « The Fabulous Four » ; un groupe de boxeurs qui ont tous combattu dans les années 1980s. Ce groupe distinct dont il a fait partie a aussi inclut Roberto Duran, Marvelous Marvin Hagler, et Thomas Hearns :

  • « The Fabulous Four » a créé une vague de popularité dans les divisions de poids les plus légères, ce qui a fait en sorte que la boxe est demeurée populaire après l’ère de Muhammad Ali.
  • Au cours de cette période, Leonard a défait les futurs membres intronisés à l’International Boxing Hall of Fame que sont Hearns, Duran, Hagler et Wilfred Benitez.

Leonard est aussi devenu le premier boxeur à avoir touché plus de 100 millions $ en bourses, et il a été nommé le boxeur de la décennie dans les années 1980s :

  • The Ring magazine l’a nommé le Combattant de l’année en 1979 et 1981, alors que the Boxing Writters Association of America (BWAA) l’a nommé le Combattant de l’année en 1976, 1979 et 1981.

En 2002, Leonard a été voté par The Ring magazine comme le 9e meilleur combattant à avoir œuvré lors des 80 dernières années.

Leonard occupe actuellement le 44e rang sur Boxrec au sein de leur liste des meilleurs boxeurs de tous les temps.

Sa jeunesse

Leonard, le cinquième de sept enfants de Cicero et Getha Leonard, est né à Wilmington, en Caroline du Nord. :

  • Il a été nommé Ray Charles, soit le même nom que le chanteur préféré de sa mère.

La famille s’est installée à Washington D.C., alors qu’il était âgé de trois ans, et ils ont ensuite résidé de manière permanente à Palmer Park, à Maryland, quand il a eu 3 ans :

  • Son père a occupé les fonctions de manager de nuit dans un supermarché, tandis que sa mère a exercé le métier d’infirmière.

Leonard a fréquenté l’établissement scolaire du Parkdale High School, où il a été un étudiant plutôt timide :

  • Mis à part le moment où il s’est presque noyé dans un ruisseau durant une inondation à Seat Pleasant, à Maryland, son enfance s’est déroulé sans incidents.
  • Il est souvent resté chez lui parfois en lisant des livres de bandes dessinées et en jouant avec son chien. À ce sujet, sa mère a dit :

« Il n’a jamais beaucoup parlé. Nous ne pouvions jamais dire ce dont à quoi il pensait. Mais je n’ai jamais eu des problèmes avec lui. Je n’ai jamais eu à aller à l’école ne serait-ce qu’une seule fois à cause de lui. »

Sa carrière amateur

Leonard a commencé à boxer, au Palmer Park Recreation Center, en 1969. Son frère ainé, Roger, s’est initié à la boxe avant lui :

  • Roger l’a aidé à débuter un programme de boxe en incitant le directeur du Centre, Ollie Dunlap, à former une équipe.

Dave Jacobs, un ancien boxeur, et Janks Morton se sont portés volontaires pour être coachs de boxe :

  • Roger a remporté quelques trophées, et il les a montrés à Ray afin de l’inciter à se mettre à boxer.

En 1972, Leonard a boxé chez les poids plumes, en quart de finale, au National AAU Tournament, s’inclinant par décision face à Jerome Artis :

  • Ce fut alors sa première défaite.

Plus tard lors de la même année, il a boxé aux Eastern Olympic Trials. Les règles énoncées disaient qu’un boxeur devait avoir 17 ans pour boxer dans la compétition internationale, et Leonard, qui n’était âgé de que 16 ans, a menti à propos de son âge :

  • Leonard a atteint les demi-finales chez les poids légers, perdant une décision controversée face à Greg Whaley, qui a reçu une raclée à un tel point qu’il n’a pas reçu l’autorisation de continuer les essaies et il n’a plus boxé à nouveau.

Sarge Johnson, qui était alors l’assistant coach au sein de l’Équipe Américaine de Boxe Olympique, a dit à Dave Jacobs :

« Ce jeune là que tu as est aussi bon que du sucre ! »

  • Le surnom est resté. Cependant, de par son style et son premier nom, ce ne fut qu’une question de temps avant que le gens eurent commencé à l’appeler Sugar Ray, en se référant au combattant dont plusieurs considèrent comme le meilleur boxeur de tous les temps, Sugar Ray Robinson.

En 1973, Leonard a remporté le Championnat des National Golden Gloves, chez les poids légers, mais il a perdu face à Randy Shields, en finale chez les poids légers, au National AAU Tournament.

  • L’année suivante, Leonard a remporté ces mêmes deux tournois.

Leonard a encaissé ses deux dernières défaites dans les rangs amateurs, en 1974 :

  • Il a subi une défaite controversée face à Anotoli Kamnev, à Moscou, après quoi, Kamnev a donné à Leonard le trophée du gagnant.
  • En Pologne, Kazimierz Szczerba s’est vu accordé une victoire par décision sur Leonard, et ce même s’il a été dominé dans les deux premiers rounds, et qu’il a été trois fois au tapis, au 3e round.

Leonard a remporté les National Golden Gloves et les National AAU Championships chez les poids super-légers, en 1974.

L’année d’après, il a à nouveau gagné les National AAU Championships chez les super-légers, tout comme le Championnat des Jeux Panaméricains chez les super-légers.

En 1976, Leonard a représenté l’équipe Olympique Américaine en boxant chez les poids super-légers, à Montréal. L’équipe Américaine avait aussi inclut Leon et Micheal Spinks, Howard Davis Jr., Leo Randolph, Charles Mooney, et John Tate :

  • Plusieurs considèrent toujours cette équipe Olympique Américaine de 1976, comme la meilleure équipe de boxe de l’histoire des Jeux Olympiques.
  • Leonard a remporté ses quatre premiers combats aux points (5-0). Il a fait face à Kazimierz Szczerba et il a remporté ce duel 5-0, vengeant du coup sa dernière défaite encaissée chez les amateurs.

Dans la finale, Leonard a boxé le très bon boxeur Cubain et artisan du knockout Andrés Aldama, qui avait aligné cinq knockouts avant d’atteindre la finale :

  • Leonard a placé plusieurs bons crochets de gauche lors du 1er round.
  • Au 2e round, Leonard a envoyé au tapis Aldama en portant une gauche au menton. Tard lors du round final, Leonard a une fois de plus fait mal à Aldama, qui a eu un « compte de 8 debout » provenant de l’arbitre.
  • Avec quelques secondes à écouler au combat, une combinaison de Leonard a forcé l’arbitre à donner un autre « compte de 8 debout ». Leonard s’est fait accorder la victoire par décision 5-0 et la médaille d’or Olympique. Après le combat, Leonard a déclaré :

« J’ai terminé … je livré mon dernier combat. Mon parcours est terminé, mon rêve s’est réalisé. Maintenant, je veux aller à l’école. »

Leonard a reçu une bourse d’études de la part de l’Université de Maryland, une récompense provenant des citoyens de Glenarden, à Maryland :

  • Il a eu comme intention d’étudier en gestion d’entreprises et en communication.

Leonard a complété sa carrière amateur avec une fiche de 145-5 et 75 KOs.

Un changement dans ses plans

Juanita Wilkinson, la copine de Leonard à l’école secondaire, lui a dit qu’elle était enceinte durant l’été de l’année 1973. Ils ont décidé d’avoir un bébé, mais que leur mariage allait avoir lieu seulement après les Jeux Olympique de 1976 :

  • Leonard a donc choisi de réaliser son rêve d’aller aux Olympiques tandis qu’elle et le bébé, Ray Charles Leonard Jr., allait rester chez ses parents.

Quand Leonard a boxé aux Olympiques, il a eu avec lui une photo de Wilkinson collée sur ses chaussettes.

Peu de temps avant les Olympiques, Wilkinson a déposé une demande afin qu’elle puisse recevoir 156 $ par mois pour venir aux besoins de son enfants de la part du Comté du Prince George. Elle a nommé Leonard comme père et le Procureur de l’État a intenté une action au civil à l’endroit de Leonard pour établir la paternité et pour obtenir du support dans les paiements pour l’enfant :

  • Leonard a été mis au courant de l’action, quelques jours plus tard, et il est retourné des Olympiques jusqu’à la maison ; une histoire qui a fait les manchettes sur Washington Star.

Wilkinson est allé aux Olympiques pour regarder Leonard boxer, mais elle ne lui a parlé de l’action intentée et elle ne lui a jamais demandé de l’argent :

« Je ne me suis pas sentie dérangée par toutes ces complications au point de lui demander une aide financière, » a-t-elle dit.

  • Leonard avait alors fait la promesse de supporter son fils, et ce même si cela allait l’empêcher d’aller au Collège.

Leonard avait grand espoir de recevoir un lucratif appui du fait qu’il eut remporté la médaille d’or, mais la publicité négative en lien avec la reconnaissance de sa paternité a chassé toutes ses opportunités commerciales.

Et pour rendre les choses pires, son père a été hospitalisé pour une méningite et sa mère a souffert d’une attaque cardiaque :

  • En voyant que ses parents n’étaient pas en mesure de travailler, et que son enfant et la mère de son enfant avaient besoin de support et qu’ils étaient à court d’argent, Leonard a décidé de devenir boxeur professionnel.

Sa carrière professionnelle

Lorsque Leonard a décidé de tourner professionnel, Janks Morton l’a introduit à Mike Trainer, l’un de ses amis qui était avocat. L’entraîneur a parlé à 24 de ses amis et clients afin qu’ils puissent s’engager à investir 24 000 $ ; une somme d’argent qui allait être remboursée en dedans de quatre années, avec 8% d’intérêts :

  • L’entraîneur a fait de Leonard l’actionnaire unique à Sugar Ray Leonard Inc..

Angelo Dundee, qui était alors l’entraîneur de Muhammad Ali, a été amené pour être l’entraîneur et le manager de Leonard. Plusieurs des gens considérés ont voulu avoir le contrôle absolu et une part traditionnelle d’à peu près 33 %, en tant que manager.

Cependant, Dundee avait une différente proposition. Quoiqu’il allât prescrire les procédures d’entraînement, il allait laisser la tâche de travailler, chaque jour, à Dave Jacobs et Janks Morton. Il allait cependant choisir les opposants de Leonard :

  • Pour ses services, Dundee avait dit vouloir percevoir 15% de la bourse de Leonard.

Leonard a fait ses débuts professionnels, le 5 Février 1977, devant une foule de 10 270, au Civic Center, à Baltimore. Il a été payé 40 044 $ pour ce combat. Son opposant a été Luis « The Bull » Vega, a été défait par décision unanime dans une duel de 6 rounds :

  • Après le combat, Leonard a remboursé la presque totalité de son emprunt (21 000 $) à ses investisseurs.

À son 14e combat professionnel, Leonard a affronté son premier opposant classé mondialement, Floyd Mayweather Sr., qui était classé 17e. Le combat s’est tenu, le 9 Septembre 1978, au Civic Center, Providence :

  • Leonard a remporté ce duel par knockout, au 10e round.

Un mois plus tard, Leonard a défait ses vieux son rival amateur, Randy Shields, par décision unanime dans un affrontement de 10 rounds.

Le 12 Août 1979, Leonard a passé le knockout à Pete Ranzany, en quatre rounds, remportant le titre de championnat NABF des mi-moyens.

Le mois suivant, Leonard a effectué sa première défense de titre versus Andy Price :

  • Plusieurs adeptes croyaient que Price allait donner un dur combat à Leonard, mais Leonard l’a achevé, dès le 1er round, portant du coup sa fiche à 25-0 avec 16 knockouts.

Son premier combat pour un titre mondial

Leonard vs. Wilfred Benitez

Leonard a combattu Wilfred Benitez pour le titre de championnat WBC des mi-moyens, le 30 Novembre 1979, au Caesars Palace, à Las Vegas, Nevada. La foule présente au combat a été évaluée 4 600 spectateurs :

  • Leonard a reçu 1 millions $ et Benitez, un champion du monde de deux divisions de poids avec une fiche de 38-0-1, a touché 1,2 millions $.
  • Ce fut un combat hautement compétitif et une bataille tactique. Lors du 1er round, Leonard a surpris Benitez avec un crochet de gauche bien appliqué, qui avait suivi un jab et un crochet de droite.
  • Plus tard au 3e round, Leonard a fait chuter Benitez sur son derrière avec avoir porté un vif jab. Davantage embarrassé que sonné, Benitez s’est rapidement relevé.
  • Benitez a commencé à mieux boxer techniquement, au 4e round, évitant un bon nombre de punchs tout gérant bien la distance en portant sa main droite :

« Je n’avais pas conscience que j’étais dans un combat de championnat parce que je pouvais l’atteindre si facilement, » a dit Leonard. « Mais ensuite, il s’est ajusté à mon style. C’était tout comme lorsque l’on se regarde dans un miroir. »

  • Au 6e round, il y a eu un choc de tête accidentel, ce qui a ouvert une coupure sur le front de Benitez. Du sang s’est mis à couler sur son front et sur le dessus de son nez, mais non dans ses yeux.
  • Leonard a placé les plus dures frappes, et il a fait mal à Benitez plusieurs fois tard dans le combat. Or, Leonard n’a pas été en mesure de le stopper. Benitez avait montré de bonnes habiletés :

« Personne, vraiment personne n’a pu me faire manquer autant la cible comme ça, » a dit Leonard.

  • À l’amorce du dernier round, Leonard menait sur les trois cartes des juges avec des pointages de 137-130, 137-133, et 136-134.
  • Les deux boxeurs ont décidé d’y aller coup pour coup, au 15e round. Tard dans ce round, Leonard a envoyé Benitez au tapis avec un gauche. Benitez s’est relevé, mais après avoir été touché par quelques autres punchs, l’arbitre a stoppé le combat. Le temps de l’arrêt fut à 2:54 du 15e round.

The Boxing Writters Association of America et The Ring ont alors nommé Leonard, le Combattant de l’Année, pour l’année 1979.

Leonard vs. Dave Green

Leonard a effectué sa première défense de titre à Landoyer, Maryland, le 31 Mars 1980. Son opposant a été Dave « Boy » Green. Le challenger Britannique montrait alors une fiche de 33-2 :

  • Au 4e round, Leonard a mis knockout Green en portant sur la cible un dévastateur crochet de gauche. Leonard a ensuite décrit cette frappe comme « le plus dur coup unique qu’il n’a jamais lancé ».

Leonard vs. Roberto Duran 1 : La bagarre à Montréal

Le 20 Juin 1980, Leonard est retourné au Stade Olympique, à Montréal, pour défendre son titre face à Roberto Duran, devant une foule de 46 317 spectateurs. Duran, l’ex-champion du monde incontesté des poids légers depuis 6 années et demi, qui montrait une fiche de 71-1, était le challenger #1 au titre des mi-moyens. Il aussi considéré comme le meilleur combattant livre pour livre au monde :

  • Duran a reçu une bourse de 1.5 millions $, tandis que Leonard qui a touché un pourcentage des revenus de la Gate, a reçu 9 millions $.
  • Angelo Dundee a recommandé à Leonard de boxer, d’effectuer des déplacements latéraux, et de ne pas être coincé et de se faire atteindre dans les câbles. Cependant, Leonard a décidé de combattre à la manière de Duran :

« Les pieds plats, » a-t-il dit. « Je ne vais pas courir ! »

  • Duran a forcé la bagarre et il a soutiré la victoire à Leonard, en coupant le ring en ne laissant que peu d’espace à Leonard pour faire de ce combat, son combat. Il a attaqué Leonard à la moindre occasion.
  • Leonard a combattu en retraitant encore et encore. Il a dû travailler pour trouver de l’espace pour respirer et frapper, simplement pour survivre.
  • Au 2e round, Duran a touché Leonard avec un crochet de gauche, l’envoyant dans les câbles.
  • Leonard a commencé à faire mieux, au 5e round, se trouvant suffisamment d’espace, et il a porté sur la cible plusieurs combinaisons de coups.
  • Les deux ont combattu avec un haut niveau d’intensité durant le combat. À ce sujet, le rédacteur sportif Bill Nack a écrit :

« Ce fut, depuis presque le début de la salve, un combat qui a appartenu à Duran. Le Panaméen a pris contrôle de la soirée et il a profité de forme pour prendre le momentum du combat. »

« Il a pris le contrôle, en attaquant et en amenant Leonard dans les câbles, en le malmenant, en le frappant avec des mains gauches et des mains droites au corps, alors qu’il manœuvrait le champion dans les câbles d’un coin à l’autre. »

« Toujours en se portant vers l’avant, il a malmené et donne un combat de lutte à Leonard, en touchant la cible avec des crochets et des mains droites. »

« Durant trois rounds, Duran a amené Leonard à combattre avec acharnement, et il y a eu des moments, où il a semblé qu’il n’allait pas durer cinq rounds. Incapable de s’échapper de son rival, incapable de contrer, et incapable de se trouver de l’espace dans le ring, Leonard a semblé presque impuissant sous l’assaut. »

« De temps en temps, il était perdu et il cherchait de contrer à la tête, qui hochait la tête, avec une série « gauche-droite-gauche », mais il manquait la cible et il ne pouvait pas travailler de l’intérieur, ne pouvait pas lancer de jabs, ne pouvait se porter à l’offensive pour garder Duran à l’écart. »

Duran s’est vu accorder la victoire par décision unanime, quoique cela a été lu par erreur comme une décision majoritaire :

  • Le pointage du juge Angelo Poletti a été mal additionné et il a été annoncé 147-147. En réalité sa carte de pointage avait été de 148-147.
  • Les deux autres juges avaient respectivement remis des pointages de 146-144 et 145-144 pour Duran.
  • The Associated Press avait un pointage de 144-141 pour Duran, tandis que The New York Times avait donné l’avantage à Leonard avec un pointage de 144-142 :

« J’ai fait du mieux que j’ai pu, » a dit Leonard. « Je crois avoir montré beaucoup de cœur dans ce combat. »

Questionné à savoir si Leonard avait été le meilleur boxeur qu’il n’a jamais combattu, Duran a dû réfléchir un petit moment avant de répondre :

Si, si. Il a beaucoup de cœur. C’est pourquoi il est demeuré dans le combat. »

Leonard vs. Roberto Duran 2 : « No mas » en Nouvelle-Orléans

Le rematch affiche sous le nom de « Stone vs. Sugar One Again », a eu lieu le 25 Novembre 1980, au Louisiana Superdome, en Nouvelle-Orléans, devant 25 038 fans. Leonard a reçu 7 millions $, et Duran 8 millions $.

  • Dave Jacobs a affiché son désaccord avec la décision d’avoir un rematch immédiat avec Duran, et il a mis fin à sa relation avec Leonard, lorsque le rematch a été fait :

« Mon idée est qu’il devrait avoir un combat préparation avant qu’il ne combatte Roberto à nouveau, » avait tout d’abord dit Jacobs.

« Je pense qu’il a gagné son combat avec Duran, mais je ne crois pas que qu’il est sain pour lui de combattre Duran dès maintenant. »

  • Après le combat, à Montréal, Duran s’est mis à fêter en buvant et il a eu un gain de poids. Leonard a été mis au courant de cela, et dans une interview, pour Beyond the Glory, il a dit :

« Mon intention est de combattre Duran aussitôt que possible, puisque je connais les habitudes de vie de Duran. J’ai su qu’il se gâte lui-même. Il a pris 40-50 lbs, et ensuite il devra suer pour faire le poids à 147 lbs. »

  • Contrairement au combat, à Montréal, Leonard a utilisé sa vitesse supérieure et ses mouvements pour surclasser et embrouiller Duran :

« Pendant tout le combat, j’ai fait usage de mes déplacements, je me suis déplacé, » a dit Leonard.

« Et Voom ! Je l’ai atteint avec un jab à la tête. Voom ! Je l’ai frappé encore. Il a tenté de me coincer dans les câbles, mais j’ai fait usage de mes pivots et Pow ! Il entrait dans mes punchs. »

  • Au 7e round, Leonard a commencé à se moquer de Duran. Le punch de plus mémorable de Leonard est survenu dans ce round. En faisant signe avec son bras tout comme lorsqu’il lance un Bolo punch, Leonard a atteint Duran avec un jab de la gauche directement au visage. :

« Ses yeux sont devenus plein d’eau, » a dit Duran.

  • Leonard a impitoyablement continué à se moquer de Duran. Il offrait son visage pour cible, invitant Duran à le frapper. Duran était hésitant. Leonard a alors continué son spectacle en bougeant, en s’arrêtant, et en se moquant.
  • À l’approche de la fin du 8e round, Duran a tourné son dos à Leonard et il a quitté, en disant à l’arbitre Octavio Meyran, « No Mas » (Pas plus).
  • Leonard a alors été déclaré gagnant par knockout technique à 2:44 du 8e round, reprenant du coup son titre de championnat WBC des mi-moyens.
  • Leonard était en avance sur les cartes des juges avec des pointages de 68-66, 68-66, et 67-66.
  • Duran a dit avoir quitté puisqu’il avait des crampes à l’estomac, causé par une suralimentation après la pesée :

« À la fin du 5e round, j’ai eu des crampes à l’estomac et ça devait de pire en pire, » a plus tard dit Duran.

« J’ai senti de plus en plus de faiblesse dans mon corps et mes bras. »

Il a ensuite annoncé :

« Je me retire de la boxe dès maintenant. »

Durant la nuit, Duran a dû aller à l’hôpital pour des douleurs à l’estomac, et il en est sorti le jour suivant.

Tout le monde a été surpris par les actions de Duran, et en particulier les vétérans entraîneurs, Freddie Brown et Ray Arcel :

« J’ai eu un choc, » a dit Brown.

« Il n’y a aucune indication comme quoi il était en douleur et qu’il était en train de s’affaiblir, » a dit furieusement Arcel.

« Ceci est terrible. J’ai eu à gérer des douzaines de combattants et jamais un de mes boxeurs a quitté. Je pense qu’il a plus besoin d’un psychiatre que d’autres choses. Duran n’a pas quitté à cause de crampes à l’estomac. Il a quitté parce qu’il était embarrassé, je le sais, » a pour sa part dit le manager de Duran, Carlos Eleta.

« Je l’ai fait quitter. Pour faire quitter un gars, d’avoir fait quitter Duran est mieux pour lui que d’être mis knockout, » a quant à lui dit Leonard.

Deuxième titre mondial

Leonard vs. Larry Bonds

Le 28 Mars 1981, Leonard a défendu son titre face à Larry Bonds (aspirant #6 au WBC), au Carrier Dome, à Syracuse, à New York. Bonds était un boxeur gaucher, ce qui a fait de lui un bon opposant pour Leonard, en sachant que son adversaire suivant allait être le champion WBA des poids super mi-moyens, Ayub Kalule, un autre boxeur gaucher :

  • Leonard a été l’agresseur tout au long du combat, avec Bonds qui bougeait de manière circulaire autour du ring.
  • Il a ébranlé Bonds avec une main droite, au 4e round, suivie d’une combinaison qui l’a envoyée au tapis. Bonds s’est relevé et il a continué à faire usage de ses déplacements pendant que Leonard le traquait.
  • Leonard a été crédité d’un autre knockdown, au 10e round. Bonds s’est alors remis sur ses pieds, mais Leonard ne lui a laissé aucun répit. L’arbitre a alors stoppé le combat, puisque Bonds était trop durement puni dans un coin.

Leonard vs. Ayub Kalule

Leonard a fait le saut chez les poids super mi-moyens et il a affronté Kalule, le 25 Juin 1981, au Astrodome, à Houston, au Texas. Kalule qui montrait une fiche de 36-0, avait le statut de champion du monde WBA des super mi-moyens depuis deux années :

  • Kalule est ses gestionnaires s’attendaient à ce que Leonard utilise ses mouvements latéraux durant l’affrontement, mais Leonard a plutôt choisi de le combattre de l’intérieur.
  • Après 8 rounds disputés avec intensité, Leonard était avance dans le combat, quoique Kalule est revenu en force, au 8e et 9e round.
  • Leonard a finalement fait mal à Kalule en portant une main droite à la tête. Peu de temps après, Leonard l’a envoyé au tapis avec une série de punchs. Kalule s’est relevé mais l’arbitre a signalé la fin du combat.
  • Leonard a célébré sa victoire avec un flip de 360 degrés.
  • Malgré le temps officiel de l’arrêt à 2:59, le combat avait été actuellement stoppé à 3:06 dans le round, ce qui signifie que Kalule devait normalement être sauvé par la cloche.

Leonard vs. Thomas Hearns 1 : The Showdown

Promu à l’affiche sous le nom « The Showtime », Leonard a combattu Thomas Hearns, le 16 Septembre 1981, au Caesar Palace, à Las Vegas, pour unifier dans un combat de championnat les titres mondiaux des poids mi-moyens, dans un duel schedulé pour 15 rounds. Ils ont combattu devant une foule de 23 618 spectateurs :

  • Hearns 32-0 avec 30 knockouts, a remporté le titre de championnat WBA des mi-moyens, en 1980, après avoir enregistré un knockout, au 2e round, sur José « Pipino » Cuevas, à Detroit, au Michigan. Il avait ensuite effectué avec succès trois défenses de titre, stoppant Luis Primera, Randy Shields, et Pablo Baez.
  • Hearns a été payé 5,1 millions $, et Leonard a fait plus de 11 millions $.
  • Le combat a produit plus de 35 millions $. La live Gate a généré des revenus de 5.9 millions $, et les revenus provenant du pay-per-view furent de 7.5 millions $.
  • Le combat a débuté tel que prévu. Leonard a boxé à distance et Hearns qui s’est mis à traquer son rival. Leonard a eu du mal à composer avec le long et vif jab de Hearns.
  • Vers la fin du 5e round, une enflure est apparue sous l’œil gauche de Leonard, et Hearns s’est bâti une avance considérable sur les cartes des juges. Leonard est alors devenu plus agressif, et il a fait mal à Hearns, au 6e round, en portant un crochet de gauche sur le menton de Hearns.
  • Leonard a connu de bons moments au 6e et 7e round, mais Hearns s’est ensuite rallié. Hearns s’est mis à boxer habilement et faire usage de ses déplacements, et il a commencé à accumuler de nouveau des points.
  • Les rôles se sont alors inversés : Leonard est devenu le traqueur et Hearns le boxeur. Le combat a été vu comme une véritable confrontation classique chez les poids mi-moyens entre un puissant artiste du knockout et le meilleur boxeur-puncheur.
  • Hearns a su avoir l’avantage du 9e au 12e rounds sur les trois cartes des juges. Entre le round 12 et le round 13, Angelo Dundee a dit à Leonard :

« Tu es train d’échapper la victoire, fiston ! Tu es en train de l’échapper ! »

  • Leonard, qui montrait une enflure considérable sur son œil gauche, est sorti en force, au 13e round. Après avoir fait mal à Hearns avec une main droite, Leonard a explosé avec une série de punchs. Hearns ne tenait plus sur ses jambes et après que Leonard eut accentué la pression, Hearns visiblement ébranlé a été poussé à travers les câbles. Aucun knockdown n’a été donné, puisqu’il ne s’est pas retrouvé directement dans cette situation à cause d’un punch. Hearns a cherché à tenir son bout, mais il a finalement subi un knockdown, touché par une rafale de coups alors que le round tirait à sa fin.
  • Lors du 14e round, après avoir ébranlé Hearns avec un overhand de la droite, Leonard a coincé Hearns le long des câbles, où il a dégainé une autre furieuse combinaison, forçant l’arbitre Davey Pearl a stoppé le combat.
  • Cette victoire a donc fait de Sugar Ray Leonard le champion du monde unifié des poids mi-moyens. Hearns était alors en avance sur les cartes des juges avec des pointages de 124-122, 125-122, et 125-121.

Après le duel, il y a eu une certaine controverse sur les pointages inscrits des juges au 6e et 7e round. Même si Leonard avait dominé ces rounds, où il a battu et mis en difficulté Hearns, tous les trois juges avaient donné les rounds à Leonard par une marge de 10-9. Plusieurs avaient eu l’impression que le système de 10 points n’avait pas été utilisé de manière appropriée et que ces rounds auraient dû être comptabilisés 10-8.

Plusieurs adeptes ont considéré que l’arrêt du combat avait été prématuré. Le vétéran commentateur, Don Dunphy, a dit :

« Ils ont stoppé le combat. Je n’en reviens pas. Hearns était en avance aux points. »

  • Cependant, Emanuel Stewart, le coach et manager de Hearns, a dit :

« Je pense que l’arbitre a bien justifié d’avoir stoppé le combat … Tommy n’avait plus assez d’énergie pour poursuivre le combat. »

Le combat a été nommé « le combat de l’année » par The Ring.

Leonard a été nommé « le combattant de l’année » par The Ring et The Boxing Writters Association of America.

La retraite et le retour

Le 15 Février 1982, Leonard a défendu ses titres unifiés contre son aspirant #4, Bruce Finch :

  • Leonard l’a défait par knockout, au 3e round.

Le combat suivant avait été schedulé pour être versus Roger Stafford, le 14 Mai 1982, à Buffalo, New York. Mais alors que Leonard était à l’entraînement, celui-ci a commencé à voir des corps flottants. Il est donc allé chez le docteur et il a découvert qui avait un détachement de la rétine :

  • Le combat a été annulé, et Leonard a eu une chirurgie pour réparer la rétine, le 9 Mai 1982.

Le 9 Novembre 1982, Leonard a invité Marvelous Marvin Hagler de même que d’autres boxeurs dignitaires à prendre part à un événement de charité, à Baltimore, Maryland, afin de l’entendre annoncer s’il allait poursuivre sa carrière. Présent dans un ring de boxe avec Howard Cosell (le maître des cérémonies), Leonard a annoncé son retrait, en disant qu’un combat avec Hagler n’aurait malheureusement jamais lieu. Leonard a soutenu que son œil était complètement guéri, mais qu’il ne voulait juste plus boxer.

Désireux de reprendre la compétition être à nouveau devant les projecteurs, Leonard a annoncé, en Décembre 1983, son choix de faire un retour sur le ring. Leonard s’est vanté de vouloir faire quelques combats de 10 rounds, pour ensuite défier Milton McCrrory, Donald Curry, Duran, Hearns, et finalement Hagler :

  • Cette décision a suscité une avalanche de critique de la part des médias, qui eux disaient que Leonard prenait des risques inutiles en lien avec son intervention chirurgicale à l’œil.

Un combat avec le boxeur de Philadelphie, Kevin Howard, qui montrait une fiche de 20-4-1, fut schedulé pour le 25 Février 1984. Le combat a été reporté quand Leonard a eu une chirurgie mineure sur son œil droit pour fixer la rétine décollée. Le dernier problème à l’œil a alimenté les critiques provenant de ceux qui s’opposaient au retour de Leonard :

  • Avant le combat avec Howard, Dave Jacobs s’est joint à l’équipe de Leonard pour jouer un rôle très limité. Jacobs avait auparavant quitté l’équipe, en 1980, suite à la décision de Leonard d’avoir un rematch immédiat avec Duran.

Leonard et Howard ont finalement combattu, le 11 Mai 1984, à Worcester, au Massachusetts :

  • Howard a envoyé au tapis Leonard à plat sur son dos, au 4e round. Ce fut le premier knockdown de Leonard survenu dans sa carrière professionnelle.
  • Leonard a su revenir en force, et il a stoppé Howard, au 9e round. Mais l’arrêt du combat a été contesté, alors que plusieurs adeptes ont eu l’impression que l’arbitre a stoppé le combat prématurément. Leonard était en avance sur les trois cartes des juges au moment de l’arrêt.

Lors de la conférence de presse d’après-combat, Leonard a surpris tout le monde en annonçant une fois de plus son retrait de la boxe, en disant ne plus avoir la boxe dans le sang.

Leonard vs. Marvelous Marvin Hagler

Le 10 Mars 1986, Marvelous Marvin Hagler a mis knockout John Mugabi, au 11e round, conservant du coup pour une douzième fois son statut de champion du monde incontesté des poids moyens :

« J’ai été présent ringside, » a dit Leonard.

« J’ai regardé John « The Beast » Mugabi combattre Hagler. »

Ce fut à ce moment que Leonard a décidé de faire un retour et combattre Hagler. Il a alors appelé Mike Trainer pour lui dire :

« Je peux battre Hagler ! »

Le 1er Mai 1986, Leonard a annoncé dans une émission télévisée, à Washington D.C., son retour sur le ring pour combattre Hagler :

  • L’annonce a généré beaucoup de controverse du fait de l’inactivité de Leonard et de la blessure à son œil, quoique beaucoup de fans se disaient aussi très excités de voir enfin le combat qu’ils avaient demandé depuis quelques années.
  • Hagler a pris quelques mois pour prendre une décision, et il a finalement accepté le match.

Le combat Hagler vs. Leonard, promu sous le nom « The Super Fight » et « The King of the Ring », a été schedulé pour, le 6 Avril 1987, au Caesars Palace, à Las Vegas :

  • Leonard a reçu une bourse garantie de 11 millions $, et Hagler 12 millions $.
  • Hagler était été établi favori. Les cotes de paris ont tout d’abord été de 4-1, et ensuite 3-1.
  • Une foule de 12 379 a permis de générer une live Gate de 6.2 millions $.
  • Selon Bob Arum, le combat a rapporté 78 millions $, ce qui équivaut à 170 millions, en 2016.

Le plan initial pour Leonard avait été d’y aller coup pour coup avec Hagler et tenter de lui causer une coupure, mais le plan a changé à environ cinq jours du combat. Leonard a été frappé par son partenaire de sparring Quincy Taylor, et il a été sérieusement ébranlé :

« Il m’a presque mis knockout, » a dit Leonard.

Après cet incident, Leonard a décidé de boxer techniquement Hagler.

Plusieurs adeptes ont été surpris que Hagler, un gaucher naturel, a débuté le combat en boxant avec la position orthodoxe. Après que Leonard eut remporté les deux premiers rounds sur les trois cartes des juges, Hagler a débuté le 3e round en boxant gaucher :

  • Hagler a mieux fait, au 3e round, mais la vitesse supérieure et les habiletés de Leonard lui ont encore permis de contrôler le combat. Hagler est apparu tendu et mécanique, et il manqué de précision dans le premier tiers du combat. D’ailleurs le commentateur sur le réseau de télé NBC, Gil Clancy, a fait la remarque suivante :

« … et il manque toujours sa cible … Leonard fait tout pour le faire manquer, il ne fait que manquer la cible. »

  • Au 5e round, Leonard, qui faisait constamment usage de ses déplacements, a commencé à se fatiguer, et Hagler a pu alors s’en approcher. Hagler a fait vaciller les genoux de Leonard en portant un uppercut de la droite peu de temps avant la fin du round ; un round qui s’est terminé alors que Leonard était acculé sur les câbles.
  • Hagler a continué sur sa lancée, au 6e round. Leonard, qui avait alors ralenti, a été obligé de combattre davantage et moins bouger. Cependant, alors que reposait dans les câbles, Leonard a néanmoins eu le meilleur sur Hagler dans les échanges de coups. Hagler n’a jamais su être totalement en contrôle du combat comme l’a fait versus Thomas Hearns, deux années plus tôt, alors qu’à force de brutaliser Hearns, il a fini par enregistrer une victoire par knockout, au 3e round.
  • Les punchs de Hagler ont manqué de snap, et quoiqu’il eût touché assez solidement Leonard au corps, il est apparu qu’il n’avait rien du puissant combattant qui a dominé la division des poids moyens lors des cinq années précédentes. Les observations de Leonard (comme quoi le Hagler qui avait battu John Mugabi avait ralenti et qu’il se faisait vieillissant) étaient exactes.
  • Dans les rounds 7 et 8, le jab de la gauche de Hagler a touchait solidement Leonard, et les contres de Leonard lancés en enchaînement était moins fréquents.
  • Le 9e round a été le round le plus excitant du combat. Hagler a fait mal à Leonard en portant un crochet de gauche et il l’a coincé dans les câbles. L’action a alors atteint son summum alors les deux boxeurs se sont offerts des répliques jusqu’à la toute fin du round. Cependant, Hagler a connu des moments plus spectaculaires et l’un des hommes de coin de Hagler, Roger Perron (lors d’une interview qui s’est tenue lors d’un épisode sur HBO, Legendary Nights, en 2003, a plus tard affirmé :

« Le 9e round fut probablement le meilleur round de Marvin Hagler. »

  • Le 10e round fut de plus basse intensité par rapport au round précédent alors que dans un rythme modéré, Hagler a obtenu les moments les plus spectaculaires.
  • Malgré la fatigue apparente de Leonard, celui-ci a bien boxé, au 11e round. À chaque fois que Hagler touchait la cible, Leonard a offert une réplique de manière plus électrisante, et plus apparente à l’œil, même si cela n’a eu aucun effet sur Hagler. Mais rendu à ce point dans le combat, Hagler a été celui qui forçait le plus l’action en se montrant clairement plus agressif.
  • Entre le 11e et le 12e round, l’entraîneur de Leonard, Angelo Dundee, a imploré Sugar Ray Leonard de se lever de son tabouret :

« Nous avons trois minutes … nouveau champion … nouveau champion ! »

À cela Leonard a crié :

« Yeah ! » Et il a joué avec la foule qui criait.

Le coin de Hagler était plus calme ce qui a incité Clancy à commenter :

« Ils lui parle à lui comme si c’était un meeting avec IBM ou quelque chose comme ça … aucune émotion. »

  • Au 12e et dernier round, Hagler a continué de pourchasser Leonard. Il a atteint Leonard avec une dure main gaucher et Leonard a été forcé de retraiter dans un coin. Leonard a alors offert une réplique en portant une furieuse combinaison qui a éveillée davantage la foule en délire. Hagler, pris par surprise, a alors continué de traquer Leonard, pendant que ce dernier dansait autour du ring.
  • Le combat s’est terminé avec Hagler et Leonard qui s’échangeaient sans défense des frappes le long des câbles. Au son final de la cloche, même les officiels de sécurité en uniforme se sont précipités dans le ring pour applaudir et rendre hommage aux vaillants efforts de Leonard.
  • Leonard a lancé 629 punchs dont 306 sur la cible, et Hagler 792 punchs dont 291 sur la cible.
  • Leonard s’est vu accorder la victoire par décision partagée. Le juge Dave Moretti a remis une carte de 115-113 pour Leonard, alors que le juge Lou Filippo a remis un pointage de 115-113 pour Hagler. Le troisième juge José Guerra a favorisé Leonard par un pointage de 118-110.
  • Plusieurs adeptes ont cru que Hagler méritait la victoire, puisqu’il était l’agresseur et qu’il a placé les plus durs coups. D’autres par contre ont eu l’impression que Leonard a mérité la décision du fait que Leonard a atteint davantage la cible, et qu’il a montré de meilleures habiletés et un meilleur « ring generalship ».

Jim Murray, le chroniqueur de longue date pour The Los Angeles Times, a écrit :

« Ce n’était même pas serré … il a dominé aux points Hagler, il l’a exposé. Il a l’a fait paraître comme un gars qui poursuit un autobus. En raquettes … »

« Leonard a battu à répétition Hagler quand ils ont lancé leurs coups de poing. Quand il l’a fait, il a frappé plus fort. Il l’a touché plus souvent … »

« Il n’a fait que confirmer la perception que l’on a eu de Hagler durant sa carrière ; un brawler, un swarmer, un gars qui peut qui peut t’être fatal si tu le laisse rester devant toi. Du moment que tu bouges constamment, il devient perdu. »

Le combat a été nommé « le combat de l’année » et « la surprise de l’année » par The Ring.

Malgré les demandes faites par le camp de Hagler, Leonard s’est montré désintéressé de prendre part à un rematch, et il s’est retiré momentanément du ring, le 27 Mai 1987 :

« Je vais essayer, je vais lui donner une opportunité, » a dit Leonard après son récent retrait.

« Mais vous les gars me connaissez. »

Un mois après que Hagler eu annoncé son retrait formel, en Juin 1988, Leonard a alors annoncé son choix de faire un autre retour.

Il effectue un autre retour

Leonard vs. Donny Lalonde

Le 7 Novembre 1988, Leonard a effectué un autre retour, en affrontant Don Lalonde, au Caesars Palace, à Las Vegas. Ils ont combattu pour le titre de championnat WBC des mi-lourds dont Lalonde était le détenteur et aussi pour la nouvelle ceinture WBC des super-moyens, ce qui a signifié que Lalonde allait devoir respecter le poids de 168 lbs à la pesée :

  • Plusieurs adeptes se sont alors montrés critiques à l’endroit de Leonard en stipulant que son opposant, un 175 lbs naturel, se devait d’être plus léger que son poids habituel, et qui donc qu’il allait être affaibli. Cependant, Lalonde a plus tard dit à Larry Merchant de HBO, qu’il n’a pas eu de difficulté à faire le poids.
  • Pour ce combat, Lalonde 31-2 avec 26 knockouts, a eu comme garantie d’empocher au moins 6 millions $ et Leonard 10 millions $.

Ceci allait être le premier combat professionnel de Leonard sans la présence de Angelo Dundee. Pour le combat de Leonard avec Hagler, Dundee a travaillé sans être sous contrat et il a reçu 175 000 $, ce qui est moins de 2% de la bourse de Leonard.

  • Dundee était mécontent qu’il a perçu. Il a fait la demande d’un contrat pour le duel avec Lalonde, et Leonard a refusé :

« Je n’ai pas de contrats. Ma parole est mon obligation, » a dit Leonard.

Janks Morton et Dave Jacobs ont alors entraîné Leonard pour le combat avec Lalonde :

  • La taille de Lalonde et son style peu commode a compliqué la tâche de Leonard. Au 4e round, une main droite appliquée sur de dessus de la tête de Leonard l’a envoyée au tapis pour la seconde fois de sa carrière.
  • Tôt au 9e round, Lalonde a fait mal à Leonard en le touchant avec une main droite au menton. Leonard a alors offert une réplique et il a mis en difficulté Lalonde en portant une main droite. Il l’a propulsé dans les câbles et il a lancé une furieuse attaque. Lalonde a tenté de tenir tête à Leonard, mais il a été envoyé au tapis, touché par un puissant crochet de gauche. Il s’est relevé mais il a ensuite rejoint à nouveau le canevas, et le combat a été stoppé.
  • Les juges Chuck Giampa et Franz Marti avait Leonard en avance sur leurs cartes de pointage avec respectivement avec des scores de 77-74 et 77-75. Le juge Stuart Kirshenbaum avait quant à lui Lalonde en avance avec un pointage de 76-75.

Après le combat, Leonard a laissé vacant le titre mondial des mi-lourds, mais il a conservé le titre des super-moyens.

Aussi, Leonard et Janks Morton se sont séparés avec pour motif des différences personnelles :

  • Morton a été remplacé en tant que co-entraîneur par Pepe Corrrea, qui avait travaillé avec Leonard durant la majeure partie de leurs quinze dernières années.

Leonard vs. Thomas Hearns 2

Le 12 Juin 1989, Leonard a défendu son titre de championnat WBC des super-moyens dans un rematch avec Thomas Hearns, au Caesars Palace. Ce combat a été promu sous le nom « The War » :

  • Hearns a touché un montant garanti de 11 millions $, et Leonard eu comme garantie une bourse de 14 millions $.
  • Hearns a envoyé au tapis Leonard en portant un crochet de droite, au 3e round, mais Leonard est revenu en force et il a corrigé Hearns, au 5e round.
  • Tôt au 7e round, Hearns a heurté Leonard, mais du fait qu’il s’est mis à chercher le knockout, il a eu une grosse dépense d’énergie. Alors que Hearns était fatigué, Leonard a su trouver ses repères et il a su avoir l’avantage en fin de round.
  • Le 9e et 10e round ont été de bons rounds pour Leonard, mais il s’est ensuite retrouvé dans le trouble à la 11e reprise. Trois foudroyantes mains droites ont mis au tapis Leonard pour la deuxième fois dans le combat.
  • En voyant la nécessité de finir le combat sur une bonne note, Leonard a alors combattu furieusement, et il a eu un gros 15e round.
  • Les juges du combat ont remis un pointage nul, et Leonard a conservé son titre. Le juge Jerry Roth a remis une carte de 113-112 pour Hearns, le juge Tom Kazmarek 113-112 pour Leonard, et le juge Dalby Shirley 112-112.
  • Shirley a été le seul juge à avoir jugé le dernier round 10-8 en faveur de Leonard. Si le dernier round avait été comptabilisé 10-9 (comme l’a fait ses deux collègues), Hearns aurait alors remporté le combat par décision partagée.
  • La décision a été huée, alors que la plupart des adeptes avaient vu Hearns gagnant. Éventuellement, Leonard a admis que Hearns aurait dû se faire attribuer la victoire aux points.

Leonard vs. Roberto Duran 3

Le 7 Décembre 1989, Leonard a défendu son titre face à Roberto Duran, qui a fut le champion WBC des poids moyens. Duran était assure de toucher 7.6 millions $, et Leonard plus de 13 millions $. Le combat s’est tenu, au Mirage Hotel & Casino, à Las Vegas :

  • Pour la trilogie avec Duran, Leonard a coupé son entourage de 22 à 6 personnes. Dave Jacobs fut l’une des personnes à avoir dû quitter, ce qui a laissé Correa en tant qu’unique entraîneur. Correa a reçu comme instruction d’être exigeant :

« Pour la première fois depuis un long moment, j’ai permis à quelqu’un de me pousser, » a dit Leonard.

  • Leonard a constamment utilisé ses mouvements latéraux, et il a remporté une décision unanime, sur 12 rounds, face à un Duran sans énergie.
  • Les pointages des juges furent de 120-110, 119-109, et 116-111.
  • Dans un duel que plusieurs adeptes ont considéré comme très ennuyeux, les deux combattants ont été hués par les fans et plusieurs ont d’ailleurs quitté l’Arena avant même que la décision ne soit rendue.
  • Quoique Leonard eut dominé le combat, il a souffert de plusieurs coupures. Sa lèvre inférieure a été coupée dû à un coup de tête, au 4e round, son œil gauche a été coupé au 11e engagement., et son œil droit a été coupé au 12e round. Les coupures ont nécessité 16 points de suture.

En Janvier 1990, Leonard a abandonné le titre de championnat WBC des super-moyens, en disant être incertain de pouvoir combattre à nouveau.

Lorsque Leonard a décidé de poursuivre sa carrière, il a offert un rematch à Hagler, mais Hagler a décidé de rester retiré du ring :

Leonard a ensuite offert un troisième combat à Hearns, mais Hearns a affirmé ne plus être capable de faire le poids et celui-ci est monté dans la division des mi-lourds.

Leonard vs. Terry Norris

Le 9 Février 1991, Leonard a abaissé son poids à 154 lbs pour combattre champion WBC des super-mi-moyens, Terry Norris, au Madison Square Garden, à New York City. Leonard s’est présenté dans ce combat avec le statut de favori à 3-1 :

  • Or, Norris a dominé le combat, et il a donné à Leonard une dure raclée. Il a envoyé Leonard sur le canevas en portant un crochet de gauche sur la cible au 2e round, et au 7e round, il a de nouveau rejoint le tapis touché par une courte main droite.
  • Leonard n’a offert aucune réponse versus le boxeur plus habile, plus jeune, et plus rapide que lui.
  • Leonard a atteint la limite des 12 rounds, mais il a perdu dans un combat à sens unique.
  • Les pointages des juges furent de 120-104, 119-103, et 116-110 pour Norris. Une fois l’annonce du verdict, Leonard a annoncé son retrait de la boxe :

« Il m’a fallu ce combat pour me montrer que ce n’est plus mon temps, » a dit Leonard.

« Ce soir, ce fut mon dernier combat. Je sais comment Hagler s’est senti maintenant. »

Le dernier retour

Leonard vs. Hector Camacho

En Octobre 1996, le boxeur de 40 ans, Leonard, a annoncé qu’il sortait de la retraite pour combattre le boxeur de 34 ans, Hector Camacho, pour le titre mineur de l’International Boxing Council (IBC) des poids moyens :

  • Camacho (62-3-1), un habile boxeur gaucher très durable, mais peu réputé pour sa force de frappe, avait été trois fois champion du monde. Cependant, Camacho était aussi vu comme un boxeur sur la pente descendante.
  • Leonard a donc décidé de combattre Camacho après qu’il eut commenté le combat de Camacho avec le boxeur de 45 ans, Roberto Duran, l’année précédente, en ayant qualifié la victoire de Camacho décision partagée obtenue dans la controverse comme « un cadeau de Noel ».
  • Leonard a blâmé sa mauvaise performance face à Norris en disant qu’il a manqué de motivation, qu’il était blessé à une cote, qu’il a dû abaisser son poids, qu’il a dû divorcer, et qu’il a fait l’objet d’un litige pendant qu’il était à l’entraînement :

« Cela a été stupide pour moi d’avoir combattu Noris à 154 lbs, » a dit Leonard.

« Ceci est différent. Je suis dans ma meilleure forme possible. »

Pour le combat avec Camacho, Leonard a eu à ses côtés un nouvel entraîneur, Adrian Davis :

« Il est un très bon entraîneur. Il m’a réellement aidé afin que je sois prêt. »

En Janvier 1997, il fut annoncé que Leonard a été voté pour être intronisé à l’International Boxing Hall Of Fame, à Canastota, New York. La cérémonie pour l’intronisation a eu lieu, le 15 Juin 1997 :

  • Les règles disaient qu’un boxeur doit être retiré durant cinq années avant de pouvoir être éligible à l’intronisation.
  • Lorsque le vote a eu lieu, Leonard était alors retiré durant plus de cinq années, alors il était éligible, et ce, même s’il avait un combat de schedulé.

Le combat Leonard vs. Camacho s’est tenu, le 1er Mars 1997, au Convention Center, à Atlantic City, dans l’État du New Jersey :

  • Camacho a mis beaucoup de pression sur Leonard, dès le premier son de la cloche, et il a commencé à obtenir du succès lors du 3e round.
  • Il a continué sur sa lancée, au 4e round, et il a ouvert une coupure au-dessus de l’œil droit de Leonard.
  • À la 5e reprise, Camacho a expédié Leonard au tapis avec un droite suivie de deux uppercuts de la gauche. Leonard s’est relevé mais il a été incapable de parer Camacho.
  • L’arbitre a alors stoppé l’affrontement. alors que Leonard reposait sans défense sur les câbles. Ce fut la seule et unique défaite en carrière de Leonard par knockout.

Après cela, Leonard s’est retiré de la boxe pour de bon en disant :

« Assurément, ma carrière est définitivement terminée pour moi dans le ring. »

Cependant, moins d’une semaine après le combat, Leonard a dit prévoir combattre encore :

  • Leonard a blâmé sa défaite en disant qu’il avait subi une déchirure du muscle de son mollet droit. Son docteur lui avait alors suggéré d’annuler le combat, mais Leonard avait néanmoins voulu composer avec cette blessure. Avant le combat, il avait reçu une infiltration de novocaïne.

Leonard a dit prévoir livrer une série de combats de remise en forme avant de combattre un champion. Il a été schedulé pour combattre Tony Menefee, le 15 Février 1998, au Australie, mais il s’est retiré du combat en disant qu’il ne trouvait plus en lui la motivation.

Le combat avec Camacho fut donc son dernier. Leonard a donc mis un terme à sa carrière avec une fiche de 36-3-1 avec 25 knockouts.